Ce paisible village est la destination idéale pour les amoureux

Sanxay © Adobe Stock

C’est l’histoire d’un village qui, à première vue, peut sembler commun à beaucoup d’autres. Cette commune d’à peine plus de 500 habitants possède des commerces de proximité, une école, un camping municipal, un terrain de sport ou encore un espace de jeux pour les enfants. Mais derrière ce cadre de vie apaisant se cache un patrimoine historique des plus impressionnants, qui nous fait voyager de la Renaissance au Moyen Âge, et surtout l’Antiquité.

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L’étonnant lien entre le village et le Roi-Soleil

Située à la frontière de la Vienne et des Deux-Sèvres, non loin de villes telles que Poitiers ou Niort, cette commune attire plusieurs milliers de visiteurs chaque année. Une popularité qui s’explique par ces soirées spéciales organisées chaque été au théâtre : les “Soirées Lyriques”. Un rendez-vous où des opéras ou des concerts prennent place. L’occasion pour les curieux d’assister à des œuvres de renom, comme l’opéra « Aida » de Verdi, l’un des plus appréciés au monde. Une autre explication à cette popularité pourrait être une bâtisse du XVe siècle : le château de Marconnay. Un ouvrage qui a de quoi fasciner, à la fois de style gothique et de style Renaissance, grâce à ses profondes douves, ses imposantes tours ou encore son allure générale qui témoigne de l’architecture défensive et résidentielle de son époque. Pour les passionnés d’histoire et d’architecture, le village regorge décidément de curiosités, comme l’église Saint-Pierre, remaniée au cours des siècles mais dont le riche mobilier et les vitraux attirent tous les regards, le “pont des Bergers », construit aux frais de Louis XIV ou encore des maisons de la fin du Moyen Âge. Mais les véritables vedettes du village, ce sont ces ruines qui nous renvoient 2000 ans en arrière : celles d’une ville gallo-romaine et d’un site archéologique majeur de l’antique province d’Aquitaine. Vous l’aurez sans doute deviné : on vous parle aujourd’hui de Sanxay.

 

Un trésor découvert… par un prêtre archéologue

S’il n’est pas évident de s’en rendre compte à première vue, le site gallo-romain de Sanxay était en réalité une ville moyenne de la province antique d’Aquitaine. Un fait d’autant plus incroyable qu’il s’agit aujourd’hui de l’un des sites antiques les mieux conservés. Estimé à 25 hectares, soit l’équivalent du jardin du Luxembourg à Paris ou de 34 terrains de football, la cité fut une véritable ville foisonnante, occupée du Ier au IVe siècle par des maisons, des commerces, un théâtre, des thermes et un sanctuaire. Abandonné à partir du IVe siècle, le site est ensuite exploité comme carrière de pierre, et ce passé foisonnant sombre petit à petit dans l’oubli. Jusqu’à la fin du XIXe siècle lorsque celui-ci est fouillé par un homme (et son équipe) : le Père Camille de la Croix. Ce prêtre jésuite, archéologue et également président de la Société des Antiquaires de l’Ouest, après avoir été informé de l’existence d’un vaste gisement de ruines gallo-romaines, finance avec son propre argent la réalisation d’une importante campagne de dégagement des vestiges. Ces fouilles de grande ampleur, effectuées de 1881 à 1883, mettent au jour les principaux monuments publics tels que le théâtre, les thermes ou encore le sanctuaire. Elles ont également révélé une ville dense, animée, composée de rues, de maisons et même d’un aqueduc, aujourd’hui remblayé. À la fin des fouilles, le Père Camille de La Croix demande que le site soit racheté et conservé par l’État, ce qui sera partiellement réalisé en 1884 avec l’acquisition des parcelles du théâtre, des thermes et du sanctuaire. 

 

 

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Une cité animée par des combats de gladiateurs et les thermes

Également inscrit sur la liste des monuments historiques et agrandi par de nouvelles acquisitions, le site gallo-romain de Sanxay est aujourd’hui une réserve archéologique de 15 hectares. Si la fonction du site est débattue depuis sa découverte, certains y voyant un lieu de rassemblement tandis que d’autres le perçoivent comme un centre de cure thermale à vocation essentiellement religieuse, il est avant tout une plongée rare dans la vie quotidienne sous l’Empire romain. Il suffit de se trouver au sein du théâtre, qui pouvait accueillir jusqu’à 6 500 spectateurs, pour imaginer les citoyens de l’époque se rejoindre et assister à des représentations théâtrales ou des combats de gladiateurs. Une ferveur que l’enceinte retrouve de temps en temps, notamment l’été lors des fameuses “Soirées lyriques de Sanxay”.  Autre merveille immanquable de la visite : le sanctuaire dédié à Apollon, dieu de la musique, du chant, de la beauté masculine et de la lumière solaire qui , armé de son arc, dirigeait ses flèches contre ses ennemis et frappait ceux qui lui faisaient affront. Quant aux thermes, au-delà de leur excellent état de conservation, ils fascinent par leur côté avant-gardiste : constitués de bassins d’eau chaude, de bassins d’eau froide, de foyers pour les chauffer, d’un système pour l’évacuation des eaux usées et même d’une piscine, il s’agissait d’un véritable complexe de thalasso antique. Un véritable musée à ciel ouvert qui, avec ou sans de la musique d’opéra dans l’air, est une source sans fin d’enchantement.

 

 

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Image à la une : Sanxay © Adobe Stock

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