TOP 10 des livres à lire au soleil cet été

En partenariat avec Libella

L’été, on cherche parfois moins à s’occuper qu’à disparaître un peu. Quelques pages suffisent pour quitter le bruit, oublier les notifications et se laisser happer par une autre vie. Au bord de l’eau, à l’ombre d’un arbre ou sur un transat, quelques pages suffisent parfois à changer complètement de décor. Parmi les milliers de récits qui existent, nous vous avons sélectionné ceux qui méritent une place dans votre valise : des romans qui captivent, des histoires qui accompagnent les longues journées et des lectures qui pourraient bien prolonger vos soirées jusqu’au bout de la nuit.

1. Une terre fertile de Charmaine Wilkerson (éd. Buchet Chastel)

Une terre fertile de Charmaine Wilkerson (éd. Buchet Chastel)

Tout commence avec une jarre en grès. Fabriquée par un esclave. Transmise de génération en génération. Jusqu’au jour où elle se brise.

Ebby Freeman est une jeune femme américaine dont la vie part à la dérive : son frère est victime d’un cambriolage, une précieuse jarre ancestrale est brisée, et son fiancé la plante le jour du mariage. Elle décide alors de tout quitter pour la France. En quête de ses racines, elle remonte jusqu’à un ancêtre esclave potier, porteur d’une liberté durement conquise.

Pourquoi on a aimé le lire ?

Charmaine Wilkerson signe un roman captivant, à la fois fresque historique sur l’esclavage américain et récit intime sur la reconstruction de soi. On avait adoré son dernier livre Les Parts oubliées, qui avait été adapté en série par Oprah Winfrey. Une terre fertile promet d’être notre allié pour accompagner notre été, avec son grand sens de l’intrigue.

2. De tourbe et d’os de Anna North (éd. Phébus)

De tourbe et d’os de Anna North (éd. Phébus)

La tourbe conserve tout. Les corps, les secrets et les vies oubliées.

Dans le nord de l’Angleterre, un corps est découvert au cœur d’une tourbière. Presque parfaitement conservé. Agnes, anthropologue américaine spécialisée en médecine légale, est chargée de l’identifier. En parallèle, un deuxième récit se déroule 2 000 ans plus tôt, au temps d’une jeune druidesse ayant vécu en ce même lieu. Deux femmes, deux époques, un même territoire.

Pourquoi on a aimé le lire ?

De tourbe et d’os est le troisième roman publié en France de la journaliste et autrice américaine Anna North, dont le best-seller Hors la loi (éd. Stock, 2022) a été traduit en sept langues. Un ouvrage étrange et prenant, qui mêle enquête policière et mémoire des lieux, signé par l’auteure d’Hors la loi. Telle une enquête, le roman progresse en chapitres chronologiques pour identifier l’identité de l’inconnue dont le corps a été découvert. Impossible de lâcher l’ouvrage une fois commencé.

3. La Saison des mûres de Ulrika Lagerlöf (éd. Buchet Chastel)

La Saison des mûres de Ulrika Lagerlöf (éd. Buchet Chastel)

Une cabane perdue dans les forêts du Norrland. Un secret qui mettra trois générations à remonter à la surface.

L’histoire se déroule en 1938, au nord de la Suède. À l’âge de dix-sept ans, Siv est envoyée comme cuisinière dans une cabane de bûcherons isolée. Seule femme parmi dix hommes, elle y découvre la liberté et l’amour, auprès d’un jeune homme. De leur histoire interdite, il ne restera qu’un secret enfoui.

Pourquoi on a aimé le lire ?

Premier tome d’une saga familiale sur trois générations, ce roman suédois est une belle découverte pour cet été . La saison des mûres est une fresque de destins féminins prenante, que l’on aimerait voir adaptée sur grand écran, tant l’atmosphère qui est décrite donne envie de la voir en images.

4. Et jamais ne reviens de Raphaël Monégier (éd. Buchet Chastel)

Et jamais ne reviens de Raphaël Monégier (éd. Buchet Chastel)

Trois étudiants de Sciences Po partis en vacances en Corse. Ils auraient dû rester à Paris.

Premier roman de Raphaël Monégier, encensé par la critique : tendu, nerveux, redoutablement efficace. Un thriller en 200 pages qui se lit d’une traite, idéal pour une après-midi à la plage (ou une nuit sans sommeil). Parce que celui-là, on vous conseille de le lire en plein jour. Pas la nuit. Camille, Lucas et Théo sont trois étudiants de Sciences Po en vacances en Corse. Sur une route isolée de la Castagniccia, leur voiture tombe en panne. Dans le rétroviseur, une camionnette blanche apparaît. Les phares percent la nuit. La chasse commence.

Pourquoi on a aimé le lire ?

Tout le long de la lecture, nous sommes tenus en haleine du destin de ces jeunes, avec un suspense très réussi. Et jamais ne reviens est un livre destiné aux mordus d’histoires sombres. On vous avait prévenu, il y aura quelques nuits blanches !

5. Anthony Adverse de Hervey Allen (éd. Libretto)

Anthony Adverse de Hervey Allen (éd. Libretto)

Un classique de 1933 que peu de personnes connaissent. Et pourtant, c’est l’un des plus grands romans d’aventure jamais écrits.

Publié en 1933, ce roman-fleuve suit le destin d’Anthony, un enfant né dans l’Italie du XVIIIᵉ siècle et confié à un couvent après la mort de sa mère. De l’Europe à l’Afrique, en passant par Cuba et l’Amérique, on accompagne ses voyages, ses amours, ses ambitions et ses désillusions. Hervey Allen raconte une époque en mouvement, où les empires s’affrontent, où les fortunes se font et se défont, et où chaque rencontre peut changer une existence.

Pourquoi on a aimé le lire ?

Parce qu’Anthony Adverse est un vrai roman d’évasion, au sens le plus noble du terme. On y retrouve le souffle des grandes fresques romanesques : des paysages lointains, des personnages inoubliables, des rebondissements et cette sensation rare de vivre plusieurs vies en une seule lecture. Ce n’est pas un livre de plage léger : c’est un livre pour les longues semaines de vacances où on veut vraiment s’immerger dans un autre univers.

En moyenne, les Français prévoient de lire 2,6 livres durant l'été. Et 62 % estiment que lire en vacances est plus agréable que pendant le reste de l'année.
En moyenne, les Français prévoient de lire 2,6 livres durant l’été. Et 62 % estiment que lire en vacances est plus agréable que pendant le reste de l’année.

6. La Solitude de Lydia Erneman de Rune Christiansen (coll. Notabilia, éd. Noir sur Blanc)

La Solitude de Lydia Erneman de Rune Christiansen (coll. Notabilia, éd. Noir sur Blanc)

Alors que tout le monde crie sur la plage, Lydia soigne ses chevaux en silence. On la comprend.

Lydia a grandi seule dans le nord de la Suède. Elle devient vétérinaire et part s’installer dans la campagne norvégienne, loin du bruit du monde. On la suit dans son quotidien : les animaux, les saisons, la nature, les silences. Pas de dialogue dans ce roman. Juste une prose poétique d’une rare beauté.

Pourquoi on a aimé le lire ?

Ici, on n’a pas peur de la solitude, on la cultive et on la célèbre. Elle devient une expérience contemplative et poétique, au service d’un récit profondément humain. C’est une invitation à apprécier le moment présent, à être en connexion avec la nature qui nous entoure. La Solitude de Lydia Erneman est un roman idéal pour des vacances en forêt et lire au milieu des arbres, entouré d’oiseaux et d’insectes. Couronné du prix Brage, l’équivalent norvégien du Goncourt, ce livre est un antidote à l’agitation. Un roman qui fait du bien.

7. La Folie nous guette, mon amour de Caroline Bongrand (éd. Buchet Chastel)

La Folie nous guette, mon amour de Caroline Bongrand (éd. Buchet Chastel)

Le voyage dans le temps, c’est bien. Tomber amoureuse d’un résistant Viennois en 1937, c’est mieux.

Clara est costumière de cinéma. Alors qu’elle se promène dans le Marais, elle tombe sur une photo d’un jeune homme de Vienne dans les années 30, et sent que c’était lui, l’homme de sa vie. Elle pousse une porte, se perd dans un dédale… et se retrouve à Vienne en 1937. Elle y rencontre Franz, faussaire pour la résistance, à qui elle confie l’avenir.

Pourquoi on a aimé le lire ?

Le reste est une course folle entre passion, danger et Histoire avec un grand H. La Folie nous guette, mon amour est une histoire d’amour racontée à deux voix, avec des références cinématographiques, et un style d’écriture unique, ce roman a tout à fait sa place dans notre sac de plage.

8. L’Art perdu du secret de Juliette Adam (éd. Phébus)

L’Art perdu du secret de Juliette Adam (éd. Phébus)

Jusqu’où peut-on mentir pour ne plus souffrir ?

Dix ans après la disparition inexpliquée de son fils Benjamin, Hélène croise la route d’un jeune homme qui lui ressemble à s’y méprendre. Liam n’a rien à perdre. Alors quand elle lui propose de rentrer à la maison et de jouer le rôle du fils perdu, il accepte. Commence alors un jeu de dupes où chacun ment, et où personne n’est vraiment qui il prétend être. C’est un écueil commun à nous tous que d’avoir des secrets de famille, des non-dits. Plutôt que de se complaire dans le vide, certains aiment à combler les silences et les absences, jusqu’au mensonge, et aux secrets.

Pourquoi on a aimé le lire ?

Juliette Adam, jeune autrice française de 23 ans, signe un roman vertigineux sur le deuil, la famille et nos fêlures intimes. Elle dessine dans L’Art perdu du secret des personnages tout en nuance, ayant chacun des sensibilités et des insécurités. Un beau récit sur la reconstruction, de quoi nous laisser pensifs le regard perdu au loin vers la mer…

9. Un amour de Kessel de Dominique Missika (éd. Libretto)

Un amour de Kessel de Dominique Missika (éd. Libretto)

Pigalle, 1935. Du jazz, de la vodka, de l’opium, et un coup de foudre qui va traverser la guerre.

Joseph Kessel est grand reporter et romancier. Il rencontre Germaine Sablon dans un cabaret de Pigalle en 1935. Le coup de foudre est immédiat. Leur relation de dix ans traverse le Paris de l’entre-deux-guerres, la guerre, et la Résistance. Ensemble, ils aident l’armée des ombres avant de fuir la France occupée pour Londres. Germaine sera la première à enregistrer le Chant des partisans, l’hymne de la Résistance.

Pourquoi on a aimé le lire ?

Dominique Missika est historienne, c’est dire son goût pour le récit d’évènements qui ont fait notre histoire. Derrière les événements connus, elle fait revivre une histoire d’amour intense, portée par le courage, l’engagement et la liberté. Historienne passionnée, elle explore depuis plusieurs années les destins de celles et ceux qui ont traversé les heures sombres du XXᵉ siècle, notamment dans « L’Institutrice d’Izieu » ou « Les Inséparables, Simone Veil et ses sœurs. » Un amour de Kessel est une histoire d’amour qui raconte aussi une France au bord du basculement.

10. La Route de l’or de William Dalrymple (éd. Noir sur Blanc)

La Route de l’or de William Dalrymple (éd. Noir sur Blanc)

Pendant 1 500 ans, l’Inde a changé le monde. On l’a un peu oublié. L’historien et journaliste écossais William Dalrymple, lui, s’en souvient très bien.

Ce n’est pas un roman, mais un grand récit historique qui se lit comme une aventure. L’auteur y explore une période allant de 250 avant J.-C. à 1200 après J.-C., quand l’Inde était au centre des échanges culturels, religieux et scientifiques. À travers les routes commerciales et maritimes, les idées voyageaient de la mer Rouge jusqu’au Pacifique. Le bouddhisme, les arts, les mathématiques ou encore l’architecture indienne ont profondément influencé les civilisations de son époque.

Pourquoi on a aimé le lire ?

Parce que La Route de l’or change notre regard sur l’histoire du monde. William Dalrymple remet l’Inde ancienne au cœur du récit, loin des visions trop souvent centrées sur l’Europe. Les nombreuses illustrations et les cartes qui accompagnent les chapitres rendent cette fresque encore plus vivante. On traverse les grands temples, on suit les routes du commerce, on découvre comment l’Inde a contribué à financer certaines puissances antiques, diffusé le bouddhisme en Chine et offert au monde des avancées majeures comme le concept du zéro. Un livre qui remet quelques vérités historiques à leur place.

Bonne chance pour choisir. Et bonnes vacances.