garçons de café paris zigzag

Lorsque l’on pense au garçon de café parisien, il nous vient une certaine image en tête. Le cliché est celui d’un homme bien habillé, de noir et blanc vêtu, portant un plateau où les verres s’entassent dans un équilibre plus ou moins certain. Dans sa version hipster, il porte barbe et moustache. Mais saviez-vous qu’au début du XXe siècle, les serveurs ont dû faire grève pour avoir le droit de porter cette fameuse moustache ? On vous dit tout sur cet étonnant combat.

La moustache, un signe de distinction sociale

En avril 1907, les garçons limonadiers se mettent en grève, dans un climat de tension sociale. Leurs revendications ? Un jour de congé hebdomadaire et le droit de porter la moustache. À cette époque, le visage d’un garçon de café parisien se doit d’être immaculé pendant son service :  interdiction absolue de laisser pousser barbe ou moustache ! Sauf que la pilosité faciale est aussi un signe de distinction sociale

garçons de café - paris zigzag (2)
© blinded76

Depuis Napoléon III, la moustache est en effet de mise dans les hautes-sphères de la société. Elle est réservée aux aristocrates et aux militaires, socialement bien vus. Les domestiques, eux, doivent se raser. La raison ? La moustache étant un symbole de virilité forte, seuls les mieux lotis y ont droit. C’est donc un sacré combat que gagnent les garçons de cafés parisiens le 4 mai 1907 en obtenant le droit de porter la moustache et de mettre le rasoir à la poubelle ! Les gendarmes, eux, auraient pu manifester pour l’inverse, puisque le port de la moustache leur était obligatoire jusqu’en 1933.

garçons de café - paris zigzag
© Cafés Richard

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Crédit image à la Une / Dricks Heam

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