
La Paris Fashion Week 2026 a ouvert ses portes avec des défilés qui ne ressemblent à rien de ce que l’on connaît ! Matière Fécale, Anrealage et Schiaparelli ont marqué les premières journées avec des propositions plutôt…originales ! Entre critique sociale, expérimentations technologiques et liberté créative, ces trois maisons ont transformé le podium en un terrain téméraire. Chacun de ces défilés questionne nos perceptions et repousse les limites de la haute couture !
1. Matière fécale Automne/Hiver 2026-2027
Voir cette publication sur Instagram49K likes, 364 comments – matieresfecalesparis le March 4, 2026: "Lola, Marta, Inga, Neo, Stacia, Maartje, Thon, Josephine, Julia, Cheng, Suj, Zora, Balat, Tanya, Phillipe
Matières Fécales « The One Percent » F/W26
Looks 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28
Styling @…
La collection Automne/Hiver 2026-2027 de Matière Fécale a été dévoilée le 3 février 2026 au Palais Brongniart. Le duo formé par Hannah Rose Dalton et Steven Raj Bhaskaran a pris possession d’un lieu, qui porte déjà une certaine idée du pouvoir et de l’argent. Le point de départ était simple et s’appuyait sur une donnée factuelle : selon une étude de l’ONG Oxfam, les 1% les plus riches du monde possèdent presque la moitié du patrimoine mondial. À partir de là, la collection regarde l’argent en face ! La haute couture est un monde fermé et on y entre rarement par hasard. Pourtant, cette maison a réussi à s’y glisser et ce n’est pas en se faisant discrète. Depuis le début, leur travail interroge les critères de beauté et de genre. Mais cette année, le propos va plus loin ! Le défilé montre ce que beaucoup préfèrent ne pas voir. Quand le pouvoir s’ajoute à l’argent, tout devient plus fragile, les relations se tendent et les frontières sont confuses. Le résultat est à la fois remarquable et dérangeant, et c’est sûrement pour cela que leur message passe. En 2025, leur premier défilé avait déjà fait réagir la toile. Cette nouvelle collection ne cherche pas à rassurer, elle confirme une chose simple : Matière Fécale n’est pas là pour plaire. La maison préfère ouvrir et exhiber les petites boîtes bien rangées, celles que l’on garde fermées avec soin.
2. Anrealage Automne/Hiver 2026-2027
Voir cette publication sur InstagramANREALAGE
AUTUMN/WINTER 2026-27
COLLECTION“GHOST”
@parisfashionweek
LOOK 23
Collaboration: GHOST IN THE SHELL / 攻殻機動隊
@theghostintheshellofficial
Designer: Kunihiko Morinaga @anrealage_official
Show Direction: Shige Kaneko @shigekaneko.co.ltd
Stylist: TEPPEI @stylist_teppei
Makeup: UDA (mekas…
La collection Automne/Hiver 2026-2027 Anrealage prend forme autour d’une question simple. Pour cette collection, Kunihiko Morinaga se demande si la vie sur internet peut finir par éteindre la conscience humaine. Le créateur fonde la marque en 2003, au moment de sa remise de diplôme. Il observe le lien entre le corps, la technologie et ce que nous appelons la réalité. Pour ce défilé, il reprend l’idée du camouflage thermoptique. Une idée venue de l’anime de Masamune Shirow. Sur le podium, des LED apparaissent dans les vêtements et les matières interagissent. Elles captent l’espace autour d’elles ! Peu à peu, le vêtement se mêle au décor et les formes deviennent instables. La démarche reste classique, les lignes sont nettes et le design garde une certaine rigueur. Mais la technologie vient troubler cet équilibre, elle dérègle la scène. On finit par douter et le corps humain devient presque une erreur dans l’image. La peau des mannequins est peut-être la seule chose qui rappelle encore une présence humaine. C’est un signe très fragile au milieu de cette dissolution ! Le résultat est très troublant et c’est exactement là que Morinaga voulait nous emmener.
3. Schiaparelli Printemps/Été 2026
Voir cette publication sur Instagram78K likes, 483 comments – schiaparelli le February 10, 2026: "CLOSING LOOK – AWAR
From the studio to the runway, photographed by @DanielRoseberry.‘THE AGONY AND THE ECSTASY’
HAUTE COUTURE SPRING/SUMMER 2026Awar wears a sharp-shouldered ‘Elsa’ jacket which collar turns into a lightweight wing e…
Lundi 26 janvier 2026, au Petit Palais, Schiaparelli ouvre la semaine de la haute couture. La collection avance avec une énergie animale. Les mannequins semblent avoir retrouvé quelque chose de plus instinctif. Sur les silhouettes, les formes se croisent : un hérisson, un scorpion, des tentacules, des plumes. Les textures s’additionnent et finissent par envahir l’espace, la matière déborde ! Le mannequin ne porte plus seulement un vêtement, il devient son incarnation. Par moments, on ne sait plus vraiment où regarder, les volumes prennent toute la place. Ils attirent tellement l’œil qu’ils en troublent la lecture du corps humain ! L’objectif n’est pas de créer des pièces pour le quotidien, ce défilé ne cherche pas l’utilité, il instruit plutôt l’origine de la liberté. La collection ne donne pas vraiment d’explication. Tout ce que l’on peut dire, c’est que ces vêtements ne sont pas faits pour être portés tous les jours et c’est justement pour cette raison qu’ils existent !