
La poésie semble avoir perdu de sa popularité ces derniers temps. Pourtant, si la rumeur dit vrai, les mots ont un grand pouvoir. Avez-vous croisé de grandes majuscules tracées à l’aide d’un pochoir ? Vous avez sans doute aperçu les proses de La Dactylo ! Née en 1991, elle a transformé Paris en roman à ciel ouvert, dont on peine à tourner les pages. Ses aphorismes racontent beaucoup plus que de longues phrases à rallonge. Parfois légers, d’autres fois engagés, ils offrent un spectacle de langage qui fait sourire autant qu’il invite à réfléchir. La Dactylo manie les mots avec une souplesse qui vous saisit immédiatement.
Paris est une page blanche

L’art de marquer les esprits
Son empreinte est présente un peu partout dans l’espace public. Peut-être avez-vous déjà été interpellé par un de ses travaux près de Châtelet – Les Halles. Sa collaboration avec Les Curiosités de Roger vous a sûrement fait pâlir ! Une de ses curiosités siffle les passants et La Dactylo s’est prononcée « Les femmes ont des habits, certains hommes n’ont aucune tenue.».
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Les femmes ont des habits,
Certains hommes n’ont aucune tenue.
@ladactylo
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Photo 3 et 4 par @francisbeddok 💫
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#lescuriositesderoger
Roger est un street artiste dont l’araignée est éponyme et emblématique de ses curiosités.…
Son art est semblable à une dénonciation, teintée d’ironie, du style « C’était pour rire, ne le prends pas comme ça ! ». Ses jeux de mots sont aussi engagés que subtils. L’intérêt n’est jamais de blesser, mais de marquer et de créer un contact furtif avec les regards qui se posent sur ses travaux. La Dactylo revendique simplement la liberté d’aborder tous les sujets, qu’ils provoquent un sourire complice ou une grimace songeuse !
La Dactylo mise sur le durable

En 2022, le Centre Pompidou lui a consacré un espace pour exposer son travail personnel. Malheureusement, les mots s’effacent vite sur les murs ! Alors, pour laisser une trace plus durable, elle publie Démo d’esprit, la même année. Taguer un mur va parfois bien au-delà de la transgression. C’est une manière d’entrer en dialogue et de faire bouger les choses !
De grandes questions en lettres majuscules

Attention, ne vous trompez pas ! La Dactylo signe chacune de ses œuvres avec son arobase. Ses sujets de prédilection ? Aucun et tous à la fois ! La mort, la vie, l’amour, la haine ou encore le réchauffement climatique. Autant de thèmes universels, déposés en lettres capitales sur les murs d’une ville qui, décidément, n’aura jamais fini de parler.