La ruelle cachée de la place de la Bastille

Cour Damoye Paris ZigZag 2

Le quartier de la Roquette est loin d’être notre quartier de prédilection. Pourtant, au coeur de ce quartier rarement apaisant, se cache l’une des allées les plus charmantes et les plus calmes de la rive droite : la cour Damoye. Suivez le guide, on vous la fait découvrir.

Une ruelle cachée au charme indéniable

C’est par une simple porte coincée entre deux cafés sans intérêt que l’on accède à cette petite ruelle reliant la place de la Bastille à la rue Daval. Clairement, si l’on ne sait pas où l’on va mettre les pieds, impossible d’imaginer ce que l’on va trouver derrière ! Mais une fois la grille passée, c’est bien simple, on entre dans un autre monde. Fini le brouhaha de la place de la Bastille et l’agitation fatigante de la rue de Lappe.

Cour Damoye

© miss_sego / Instagram

Ici, on dirait que le temps s’est arrêté. Cette allée pavée longue d’une centaine de mètres est bordée de petits immeubles aux façades typiquement industrielles et joliment habillées de plantes grimpantes. Lors de son aménagement par Antoine Pierre Damoye, un quincailler du XVIIIe siècle, la cour abritait, comme de nombreuses autres passages et cours de l’est parisien, des dizaines d’ateliers d’artisans du Faubourg Saint-Antoine.

Entièrement rénovée dans les années 1990, cette petite enclave n’a pas tout perdu de son atmosphère d’antan. Aujourd’hui, elle abrite certes quelques bureaux d’agences de communication, mais aussi un atelier de restauration d’anciennes affiches, un maroquinier et un atelier de torréfaction, installé à la place de l’ancienne Brûlerie Daval, l’une des plus emblématiques enseignes de la capitale pendant près de cinquante ans.

La prochaine fois que vous êtes dans le quartier de Bastille, vous savez où vous balader…

Cour Damoye

© amauryzep / Instagram

Cour Damoye - accès par le 12 place de la Bastille, 75011
Accès ouvert de 9h à 20h en semaine, le samedi de 10h à 20h et les dimanches et jours fériés de 13h à 19h
Métro : Bastille (lignes 1, 5 et 8)

À lire également : Le square des Peupliers, l’impasse calme et secrète du 13e