
Il y a des installations artistiques qui ne durent pas longtemps. Celle de Lucie Lesterlou Tarride, alias @_its_luz, en fait partie ! Le 8 mars, pour la Journée internationale des droits des femmes, l’artiste installe une pièce cousue main, incrustée de miroirs sur la statue de la chanteuse Dalida. L’œuvre prend place à 6h30…
À Paris, une armure pour Dalida, un symbole contre les habitudes tenaces
Derrière ce geste, l’artiste cherche à dénoncer le réflexe, devenu un rituel, de toucher les seins du monument pour conjurer le mauvais sort. Une tradition que l’on retrouve sur bien d’autres statues à travers le monde, aussi bien féminines que masculines, et qui interroge ce qu’on projette encore sur les corps.

« Vous nous obligez à sortir les armures », écrit Luz. Cette armure incarne le symbole d’une protection que les humains et les statues ne devraient pas avoir à porter.
5 heures de vie… et puis s’en va
Voir cette publication sur Instagram100K likes, 1,457 comments – _its_luz le March 8, 2026: "J’ai posé une armure sur le buste de Dalida.".
Quatre heures et vingt minutes plus tard, à 10h50, un homme découpe l’œuvre à coups de ciseaux et repart avec : l’armure a disparu. Pour Lucie Lesterlou Tarride, cette statue de Dalida représente ce que les femmes subissent chaque jour. Une réalité posée en pleine rue, sur le buste d’une femme que Paris a érigée en monument.