
La Joconde, la Vénus de Milo, Le Radeau de la Méduse… ces chefs-d’oeuvre sont les plus emblématiques du Louvre, musée le plus visité dans le monde. Mais parmi ses neuf départements allant de l’Antiquité à la modernité, il demeure aussi le plus grand musée d’art et est loin de se réduire à ces quelques titres iconiques. Voici six autres oeuvres à découvrir au sein de ses galeries.
La triade d’Osorkon

Ce pendentif extrêmement précieux a été élaboré avec de l’or massif et du lapis-lazuli par les orfèvres égyptiens de la XXIIe dynastie (de 945 à 715 av. J.-C.). Celui-ci illustre la triade divine de la famille d’Osiris : au centre, Osiris accroupi avec une couronne atef ; à gauche, Horus et à droite, Isis. Ce bijou serait un trésor de temple, et doit son nom à Osorkon II, pharaon durant la Troisième Période intermédiaire.
L’Européenne

Ce portrait funéraire date de l’Égypte romaine, et a plus précisément été peint entre les Ier et IVe siècles après J.-C. Ces peintures anonymes étaient posées sur le visage du défunt, puis recouvertes de bandelettes pour le momifier. La femme représentée, baptisée « L’Européenne », appartenait aux classes aisées de la société égyptienne, et est illustrée avec une coiffe à la mode de Rome.
La Femme au miroir

Cette toile a été peinte en plusieurs versions par le jeune Titien entre 1525 et 1550 : deux d’entre elles sont notamment conservées à la pinacothèque du château de Prague et au musée national d’art de Catalogne à Barcelone. On y découvre le portrait de La Femme au miroir, une jeune femme faisant sa toilette, et accompagnée par un homme lui présentant deux miroirs. Scène de genre pour certains, allégorie du temps qui passe pour d’autres, cette toile est en tout cas considérée comme l’un des premiers chefs-d’oeuvre du peintre.
Salle 711. Aile Denon (nv. 1)
Panneau de revêtement à la joute poétique

Ce grand panneau iranien fait partie des chefs-d’oeuvre des collections d’art islamique du Louvre. De grand format, il représente plusieurs poètes dans un jardin avec une précision des figures et une diversité des couleurs remarquables. Conçu au XVIIe siècle, il est composé d’un ensemble de grands carreaux en céramique, qui était sûrement l’un des éléments décoratifs d’un palais.
Département des Arts de l’Islam
Les sabines

Peint entre 1796 et 1799 par Jacques-Louis David, ce tableau est un exemple de la peinture d’histoire privilégiée par les néoclassiques. Dès son achèvement, le tableau est exposé au musée du Louvre : mais lorsque Napoléon Bonaparte décide d’expulser les artistes du lieu au début du XIXe siècle, le tableau est d’abord conservé dans l’ancienne église du collège de Cluny, puis au palais du Luxembourg, avant de retrouver les galeries du musée du Louvre en 1826.
Salle 702. Aile Denon (nv. 1)
La Grande Odalisque

On croit parfois que La Grande Odalisque (1814) est exposée au musée d’Orsay : pourtant, cette célèbre toile peinte par Ingres se trouve dans l’aile Denon du Louvre depuis… 1899 ! Elle est connue pour incarner la sensualité formelle des femmes représentées dans les oeuvres orientalistes, par la posture lascive et l’étirement exagéré de la colonne vertébrale. À l’origine, cette toile était une commande de Caroline Murat, la sœur de Napoléon Ier, mais le peintre ne sera jamais payé en raison de la chute de l’Empire.
Salle 702. Aile Denon (nv. 1)
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Image à la une : Ingres, La Grande Odalisque, 1814 – © 2017 GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Franck Raux