Victoires de la Musique 2026 : Théodora, Sam Sauvage, Helena, Charlotte Cardin… où les voir en live après leur sacre ?

Les gagnantes des Victoires de la Musique

La 41ᵉ édition des Victoires de la Musique a sacré une nouvelle génération de talents ce 13 février depuis La Seine Musicale à Boulogne-Billancourt, avec une large domination féminine sur le palmarès. Et si la cérémonie a été un festival d’émotions diffusé sur France 2 et France.TV, le vrai terrain de jeu de ces artistes, c’est la scène. On te dit où les retrouver en concert cette année.

Théodora – 29, 30, 31 mars, 1er avril au Zénith de Paris

C’est la grande gagnante de la soirée ! La boss lady repart avec quatre trophées : meilleure création audiovisuelle pour Fashion Designa (14 millions de vues sur YouTube), révélation féminine de l’année, révélation scène et meilleur album pour Mega BBL. « Je suis choquée, c’est une dinguerie ! » lançait celle qui, il y a encore un an et demi, était inconnue du grand public. Avec sa pop hybride infusée de sonorités afro-caribéennes, Théodora a littéralement rebattu les cartes du paysage musical hexagonal. En 2025, elle est même devenue l’artiste féminine francophone la plus écoutée. Rien que ça. En 2026, vous pourrez l’applaudir les 29, 30, 31 mars et 1er avril au Zénith de Paris – La Villette. Elle sera également à l’affiche de nombreux festivals : We Love Green, Marsatac, le Festival de Nîmes, Europavox, Garorock, Les Ardentes, Beauregard… À l’approche de cette tournée, elle confie : « On a vraiment l’ambition d’un show à l’américaine : grosse scène, happenings, tout. Je pense que ça va être un gros tournant de ma carrière. C’est trop spectaculaire pour que ça ne le soit pas. »

Theodora, la grande gagnante des Victoires de la Musique
Theodora, la grande gagnante des Victoires de la Musique

Sam Sauvage – 31 mars à La Cigale, 15 décembre à l’Olympia

Révélation masculine de l’année, Sam Sauvage s’impose comme le nouveau visage d’une pop française à fleur de peau. Avec son timbre singulier et ses textes qui oscillent entre fragilité et énergie rock, il a su séduire public et professionnels. Sur scène, l’artiste révèle une intensité brute, loin des artifices. Après une série de dates complètes dans des salles intimistes, il passe à la vitesse supérieure en 2026 avec une tournée nationale et plusieurs festivals d’été : Printemps de Bourges, Papillons de Nuit, Solidays, Francofolies de La Rochelle…

Sam Sauvage, révélation masculine aux Victoires de la Musique
Sam Sauvage, révélation masculine aux Victoires de la Musique

Disiz – 06 juin à We Love Green

Sacré Artiste masculin de l’année, Disiz confirme qu’il est bien plus qu’un simple rappeur : un conteur, un performeur, un artiste en perpétuelle métamorphose. Après avoir exploré le rap conscient, la pop expérimentale puis des sonorités plus introspectives, il s’impose aujourd’hui comme l’une des figures les plus singulières du paysage musical français. Sur scène, Disiz ne fait pas dans la demi-mesure. Jeux de lumières millimétrés, énergie viscérale : chaque concert s’apparente à une performance totale. Cette Victoire a aussi une saveur particulière : elle arrive 20 ans après sa première récompense, reçue en 2005 pour « Les Histoires extraordinaires d’un jeune de banlieue ». Un souvenir qu’il a évoqué avec franchise au moment de recevoir son prix, en direct sur France 2 depuis la Seine Musicale : « J’avais été étonné qu’elle soit pour une catégorie assez étrange. Rap, ragga, musique du monde : des cases si larges que j’avais l’impression d’être le Collectif Métissé à moi tout seul. » Derrière l’humour, une réflexion plus profonde : « Tout ça disait moins de la musique que l’on faisait que de la place à laquelle on nous assignait. Comme si nous n’étions pas des artistes singuliers, mais une couleur, une teinte, une ambiance. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, ce qui était implicite est devenu visible. » En 2026, après six dates complètes à l’Olympia en début d’année, il sera à retrouver en tournée dans toute la France et sur plusieurs grandes scènes estivales : We Love Green, Marsatac, Europavox, La Nuit de l’Erdre, Beauregard, Les Vieilles Charrues…

Disiz, artiste masculin aux Victoires de la Musique
Disiz, artiste masculin aux Victoires de la Musique

Charlotte Cardin – 30 avril à l’Accor Arena

Sacrée Artiste féminine de l’année, Charlotte Cardin continue de tracer sa route entre Montréal et Paris. Avec sa voix grave reconnaissable entre mille et ses productions sophistiquées, elle s’est imposée comme l’une des artistes les plus captivantes de la scène francophone. Habituée des grandes salles comme des festivals (Printemps de Bourges, We Love Green, Europavox, Main square, Musilac, Lovely Brive Festival…) elle sera à retrouver en 2026 sur plusieurs scènes majeures en France et en Europe. Notamment un Accor Arena le 30 avril 2026 ! Un conseil : voir Charlotte Cardin en live, c’est comprendre pourquoi elle est devenue incontournable. L’intensité est toujours au rendez-vous.

Charlotte Cardin, artiste féminine de l'année aux Victoires de la Musique
Charlotte Cardin, artiste féminine de l’année aux Victoires de la Musique

Helena – 02, 08 avril au Zénith de Paris, 17 novembre à l’Adidas Arena

Victoire de la chanson originale de l’année pour Mauvais garçon, Helena confirme qu’elle n’est plus “la révélation de la Star Academy” mais bien une artiste installée. Sa pop lumineuse, parfois mélancolique, touche une génération entière. Et elle voit grand : en 2026, elle part en tournée dans les Zéniths, avec notamment deux dates très attendues au Zénith de Paris. Une montée en puissance logique pour celle qui enchaîne les singles certifiés : Summer body, Mauvais garçon, Tout a changé (rien a changé) et les salles combles. Si tu n’as pas eu de place dans la capitale, surveille aussi les festivals : son nom circule déjà partout cet été : Printemps de Bourges, Papillons de Nuit, Solidays, Francofolies de La Rochelle, festival de Carcassonne, les Francofolies de Spa…

Helena, chanson de l'année aux Victoires de la Musique
Helena, chanson de l’année aux Victoires de la Musique

Indochine – 24, 25, 27, 28 février, 03, 04, 06, 07 mars à l’Accor Arena

Monument de la scène française, Indochine prouve une fois de plus qu’il traverse les décennies sans perdre en puissance. Toujours mené par Nicola Sirkis, le groupe continue de fédérer toutes les générations, entre hymnes cultes et nouveaux titres portés par une scénographie grandiose. Auréolé d’une Victoire d’honneur, le groupe a été salué pour sa gigantesque Arena Tour, qui s’achève dans quelques semaines après avoir rassemblé près de 1,2 million de spectateurs en un an. Une performance hors norme. Et l’histoire continue : en 2026, pas moins de huit Accor Arena sont programmées à Paris. Un exploit qui confirme leur statut d’institution live. Chez Indochine, le concert n’est jamais un simple show : c’est une communion, un rituel collectif où 20 000 voix chantent à l’unisson. Lors de son discours, Nicola Sirkis s’est également arrêté sur un point fort de la tournée : des prix volontairement raisonnables, entre 55 et 75 euros, « sans carré or, sans early entrance, sans VIP, platinum », en référence aux accès premium qui font grimper les tarifs. « Nous, on fait de la musique, on n’est pas là pour faire ce genre de ségrégation par l’argent, conclut-il. On est un peu tout seuls, mais si on doit rester tout seuls, on restera tout seuls à le faire. » Si vous n’avez jamais vécu l’expérience Indochine en salle, c’est peut-être le moment de comprendre pourquoi le phénomène ne faiblit pas.

Indochine, victoires de la musique
Indochine, victoires de la musique

Ils n’ont pas gagné… mais découvrez-les sur scène

Tous les artistes remarqués lors des Victoires de la Musique ne repartent pas forcément avec un trophée. Pourtant, certains des moments les plus marquants de la soirée donnent surtout envie d’aller les voir en concert.
Bleu Soleil en fait partie. Lors des dernières Victoires de la Musique, le duo a interprété son titre « Soleil Bleu », en compagnie de Luiza. Ce live venait clôturer une année folle pour ce hit incontournable de l’an dernier, resté n°1 de l’Airplay pendant 10 semaines consécutives. À la croisée de Panda Dub, Polo & Pan et d’une scène électronique plus frontale, les deux acolytes développent un univers immédiatement identifiable : une signature hybride où l’électro-dub percute la bass music et flirte avec une pop moderne. Le duo donnera son premier concert parisien le 27 mars à La Bellevilloise.
Figure incontournable de la pop francophone, Aya Nakamura continue de faire vibrer les scènes françaises et internationales. Même sans trophée cette année aux Victoires de la Musique, l’interprète de « Djadja » reste l’une des artistes les plus influentes de sa génération, la preuve elle fera cette année 3 stades de france, les 29, 30 et 31 mai. Rien que ça !
Poids lourd du rap français, Orelsan reste une référence incontournable. Habitué des Victoires de la Musique, l’artiste normand s’est imposé grâce à une écriture à la fois lucide, drôle et générationnelle. Retrouvez le en tournée dans toute la France et du 9 au 28 décembre à l’Accor Arena.
Nouvelle voix à suivre de près, Miki incarne une génération d’artistes qui brouillent les frontières entre pop, rap et électronique. Son univers esthétique affirmé et ses morceaux introspectifs séduisent un public de plus en plus large. Elle sera à l’Élysée Montmartre le 18 mars et au Zénith de Paris, le 18 novembre.
Le trio L2B s’est imposé comme l’une des sensations rap de la nouvelle génération. Leur énergie brute et leurs refrains efficaces ont rapidement conquis les plateformes et les réseaux sociaux. Ils seront sur la scène de l’Accor Arena les 26 et 27 mars. Ils ne sont pas les seuls à mériter le détour sur scène : parmi les artistes à voir en live après les Victoires, on retrouve Vanessa Paradis, SantaFeu! Chatterton, INO Casablanca ou encore Suzane. Autant d’artistes qui n’ont peut-être pas décroché de trophée cette année, mais dont l’énergie prend toute son ampleur en concert. Des révélations aux monuments, une chose est sûre : en 2026, la scène française n’a jamais été aussi enthousiasmante. À vos agendas.

Rédacteur
Touche-à-tout passionné, on peut aussi bien le croiser dans la fosse d’un concert qu’au détour d’une exposition ou au balcon d’un théâtre.