On vous dévoile les meilleurs spots pour trouver des mosaïques Odorico à Rennes

@Bretagnemusees

Vous êtes-vous déjà arrêté devant un sol en tesselles colorées dans un bar rennais, sans trop savoir d’où ça venait ? C’était probablement une œuvre de la famille Odorico. Et vous n’étiez pas au bout de vos surprises. À Rennes, leurs mosaïques sont partout. Sur les façades, sous vos pieds, dans les églises, les piscines, les entrées d’immeubles. Voici les spots incontournables pour partir à leur rencontre.

Mais qui sont les Odorico ?

La famille Odorico, vers 1930. ©Rennes, Musée de Bretagne, collection Pierre Tressos
La famille Odorico, vers 1930. ©Rennes, Musée de Bretagne, collection Pierre Tressos

Tout commence à Paris, sur le chantier de l’Opéra Garnier. C’est là que la famille Odorico, originaire de la province du Frioul en Italie, pose ses premières tesselles en France. En 1882, elle choisit de s’installer à Rennes, pendant que d’autres familles italiennes se partagent les autres régions du pays. Pendant deux générations, les Odorico vont transformer la ville. Père et fils, ils décorent les bâtiments publics, les commerces, les résidences privées. Leur style ? L’Art déco dans ce qu’il a de plus élégant : des couleurs franches avec des motifs géométriques, et une précision d’orfèvre.

Aujourd’hui, on recense 27 lieux reconnaissables à Rennes. Mais personne ne connaît vraiment le chiffre exact. Il reste toujours des trésors cachés.

La piscine Saint-Georges, 2 rue Gambetta

Une lune avait prit place dans la piscine à l'occasion de l'exposition temporaire de l'oeuvre d'art "Museum of the Moon", en 2016. @DestinationRennes
Une lune avait prit place dans la piscine à l’occasion de l’exposition temporaire de l’oeuvre d’art « Museum of the Moon », en 2016. @DestinationRennes

C’est le chef-d’œuvre absolu. Inaugurée en 1926, la piscine Saint-Georges est entièrement décorée par Isidore Odorico fils. La frise qui longe le bassin sur 96 mètres, avec ses émaux verts et bruns en forme de vaguelettes, est un spectacle à elle seule. Classée Monument historique en 2016, la piscine est ouverte aux nageurs, mais aussi aux curieux qui veulent juste lever les yeux. En plus, le magazine Architecture Digest l’a classé parmi les 8 plus belles piscines du monde. À ne pas louper ! Et si vous descendez un peu la rue, vous tomberez sur les anciens bains-douches de la ville de Rennes, avec pour seule trace une mosaïque « Bains Saint Georges » au sommet d’un immeuble. Il est situé au 2 rue Gambetta, en face du parc Saint-Georges.

L’immeuble Poirier, 7 avenue Janvier

L'immeuble Poirier, située dans l'avenue Jean Janvier à Rennes. @DestinationRennes
L’immeuble Poirier, située dans l’avenue Jean Janvier à Rennes. @DestinationRennes

En sortant de la gare, c’est souvent le premier Odorico qu’on croise sans le savoir. Juste après le TNB, la façade de l’immeuble Poirier brille avec ses tesselles dorées. Les mosaïques datent de 1928. Elles ont été restaurées entre 2016 et 2017 par la famille Patrizio, originaire du même village que les Odorico.

L’ancien magasin Valton, 4 rue d’Antrain

Il faut lever la tête en haut de cette boutique de vêtement pour apercevoir Mercure. @Petitsmomentsd'unevieordinaire
Il faut lever la tête en haut de cette boutique de vêtement pour apercevoir Mercure. @Petitsmomentsd’unevieordinaire

Construit à la fin du XIXe siècle pour accueillir une épicerie, l’immeuble Valton est décoré par Isidore Odorico père. Aujourd’hui reconverti en boutique de vêtements (Crazy Republic), il garde intactes ses mosaïques de façade. Un détail que beaucoup de Rennais n’ont jamais remarqué. Vous pouvez même voir une statue de Mercure, le dieu du commerce, au sommet du bâtiment.

La crêperie Bretone, 7 rue Joseph-Sauveur

Un rêve d'y prendre un bain ! @DestinationRennes
Le rêve d’y prendre un bain ! @DestinationRennes

C’est l’ancienne maison familiale des Odorico. Et ça se voit. Le toit-terrasse, la salle de bain, les détails intérieurs, tout est signé. Si vous y allez déjeuner, baladez-vous dans les étages. Vous ne serez pas déçu. La salle de bain a été rénovée récemment par une mosaïste Rennaise. Lorsque le soleil tape dans les carreaux dorés, c’est un vrai spectacle ! C’est dans le quartier de « la Petite Californie » que l’on retrouve un concentré d’oeuvres signées Odorico, car ça a été son lieu de résidence.

Le bar Le Hibou, 10 rue Dupont-des-Loges

Une heureuse découverte attendait le personnel du Hibou. @RennesInfoAutrement
Une heureuse découverte attendait le personnel du Hibou. @RennesInfoAutrement

Ce bar de quartier cache un secret sous ses pieds. En 2017, quatre ans après l’ouverture, l’équipe décide de soulever le lino. En dessous : de magnifiques motifs en mosaïques signés Isidore Odorico, parfaitement conservés. Cet espace servait autrefois de show-room à la famille. Un beau sol bleu qui donne de l’allure à cet établissement. Vous pouvez aussi continuer à marcher, jusqu’à atteindre une petite maison à la façade carrelée, au 31 rue Dupont-des-Loges.

On vous donne une partie des endroits ou l’on peut apercevoir une mosaïque Odorico, si vous connaissiez déjà les principaux:

  • La facade de l’immeuble, 21 rue Saint-Martin
  • Le sol du commerce Les Flâneurs, 5 rue Leperdit
  • La devanture de la pharmacie, 1 place Saint Michel
  • Le lambris intérieur de l’opticien, 7 place Sainte-Anne
  • La facade de Saint James, 3 rue Ferdinand Buisson
  • La facade de l’immeuble, 3 rue du Pré Botté
  • La plaque extérieur de la Criée, place Honoré de Commeureuc
  • Le sol et la façade du restaurant Le Globe, 30 boulevard de la Liberté

Et si vous voulez aller plus loin ?

Destination Rennes propose des visites guidées sur les traces de la famille Odorico. Une bonne façon de découvrir des lieux qu’on ne repère pas seul, et de comprendre comment ces artistes italiens ont façonné l’identité visuelle de la ville. Mais les mosaïques d’Odorico ne se cantonnent pas à la ville de Rennes, on peut aussi en trouver sur la Côte d’Émeraude et même à Angers !