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Voici une sélection de 10 expositions à voir durant l'été 2024 en France

Pierre Bonnard, Femmes au jardin : Femme à la robe à pois blancs ; Femme assise au chat ; Femme à la pèlerine ; Femme à la robe quadrillée, 1890-1891 i Détrempe à la colle sur toile, panneaux décoratifs • 160,5 x 48 cm (chaque panneau) • Coll. musée d’Orsay, Paris • © RMN-Grand Palais presse / Hervé Lewandowski
Par Romane Fraysse

Miró, Matisse, Bonnard, Métropolis… Si vous prévoyez aussi de quitter Paris durant cet été “olympique”, voici une sélection de 10 expositions à découvrir dans les musées des autres villes françaises durant la période estivale de 2024.

1. MiróMatisse : Au-delà des images

Joan Miró et Henri Matisse au café des Deux-Magots, 1936 - © Sotheby's
Joan Miró et Henri Matisse au café des Deux-Magots, 1936 – © Sotheby’s

Cette exposition rassemble les oeuvres de Joan Miró et Henri Matisse, peintres emblématiques de l’art moderne privilégiant une palette vive et sensible. S’ils appartiennent à une génération différente (le premier est né en 1893, le deuxième en 1869), les deux artistes ont entretenu une amitié sur plusieurs décennies. L’exposition évoque ainsi leurs nombreux échanges, en confrontant leurs conceptions de l’art tout comme leurs oeuvres. Pour concevoir ce dialogue pictural, la Fundació Joan Miró à Barcelone et le musée Matisse à Nice s’associent le temps de la période estivale.

Musée Matisse
164 avenue des Arènes de Cimiez, 06000 Nice
Du 27 juin au 29 septembre 2024

2. Bonnard et le Japon

Pierre Bonnard, La partie de croquet, 1892
Pierre Bonnard, La partie de croquet, 1892

Cet été, l’hôtel de Caumont consacrera une exposition à l’influence de l’art japonais sur l’oeuvre de Pierre Bonnard. C’est la première fois qu’un événement éclairera de la sorte la peinture de celui que l’on surnomme le “Nabi très Japonard” : l’occasion de voir comment celui-ci s’inspire de la composition de certaines oeuvres japonaises pour penser l’espace, le temps et le mouvement dans ses toiles. Pour mieux le comprendre, ses tableaux seront exposés en dialogue avec des estampes japonaises provenant de la collection Leskowicz.

Hôtel de Caumont
3 rue Joseph Cabassol, 13100 Aix-en-Provence
Du 3 mai au 6 octobre 2024

Fritz Lang, Métropolis, 1927
Fritz Lang, Métropolis, 1927

Comment la peinture et les arts graphiques ont-ils influencé le cinéma expressionniste du début du XXe siècle ? En évoquant des films cultes comme “Nosferatu le vampire”, “Metropolis” ou “Le Cabinet du docteur Caligari”, l’exposition retrace les singularités de ce mouvement né des traumatismes de la Première Guerre mondiale. Celui-ci va alors se décliner sous toutes les formes d’art (théâtre, musique, architecture et cinéma), un large panel que le musée de Lodève explore durant l’été : dans le parcours, les oeuvres d’une trentaine d’artistes vont ainsi être confrontées à des extraits de 12 films emblématiques de ce mouvement.

Musée de Lodève
Square Georges Auric, 34700 Lodève
Du 15 juin au 15 septembre 2024

Maurice Denis, Les Muses - © RMN / Hervé Lewandowski
Maurice Denis, Les Muses – © RMN / Hervé Lewandowski

Le groupe des nabis fait partie des mouvements d’avant-garde qui émergent dès la fin du XIXe siècle. Rassemblés autour de la figure de Paul Gauguin, les peintres Sérusier, Denis, Vuillard, Bonnard, Vallotton, Ranson ou Lacombe défendent une conception spirituelle de l’art, en rupture avec l’impressionnisme. À défaut de connaître des “nabies” féminines, l’exposition rend hommage aux femmes qui peuplent leurs oeuvres  : épouses, amantes, mères, belles-mères… Modèles, elles accompagnent aussi leur création en étant des collaboratrices, des assistantes ou des soutiens quotidiens.

Musée de Pont-Aven
Place Julia, 29930 Pont-Aven
Du 22 juin au 29 sept. 2024

5. Henri Martin – Henri Le Sidaner, deux talents fraternels 

Henri Martin, Le Bassin à Marquayrol
Henri Martin, Le Bassin à Marquayrol

Ils ont été deux postimpressionnistes majeurs de la Belle Époque, pourtant oubliés durant un temps par l’histoire : les peintres Henri Martin (1860–1943) et Henri Le Sidaner (1862–1939), représentants du mouvement intimiste, sont mis à l’honneur pour la première fois au Palais Lumière. À travers 120 tableaux, quelques dessins et deux bronzes, le parcours dévoile différents paysages entre le sud et le nord de la France, ainsi que de grands décors pastoraux mêlés à des natures mortes.

Palais Lumière
Quai Charles Albert Besson, 74500 Évian
Du 8 juin 2024 au 5 janvier 2025

6. André Masson : il n’y a pas de monde achevé

André Masson, Gradiva, [1938-1939]© Adagp, Paris, 2023 / Photo : © Georges Meguerditchian - Centre Pompidou, MNAM-CCI /Dist. RMN-GP
André Masson, Gradiva, 1938-1939 – © Adagp, Paris, 2023 / Photo : © Georges Meguerditchian – Centre Pompidou, MNAM-CCI /Dist. RMN-GP

Pour célébrer les cent ans du Manifeste du surréalisme, le centre Pompidou-Metz dédie une grande exposition rétrospective à l’oeuvre d’André Masson. À travers plus de 150 toiles, dessins, sculptures, revues et archives, le parcours évoque notamment la créativité de ses oeuvres automatiques, et retrace la diversité de ses moyens d’expression, allant de la peinture et des décors de théâtre à la critique d’art et à la poésie.

Centre Pompidou-Metz
1 parvis des Droits de l’Homme, 57020 Metz
Du 29 mars au 2 septembre 2024

8. Whistler, l’effet papillon

James Abbott McNeill Whistler, Arrangement en gris et noir n°1, ou la mère de l'artiste (1871) © RMN - Grand Palais (musée d'Orsay) / Jean Schormans
James Abbott McNeill Whistler, Arrangement en gris et noir n°1, ou la mère de l’artiste (1871) – © RMN – Grand Palais (musée d’Orsay) / Jean Schormans

À travers une cinquantaine d’œuvres iconiques de l’artiste, cette exposition met en lumière les inspirations du peintre James Abbott McNeill Whistler, ainsi que les artistes de son temps qui ont eux-mêmes subi son influence. Une traversée dans le “whistlérisme” du premier tiers du XXe siècle, où l’on découvre plusieurs oeuvres du maître américain, ainsi que des oeuvres de ses héritiers, à l’instar de Paul-César Helleu.

Whistler, l’effet papillon
Musée des beaux-arts de Rouen
Esplanade Marcel Duchamp, 76000 Rouen
Jusqu’au 22 septembre 2024

9. Jean Hugo

Jean Hugo, Plantation d’une vigne, 1957. Huile sur contreplaqué. Musée des Beaux-Arts, Nîmes. © Florent Gardin
Jean Hugo, Plantation d’une vigne, 1957. Huile sur contreplaqué. Musée des Beaux-Arts, Nîmes. © Florent Gardin

Entre le musée Fabre de Montpellier et le musée Paul-Valéry de Sète, l’exposition consacrée à Jean Hugo, arrière-petit-fils de Victor Hugo, dévoile chronologiquement l’ensemble de sa création. À Montpellier, on découvre ses oeuvres réalisées jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, tandis qu’à Sète sont présentés 100 peintures, dessins, scénographies et costumes de théâtre conçus durant une quarantaine d’années entre la fin du conflit et la disparition de l’artiste en 1984.

Musée Fabre
39 boulevard Bonne Nouvelle, 34000 Montpellier

Musée Paul-Valéry
148 rue François Desnoyer, 34200 Sète
Du 29 juin au 13 octobre 2024

9. Les images fantasmées

Marilyn Monroe
Marilyn Monroe

À travers plus de 150 documents mêlant imageries populaires, photographies, revues ou journaux illustrés, cette exposition retrace l’évolution de la représentation des icônes religieuses, militaires, artistiques ou sportives à travers les époques. Le Christ, Jeanne d’Arc, Marilyn Monroe ou Napoléon permettent de mener une réflexion commune : comment définit-on une icône ? Et comment certaines personnalités en deviennent une ?

Musée de l’Image
42 quai de Dogneville, 88000 Épinal
Jusqu’au 22 septembre 2024

10. Le Spectacle de la marchandise

Vallotton, Le bon marché, 1893, gravure sur bois, collection particulière
Vallotton, Le bon marché, 1893, gravure sur bois, collection particulière

Après une précédente exposition consacrée à la représentation du travail urbain, le musée des Beaux-Arts de Caen s’intéresse désormais à la représentation de la ville industrielle et des nouveaux commerces par les artistes de 1860 à 1914. À travers une centaine d’oeuvres de Jules Adler, Fernand Pelez, Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Raoul Dufy, Maximilien Luce ou Théophile Steilen, les villes marchandes illustrent une modernité plus ou moins reluisante.

Musée des Beaux-Arts de Caen
Le Château, 14000 Caen
Jusqu’au 8 septembre 2024

Romane Fraysse

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Image à la une : (détail) Pierre Bonnard, Femmes au jardin : Femme à la robe à pois blancs ; Femme assise au chat ; Femme à la pèlerine ; Femme à la robe quadrillée, 1890-1891 –  © RMN-Grand Palais presse / Hervé Lewandowski



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