Ce spot incontournable de baignade à l’eau turquoise est le troisième plus grand lac naturel de France

Lac d’Aiguebelette © Adobe Stock

En cette période estivale synonyme de fortes chaleurs, la baignade fait souvent office de remède miracle pour aller mieux. Que ce soit sur les plages de la Côte d’Azur ou sur les rives de l’Atlantique, les occasions ne manquent pas pour se rafraîchir. Et que diriez-vous d’une session natation dans l’un des plus beaux lacs de France, à l’histoire incroyablement longue ?

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Un nom qui signifie « belles petites eaux »

Lac d’origine glaciaire, celui-ci a été formé il y a environ 19 000 ans. Depuis la Préhistoire, il est marqué par la présence de plusieurs occupations humaines. Les premières traces d’occupation humaine relèvent en effet du Néolithique final, soit il y a plus de 5 000 ans. Plusieurs vestiges d’habitations sur pilotis, appelées villages palafittiques, attestent d’une présence humaine sur les berges du lac dès cette époque. Depuis le XIXe siècle, différentes campagnes de fouilles archéologiques ont révélé la présence de 18 sites palafittiques dans les eaux peu profondes des berges du lac, dont les plus anciens, “Beau-Phare” et celui du “Gojat”, tous deux classés Monuments Historiques de France. Durant l’Antiquité et le Moyen-Âge, la région du lac est tantôt un lieu de passage d’Ouest en Est, tantôt un pays en marge. En effet, avant 1860, le lac n’est pas situé en France, mais dans le duché de Savoie au sein du Royaume de Sardaigne, à une quinzaine de kilomètres de la frontière avec la France. Un isolement relatif qui ne sera rompu qu’en 1884, par l’ouverture de la ligne de chemin de fer Lyon-Chambéry. L’arrivée du chemin de fer favorise le développement d’une petite activité touristique : tandis que les hôtels-pensions-restaurants se multiplient, on voit apparaître également un certain nombre de résidences secondaires. C’est durant l’après-guerre que se développent les activités touristiques, dominées par le camping et le caravaning, tandis que de nombreuses aires d’accueil sont installées autour du lac. Un développement rendu possible par l’autoroute A43 qui relie Lyon à Chambéry en passant près de la rive nord du lac. À environ 10 kilomètres de Chambéry et environ 40 kilomètres de Grenoble, vous l’aurez sans doute compris : nous parlons bel et bien du lac d’Aiguebelette.

Un paradis naturel merveilleusement préservé

D’un vert émeraude, silencieux, préservé, ce lac blotti entre les contreforts du Jura et le massif de la Chartreuse cache un secret bien connu des habitués : c’est le lac naturel le plus chaud de France. Un record qui ne doit rien au hasard, à la technologie ou au réchauffement climatique, mais qui est tout simplement le fruit d’un équilibre précis entre géographie, climat, morphologie, écologie et action humaine. Premièrement, le lac d’Aiguebelette se situe à 373 m d’altitude, ce qui en fait un lac de basse montagne. Il profite donc d’un climat tempéré, en plus d’être protégé par la montagne de l’Épine, qui agit comme un écran thermique, atténuant ainsi les vents froids. Contrairement aux grands lacs alpins, plus hauts et plus vastes, Aiguebelette bénéficie d’un microclimat stable, moins soumis aux variations de température extrêmes, ce qui lui permet de chauffer plus rapidement et de conserver sa chaleur plus longtemps. Si l’eau y chauffe vite, c’est aussi parce qu’elle est limpide et peu chargée en matières et que le lac est relativement peu profond et peu brassé par le vent ou l’activité humaine. Depuis 1976, les moteurs thermiques sont d’ailleurs interdits sur le lac et seuls les engins à propulsion douce (voile, aviron, paddle, barques électriques) y sont autorisés. Une réglementation qui, au fil du temps, a permis plusieurs effets bénéfiques sur la température : pas de brassage artificiel des couches d’eau, moins de pollution thermique ou chimique et une préservation bienvenue du silence et de la faune, essentielle à l’équilibre global. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Aiguebelette est un site Natura 2000, comme le garant d’une biodiversité exceptionnelle : hérons, brochets, libellules, chiroptères et plantes aquatiques rares prospèrent dans un milieu où la température stable joue un rôle important dans le cycle biologique.

 

 

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Terrain de jeu idéal pour nager, marcher… et même voler !

Un paradis naturel, qui n’empêche pas le lac d’attirer chaque été plusieurs centaines de milliers de visiteurs. On y vient pour nager dans une eau chaude et limpide, pratiquer l’aviron pour le plaisir ou par amour de la compétition, puisque le site a tout de même accueilli des championnats internationaux, mais aussi randonner dans les forêts alentour, ou simplement se ressourcer. Pourtant, cette forte popularité n’empêche pas le lac d’Aiguebelette d’être le parfait synonyme de tranquillité et douceur. La raison ? Car les collectivités ont fait le choix d’un tourisme raisonné avec des parkings limités, des plages publiques aménagées mais non bétonnées, une sensibilisation à la biodiversité, et la limitation des constructions. En cas de surfréquentation l’été, la sortie d’autoroute donnant accès au lac peut même être fermée. De quoi faire du lac d’Aiguebelette le parfait havre de chaleur naturelle où nageurs, sportifs et amoureux de la montagne viennent profiter d’une eau douce à la douceur estivale, et ce jusqu’à fin septembre. Parce qu’il n’y a pas que la baignade, le site demeure également un emplacement privilégié pour la pratique du vol libre, avec la présence notamment d’aires de décollage sur la chaîne de l’Epine et une zone d’atterrissage au Marais. Pour la pratique du VTT et la trottinette, un réseau de pistes balisées sillonne les environs du lac. Enfin, les amateurs de cyclotourisme apprécieront la piste cyclable aménagée autour du lac.

 

 

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Image à la une : Lac d’Aiguebelette © Adobe Stock

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