
Ce n’est pas toujours une partie de plaisir de l’emprunter, et pourtant, certaines stations de métro valent vraiment le détour. D’ailleurs, on connaît tous les grandes et superbes stations comme Louvre-Rivoli, Concorde, Cité ou Art et Métiers. Mais laissez-nous vous présenter 5 stations de métro méconnues et vraiment cool, autant pour leur histoire que pour leur architecture. Suivez le guide !
1. Bastille, un panorama d’histoire et de mémoire
La station a été créée lors de la construction de la ligne 1 en 1900. Elle se trouve à l’endroit même où se dressait la prison de la Bastille qui a été détruite pendant la Révolution Française, rien que ça ! Bastille détient plusieurs atouts impressionnants. D’abord, la vue aérienne sur le Port de l’Arsenal nous plonge dans un tableau impressionniste. Ensuite, sur le quai de la ligne 1, une fresque en céramique bicentenaire de 130 mètres retrace la prise de la Bastille. Puis, sur le quai de la ligne 5, on découvre un vestige étonnant : un ancien mur de la forteresse de la Contrescarpe. Posé là, protégé par des barrières, accompagné d’un panneau qui raconte son petit bout d’histoire. Bastille, c’est un peu la station de la fierté, un bel hommage à la liberté ! La station nous laisse entrevoir la Seine et les bateaux du port, et nous permet de nous imprégner encore un peu plus de l’histoire de cette ville qu’on appelle aujourd’hui la ville de l’amour.
2. Havre – Caumartin, le charme rétro du métro parisien
La station Havre – Caumartin ouvre en 1904 avec la ligne 3, puis la ligne 9 vient s’ajouter au trajet. Elle a été rénovée dans les années 60 pour correspondre au style parisien des métros de la deuxième génération. Mais ce qui nous intéresse vraiment, ce sont les vestiges du métro d’entre-deux-guerres. Il en reste peu, mais assez pour ravir les amateurs de photos ! Commençons par les quais de la ligne 3 : les voûtes métalliques orangées sont toujours là, bien que l’ambiance un peu kitsch des années 60 ait disparu. Du côté de la ligne 9, les quais ont conservé une certaine chaleur avec le carrelage typique du métro parisien. La couleur orange, bien flashy, nous rappelle le papier peint des vieilles maisons de famille. Avec tous ces petits détails, la station nous plonge dans un style légèrement poussiéreux, mais totalement assumé. Un décor qui irait parfaitement avec un outfit vintage déniché en friperie ! En fait, c’est totalement dans l’air du temps !
3. Saint-Jacques, l’élégance en toute simplicité
La ligne 6 fait rêver tout le monde, avec ses vues aériennes sur Paris, ses traversées au-dessus de la Seine. Elle a ce supplément d’âme et de cachet que peu d’autres lignes peuvent revendiquer ! La station Saint-Jacques ouvre ses portes en 1906. Ce n’est pas son parcours qui la rend intéressante, c’est son atmosphère. Elle tient son nom de la rue du Faubourg-Saint-Jacques, ancienne route de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Il y a dans cette station quelque chose de calme, de presque méditatif, comme si elle avait gardé un peu de cette idée de passage, de marche lente, loin du tumulte parisien. Pas de couloirs interminables, ni d’effets spectaculaires. L’entrée se fait directement au niveau de la rue, les quais sont au niveau du sol, et les pierres sont apparentes. La lumière est brute et les sièges Motte ajoutent une touche discrètement 70s, sans voler la vedette au reste. Rien n’est là pour impressionner, et c’est précisément ce qui fait son charme. Ce qui retient aussi l’attention, c’est l’absence surprenante de publicité. Les murs respirent et nous aussi ! La décoration est sobre et sans surenchère. Saint-Jacques n’est pas la station la plus spectaculaire de Paris, mais c’est sûrement l’une des plus lookées dans sa simplicité. Une beauté discrète, qui ne cherche pas à plaire et qui, justement, plaît énormément !
4. Madeleine, descendez sous terre et levez les yeux
La station Madeleine ouvre une première fois en 1910 pour les lignes 8 et 12. Presque un siècle plus tard, en 1998, elle change complètement de dimension avec l’arrivée de la ligne 14, et là elle devient une expérience. La ligne 14 descend à plus de vingt mètres sous terre, elle est automatisée, ultra fluide et quasiment silencieuse. On quitte le vieux Paris carrelé pour entrer dans quelque chose de plus sculptural. Les volumes sont grands et les matériaux contemporains comme le béton clair, le marbre, le bois et le verre donnent une impression muséale. On ne subit pas l’espace, on le traverse comme une galerie ! La lumière tombe d’en haut, elle est tellement travaillée qu’elle en devient naturelle. Il y a quelque chose de très théâtral dans cette verticalité, et on finit par lever les yeux. Rare dans le métro ! Les quais de la ligne 14 sont plus larges, plus hauts que sur la plupart des autres lignes. On respire ! Le vitrail coloré Ryaba la Poule apporte une touche colorée et totalement inattendue dans cet environnement contemporain. Ici, l’art ne s’accroche pas aux murs, il fait partie du lieu ! Même le métro le plus design reste ancré dans la matière brute de la ville. Madeleine, c’est la rencontre entre le Paris historique et le Paris contemporain. C’est une station où l’on descend profondément sous terre, mais où tout semble pensé pour qu’on lève les yeux !
5. Pont Neuf, les petits détails qui changent tout
La station Pont Neuf ouvre en 1926, sous le quai du Louvre, discrètement installée entre Palais-Royal-Musée du Louvre et Châtelet. Elle porte le nom du Pont Neuf, le plus ancien pont de Paris. Un nom presque ironique pour une station qui reste étonnamment confidentielle. Elle fait partie de ces stations qu’on traverse sans bousculade. Ce calme lui donne un charme très particulier et privilégié. Visuellement, on est en plein style Andreu-Motte, bandes lumineuses orangées, carreaux blancs bien nets, sièges Motte assortis dans un contraste assumé. L’orange éclaire l’espace sans le rendre agressif, il réchauffe le blanc clinique du carrelage. L’ensemble évoque un Paris classique, mais dynamisé par cette touche saturée qui casse les codes sages du quartier. Le rendu est très photogénique si on aime les lignes franches et les palettes de couleurs tranchées. Ce qui rend la station Pont Neuf vraiment particulière, ce sont ses murs, des reproductions de pièces de monnaie, des symboles liés à la Monnaie de Paris, des motifs qui grimpent jusque sur les plafonds. On ne regarde plus seulement un quai, on observe un décor thématique discret et cohérent. Un clin d’œil direct à l’identité du quartier. Ce n’est pas spectaculaire, c’est subtil et ça change tout. Pont Neuf n’est pas la plus spectaculaire des stations, mais elle a ce mélange rare, une esthétique orange très affirmée et une fréquentation quasiment intime. Un spot parfait pour celles et ceux qui aiment le Paris tacheté d’histoire…sans la foule.