Avant l’apparition des gouttières et trottoirsParis était cracra, vraiment très cracra. Les déchets des chevaux et autres réjouissances traînaient dans les rues de la ville. Il était donc d’usage de faire ses petits (et gros aussi d’ailleurs) où le vent nous portait. Alors, à la fin des années 1870, la Mairie de Paris décida d’installer des urinoirs publics connus sous le nom de vespasiennes. Une bonne façon de se soulager à ciel ouvert, mais de manière plus hygiénique !

Ces urinoirs circulaires à une ou deux places (il ne faut pas oublier de sociabiliser) faisaient le bonheur des Parisiens… Malheureusement pour eux – mais heureusement pour les femmes puisque ces pissotières n’étaient prévues que pour les hommes – ces vespasiennes ont commencé à disparaître une centaine d’années après leur apparition, au profit des sanisettes mixtes que l’on connait aujourd’hui (et qui sentent si bon !).

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La dernière vespasienne parisienne

Désormais, ce sont plus de 400 sanisettes qui sont installées dans Paris. Leur accès est gratuit, parfois 24 heures sur 24, et elles sont accessibles aux personnes handicapées. Il ne reste plus qu’une vespasienne dans tout Paris, au niveau du boulevard Arago dans le 14e, à côté de la Prison de la Santé. Un ultime exemplaire que l’on pourrait voir dans un musée un jour !

Vespasienne
© Bertrand Rieger 

Infos pratiques :

La dernière vespasienne de Paris

75 Boulevard Arago, 75014
Métro : Glacière (ligne 6)

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