
Normalement, en été, on va au cinéma pour échapper à la chaleur… mais bon, en ce mois d’août, on y fonce plutôt pour se réfugier des gouttes de pluie ! Nouvelles comédies, nouveaux drames, films d’actions, films d’animations… Vous trouverez forcément quelque chose qui pourra vous plaire au cinéma. Alors, pour vous guider un peu dans le choix de votre salle, voici un petit tour d’horizon de ce qu’il y a à voir en ce moment sur grand écran.
1. Les 4 fantastiques : premiers pas, de Matt Shakman
Juste après la sortie du Superman de James Gunn, Marvel riposte avec Les 4 Fantastiques, signé Matt Shakman. Décidément, cet été est placé sous le signe des super-héros ! Cette fois-ci, on retrouve les quatre héros dans un univers rétro-futuriste imprégné des années 60, avec une ambiance fidèle aux planches de BD qui ravira les puristes et les fans. Surtout, c’est le grand méchant Galactus qui crève l’écran, très réussi. Pedro Pascal incarne à merveille Reed Richards (Mr Fantastique), acompagné de Vanessa Kirby dans le rôle de Susan Storm (la Femme invisible), sans oublier La Torche Humaine et La Chose. Bande-son épique comme on les aime, belle photographie, effets spéciaux captivants, et bien-sûr, beaucoup d’action : tout est là pour un moment divertissant. C’est LE film à voir en famille, porté d’autant plus par une intrigue où la solidarité et les liens familiaux prennent toute leur place.
2. Eddington, de Ari Aster

Ari Aster n’avait plus besoin de fantastique ni d’éléments surnaturels pour faire des films d’épouvante à la Hérédité : l’actualité contemporaine lui a tout donné. Dans Eddington, on plonge dans une ville du Nouveau-Mexique en pleine crise Covid. Chapeau sur la tête, on reconnaît Joaquin Phoenix dans le rôle du shérif de la petite ville d’Eddington, face à un Pedro Pascal en maire populiste (décidément, on ne se lasse pas de le voir à l’écran). Société fracturée, paranoïa, démocratie érodée par les fake news,.. le film propose une satire (un peu fouillie) des États- Unis. De la mort de George Floyd aux batailles entre pro et anti-masque, il écrit une fable noire d’une violence absurde.
3. Sorry, baby, de Eva Victor

Dans Sorry, Baby, Eva Victor nous livre un premier long-métrage personnel et sincère autour de la reconstruction post-traumatique. Un thème grave, traité ici sans tomber dans un drame pesant ni caricatural : et c’est ce qui fait la force du film. Divisé en chapitres, le récit prend la forme d’une sorte de labyrinthe temporel, un scénario déstructuré parfait pour aborder ce sujet. À coup de flashbacks, on suit l’héroïne avant, pendant, et après un traumatisme que l’on devine sans jamais voir. Au cœur du film surtout : une ode à l’amitié, dessinée à travers le lien inébranlable avec son amie d’université, qui s’entrelace avec la tentative de reconstruction de l’héroïne. Une narration très humaine, authentique, ponctuée de touches d’humour.
4. Gangs of Taïwan, Keff

Sorti le 30 juillet, ce thriller dramatique signé Keff s’impose en même temps comme un thriller politique et social qui scrute une jeunesse taïwanaise marginalisée (un univers d’ailleurs peu vu sur nos écrans). Cette jeunesse prend le visage de Zhong-Ha, un jeune homme qui travaille dans un restaurant familial et mène une double vie entre activités criminelles et responsabilités familiales, entre nuit et jour. Le film s’embarque dans une spirale de tensions et de brutalité croissante, tout en s’accordant des moments plus calmes. Dans un cadre urbain sombre et une esthétique ultra réaliste, on y découvre une jeunesse abandonnée, prise dans la violence et le désespoir sur fond de démocratie menacée. Un polar percutant, à la mise en scène soignée !
5. Amélie et la métaphysique des tubes, Maïlys Vallade et Liane-Cho Han

Ses couleurs éclatantes, ses décors féériques et ses jolies musiques donnent une seule envie : plonger dans le film. Amélie et la métaphysique des tubes, adapté du roman d’Amélie Nothomb, est un film d’animation touchant qui nous fait voir le monde à travers les yeux d’une enfant de 3 ans : Amélie, petite fille belge née au Japon. Elle y apprend à parler, à comprendre ce qui l’entoure, à s’émerveiller… bref, elle s’éveille à elle-même après deux ans de sorte d’inconscience. Un récit plein de poésie et de tendresse, capable de toucher aussi bien les adultes que les plus jeunes spectateurs.
6. Celui qu’on attend le plus : Sentimental Value, de Joachim Trier

Il faudra attendre le 20 août pour enfin découvrir en salle le lauréat du Grand Prix du Festival de Cannes 2025. Le synopsis ? Un réalisateur retrouve ses deux filles après des années d’absence. En plein dans la réalisation de son prochain film, il demande à l’une d’elles Nora, comédienne, d’y tenir un rôle : celui, potentiellement de sa mère dépressive. Plongée intime dans une maison de famille chargée de souvenirs, ce drame nordique annonce mêler émotions et histoire familiale liée au cinéma.
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