
Face aux récentes plaintes pour violence sexuelle dans le périscolaire, le maire Emmanuel Grégoire a annoncé un nouveau plan d’action qui a été adopté en ce mois d’avril 2026 par le Conseil de Paris. L’objectif : réinstaurer une confiance au sein des établissements et prendre des mesures pour assurer la sécurité des enfants.
De nouvelles actions pour lutter contre les violences
Alors que ces derniers mois, 78 animateurs ont été suspendus dans le périscolaire pour des faits de violence, le nouveau maire Emmanuel Grégoire a annoncé trois grands axes autour de la protection de l’enfance, qui viennent d’être votés par le Conseil de Paris : en premier lieu, la création d’une convention citoyenne afin de permettre des espaces de discussion entre les familles, les enfants et les professionnels. Le plan envisage également améliorer la formation des agents en créant une école parisienne du périscolaire à la rentrée 2026. Enfin, un service municipal sera mis en place afin de prévenir les risques.

Renforcer la formation des agents
Le nouveau plan prévoit de renforcer la formation des agents du milieu périscolaire, en élevant le niveau de compétence et de vigilance. Chaque année, ils devront également participer à une journée d’information sur les violences sexuelles et cinq journées pédagogiques. Par ailleurs, des mesures de prévention seront prises, avec l’interdiction des situations d’isolement entre un adulte et un enfant, et le développement de « boîtes papillons » pour laisser un espace d’expression aux enfants victimes de violence.

Une prise en charge des victimes
Au-delà des mesures de prévention, la Ville de Paris annonce collaborer avec plusieurs associations afin d’aider et d’orienter les victimes. L’association OSE (Œuvre de Secours aux Enfants) lance une cellule d’écoute et d’accompagnement, joignable par téléphone au 01 87 66 36 42, dispositif soutenu par la Ville grâce à une subvention d’un montant de 600 000 euros.
À côté de cela, Gadha Hatem, fondatrice de la Maison des Femmes de Saint-Denis, lance le projet RISE, (Résilience, Inceste, Soutien, Espoir), un nouveau centre parisien de prise en charge des jeunes victimes de violence sexuelle. La Ville de Paris souhaite quant à elle créer une Maison des Enfants, un autre lieu d’accueil et d’écoute permettant de recueillir les témoignages des enfants.
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