Un petit tour dans le quartier méconnu de Croulebarbe au sud de Paris

Du 13e arrondissement de Paris, on connaît la charmante Butte-aux-Cailles, la Bibliothèque nationale de France ou les tours des Olympiades. Mais un quartier ancien de Croulebarbe reste étrangement peu connu, alors qu’il réunit plusieurs monuments historiques, dont certains datent du XIIIe siècle ! Voici une promenade à faire pour découvrir ce territoire de la Rive gauche parisienne.

La Manufacture des Gobelins

Manufacture des Gobelins, Paris

On commence par l’un des monuments les plus connus du quartier de Croulebarbe : la Manufacture des Gobelins. Cette manufacture de teinture a été créée en 1601 à la demande du roi Henri IV, puis agrandie sous l’impulsion de Jean-Baptiste Colbert afin de glorifier la monarchie : dirigée par Charles Le Brun, le premier peintre du Roi, elle était animée par un ensemble de peintres, maîtres tapissiers, orfèvres, fondeurs, graveurs ou ébénistes. Aujourd’hui, alors que son édifice est classé au titre des monuments historiques, la Manufacture continue à être un haut lieu de la tapisserie française et a ouvert plusieurs de ses espaces à des expositions autour du mobilier national.

 42 avenue des Gobelins, 75013 Paris

Le square René-Le Gall

Square René-Le-Gall - © Adobe Stock
Square René-Le-Gall – © Adobe Stock

Cet ancien potager des tapissiers de la Manufacture des Gobelins a été réaménagé en jardin ouvert au public. Le square René-Le Gall a pris le nom de René Le Gall, un ouvrier terrassier ayant participé à la transformation de ce lieu, avant de devenir résistant durant la Seconde Guerre mondiale. Parmi ses espaces verts, on peut trouver de nombreux éléments de style néo-classique datant des années 1930, comme un obélisque, des haies taillées, des gloriettes et un décor en rocaille. Composé de plusieurs bandes de gazon, le square détient aussi une jolie roseraie avec plusieurs variétés et un sous-bois divisé en bosquets.

28 rue de Croulebarbe, 75013 Paris

L’îlot de la Reine Blanche

Château de la Reine Blanche. DR

Non loin de la Manufacture des Gobelins, vous pourrez découvrir ce château à la pierre blanche dont le nom ressemble à celui d’un conte : le château de la Reine Blanche. C’est en 1290 que la reine Marguerite de Provence décide de faire construire ce manoir près de la rivière de La Bièvre et du couvent des Cordelières. À sa mort, la propriété revient alors à sa fille Blanche de France qui, étant veuve, devait s’habiller en blanc comme le voulait la coutume… Ce qui a donné son nom à l’édifice ! Avec ses bâtiments des XVe, XVIe et XVIIe siècles, il est classé au titre des monuments historiques et peut se visiter lors des Journées du Patrimoine.

6 rue Gustave Geffroy, 75013 Paris

La tour Albert

La tour Albert. DR

Construite par l’architecte Édouard Albert de 1958 à 1960, cette tour est le premier gratte-ciel de logements construit à Paris. On la connaît habituellement sous le nom de « tour Albert » ou « tour Croulebarbe » en référence au quartier. Haut de 67 mètres, cet immeuble de 23 étages a été conçu avec un ensemble de tubes métalliques remplis de béton. Il possède également une immense terrasse de 600 mètres carrés au sixième étage, ornée par une grande fresque de Jacques Lagrange, décorateur des films de Jacques Tati. Faisant date, cet édifice a été inscrit à l’inventaire des monuments historiques.

33 rue Coulebarbe, Paris 75013

Le cinéma Escurial

Cinéma Escurial. DR

Situé sur le boulevard de Port-Royal, L’Escurial est l’un des cinémas indépendants d’Art et Essai de la Rive gauche. Inauguré en 1911, il est l’un des cinémas les plus anciens de Paris, désormais géré par la société Dulac Cinémas. Le cinéma conserve son style vintage, avec ses fauteuils en velours rouges, ses dorures, ses lustres, ses miroirs et ses clichés pris par le studio Harcourt.

11 boulevard de Port-Royal, 75013 Paris

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Image à la une : Quartier de Croulebarbe © Adobe Stock

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