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Paris Insolite

La légende du barbier et du pâtissier sanguinaire

A la fin du 14ème siècle, les petits  pâtés d’un maître pâtissier de l’Île de la Cité comptaient parmi les plus réputés de la capitale. Délicats et savoureux, ils avaient pourtant une recette très singulière ainsi qu’un petit parfum de crime.

La légende dit q’en 1384 au coeur de l’Île de la Cité, un  pâtissier et un barbier de la rue des Marmousets s’étaient associés pour un trafic aussi rentable que macabre.

Leur funeste entente reposait sur une froide répartition des tâches. A charge pour le barbier d’égorger les proies, souvent de pauvres étudiants du chapitre de Notre Dame. Une fois les corps dépecés, celui-ci  les envoyait  par une trappe chez son voisin le pâtissier. Celui-ci se chargeait alors de mitonner les fameux petits pâtés à base de chair humaine fraîche. Le roi Charles VI  lui-même en aurait été amateur.

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Les deux compères furent démasqués en 1387 lorsque le chien de l’une des victimes alerta le voisinage et la maréchaussée par ses hurlements continus devant la boutique du pâtissier sanguinaire.

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Dans la cave des preuves accablantes furent découvertes dont le fameux billot servant à étriper les corps. Le barbier et le pâtissier finirent brûlés vifs dans une cage de fer. Leurs échoppes, véritable petit théâtre d’horreur à l’odeur pestilentielle furent totalement rasées. Aujourd’hui à l’emplacement des maisons on trouve le garage des policiers motocyclistes de l’Île de la Cité. Il ne reste qu’un seul supposé vestige : une pierre au fond du garage qui pourrait être un reste du fameux billot de découpe du pâtissier fou !

Si vous souhaitez faire un pèlerinage chez le barbier fou et le pâtissier sanguinaire, il faut vous rendre au 20 rue Chanoinesse (anciennement Marmousets).

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Vos commentaires

4 commentaires

  • Guillemette
  • 1 septembre 2013
  • 14h39
  • Répondre

ouais , ils l’ont mis en scène au Manoir de Paris

Et vivent les légendes urbaines ! Il suffit qu’il reste une pierre de l’ancienne rue des marmousets pour qu’on l’attribue immédiatement à cette histoire, dont on ne trouve aucune trace dans aucune chronique, chroniques pourtant florissantes au temps de Charles VI.
Tant qu’il y aura des gens pour les relayer… « Les gens ont besoin de rêver, mon bon monsieur ».

Je dirais que la légende fut adapté pour le film et délocalisé à Londre .. ;-)

Cette historie me rappelle beaucoup de celui de Sweeny Todd, qui vivait à Londres. Est-ce que chaque ville a son propre version peut-être? ;-)

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