1 700 € pour une chambre de bonne de 10 m2 : nouveau record battu pour une location parisienne

Immeuble haussmannien - © Adobe Stock

Une chambre de bonne au prix d’une maison de plaisance ? C’est une réelle annonce, trouvée parmi les offres d’appartement en location à Paris : un studio de 10 m2 est proposé au prix de 1 700 € par mois, avec tout un panel de services et d’avantages mis en avant pour justifier cet abus. En pleine crise du logement, quand l’encadrement des loyers sera-t-il appliqué ?

Une location au prix exorbitant 

On vous annonce qu’un nouveau record de loyer parisien a été battu ! Certes, cet appartement se trouve dans un immeuble haussmannien de l’avenue Victor-Hugo, en plein cœur du 16e arrondissement de Paris. Mais précisons-le : il s’agit là d’un studio de 10 m2, situé au sixième étage, avec un loyer de… 1 700 € par mois ! Soit le prix d’une maison de plaisance en bord de mer.

Immeubles haussmanniens à Paris © Adobe Stock
Immeubles haussmanniens à Paris © Adobe Stock

Des tentatives de justification

Certains propriétaires ou agences immobilières font mine de ne pas savoir que les loyers sont réglementés. Et comme on le dit souvent : « plus c’est gros, plus ça passe », avec quelques arguments malicieux. Sur l’annonce, on peut lire que cet appartement dispose de WiFi, d’un balcon, d’une mini-cuisine équipée, de draps disponibles… et clou du spectacle, de la fameuse vue sur la tour Eiffel. Pourtant, le loyer d’un appartement n’est pas estimé selon ses « services » ou « atouts », mais dépend de la loi Carrez, soit du nombre de mètres carrés du logement.

Immeubles Paris © Adobe Stock
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L’encadrement des loyers, quelle réalité ?

Un loyer de 1 700 € par mois pour 10 m2, cela correspond à 70 € le mètre carré. Or, si l’on se rend sur le site indiquant l’encadrement des loyers, on constate que le loyer d’un tel appartement ne devrait pas dépasser 41,8 € le mètre carré dans ce secteur, soit 418 € par mois… Nous sommes loin du prix de l’annonce, mais cela illustre finalement une situation bien réelle : les loyers parisiens dépassent trop souvent les plafonds signalés par la Ville, et cela en pleine crise du logement.

À lire également : Pourquoi les balcons filants des immeubles haussmanniens sont-ils toujours aux 2ᵉ et 5ᵉ étages ?

Image à la une : Immeuble haussmannien – © Adobe Stock

Rédactrice
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