
Installée au sein de la salle Richelieu, dans le Palais-Royal, la Comédie-Française a été créée sous le règne de Louis XIV pour constituer une troupe officielle de théâtre. Depuis 1680, cette institution rassemble des pensionnaires et des sociétaires qui jouent un répertoire varié de pièces françaises.
Un théâtre né sous Louis XIV
Fondée le 21 octobre 1680 à la demande de Louis XIV, la Comédie-Française avait à l’origine pour mission de rassembler les deux troupes françaises qui existaient alors à Paris : les troupes de l’hôtel Guénégaud (à laquelle appartenait autrefois Molière) et de l’hôtel de Bourgogne. Ceux-ci avaient donc le monopole des représentations théâtrales au sein de la capitale : la première représentation de cette nouvelle troupe comprenait Phèdre de Jean Racine et Les Carrosses d’Orléans de Jean de La Chapelle.

Au fil des années, le répertoire de la Comédie-Française est composé des pièces de théâtre de Molière, Jean Racine, Pierre Corneille, Paul Scarron ou Jean Rotrou. Très réputée, l’institution est toutefois associée à la royauté : sous la Révolution française, celle-ci se voit contrainte de fermer ses portes, et nombre de comédiens finissent derrière les barreaux. La troupe est finalement reconstituée le 31 mai 1799, et le théâtre réouvert.
« La Maison de Molière »
La Comédie-Française est liée de près à un nom : celui de Molière. Si le dramaturge est mort sept ans avant la création de la troupe, il est toutefois considéré comme le patron des lieux, si bien que le théâtre est régulièrement surnommé la « Maison de Molière« . Encore aujourd’hui, on peut découvrir le fauteuil que celui-ci a utilisé lors de sa dernière représentation du Malade imaginaire : si vous entrez dans le bâtiment, vous verrez qu’il est exposé au fond du péristyle !

Pensionnaires et sociétaires
Depuis le XVIIe siècle, la troupe de la Comédie-Française continue de donner des représentations au sein de cette institution, qui a pour devise latine « Simul et singulis« (autrement dit, « être ensemble et rester soi-même »), et pour emblème une ruche avec des abeilles. Les comédiens sont alors nommés des « pensionnaires » et sont engagés par l’administrateur général : après un an, il peut accéder au statut de sociétaire, et devient alors définitivement membre de la société des Comédiens-Français. L’occasion de mêler de nouveaux talents avec des doyens, et continuer à faire dynamiser cette institution théâtrale.

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