
À travers plus de 15 000 œuvres, les collections du musée d’Art moderne de Paris célèbrent les arts plastiques des XXe et XXIe siècles depuis le mouvement du fauvisme. Situé à côté du Palais de Tokyo, ce musée municipal vous permet d’en découvrir gratuitement une partie dans ses espaces permanents. Parmi elles, voici douze créations de Raoul Dufy, Louise Bourgeois ou Niki de Saint Phalle.
1. La Fée électricité de Raoul Dufy, oeuvre phare du musée

Conçue par Raoul Dufy lors de l’Exposition universelle de 1937, cette fresque monumentale de 600 mètres de long a longtemps été considérée comme la plus grande peinture du monde. Habitée par une centaine de figures, elle retrace l’invention de l’électricité au rythme des couleurs luminescentes.
2. Le Déjeuner de Pierre Bonnard

Ce tableau, peint en 1932, représente Marthe, la femme de l’artiste, pendant le petit-déjeuner. Vêtue d’un habit d’intérieur, celle-ci paraît avoir les yeux dans le vague et serre entre ses mains une tasse claire. La palette de couleurs qui illumine la pièce suggère une matinée ensoleillée, égayée par un bouquet de fleurs, et sur la table, la nappe blanche fait ressortir certains objets, comme une théière rouge et une tasse bleue.
3. Araignée de Louise Bourgeois

Loin d’être menaçante, l’Araignée de Louise Bourgeois fait figure de protectrice, capable de tisser et de réparer au moyen de sa toile. Une figure qui symbolise sa mère, qui réparait des tapisseries à Paris. Cette thématique revient fréquemment dans son oeuvre, et il existe d’ailleurs plusieurs variations de cette araignée, exposées dans différents endroits du monde.
4. Mélancolie hermétique de Giorgio de Chirico

Peint au début de la Première Guerre mondiale, Mélancolie hermétique représente une scène d’intérieur, dans laquelle Giorgio de Chirico joue avec les espaces entre un buste de l’Hermès Trismégiste, une boîte contenant des biscuits du ghetto juif et un jeu de bois coloré. Des compositions décrites par Giovanni Papini comme « un étrange infini, peuplé de fantômes mécaniques et géométriques ».
5. Nu de Léonard Foujita

Cette oeuvre fut l’un des premiers tableaux de nus d’après modèle vivant peint par Léonard Foujita. Inspirée par l’odalisque d’Ingres et l’Olympia de Manet, cette femme nue a une peau d’un blanc nacré qui semble se fondre dans les draps blancs du lit. D’après le peintre, le modèle représenté serait la fameuse Kiki de Montparnasse.
6. La Femme aux yeux bleus d’Amedeo Modigliani

Il s’agit de l’un des portraits féminins réalisés par Amedeo Modigliani, dont on reconnait le style au visage longiligne et aux yeux en forme de losanges remplis d’un bleu grisé. Une figure mélancolique dont le buste étiré renvoie aux formes de la statuaire africaine.
7. Les Amoureux (après la pluie) de Francis Picabia

Ce tableau, qui appartiendra durant un temps à André Breton, témoigne des expérimentations sur les formes et de l’ironie propre au mouvement surréaliste. Francis Picabia y représente deux amoureux en train de s’enlacer qui se démarquent d’une pièce obscure, laissant seulement percevoir leurs visages et leurs bras.
8. Notre-Dame de Paris 1962 de Niki de Saint Phalle

Après avoir réalisé sa série de Tirs, Niki de Saint Phalle a conçu cette petite sculpture baptisée Notre-Dame de Paris 1962. Ce monument argenté est rempli de petits personnages, tandis les tours et la partie basse sont recouverts de noir. Un aspect grotesque qui est en même temps un clin d’œil au célèbre roman de Victor Hugo.
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Image à la une : La Fée électricité – ©️ Musée d’Art moderne de Paris