L’appartement figé dans le temps depuis 1942

A l’image du château de la Belle au bois dormant, où le temps s’est  arrêté…  un appartement parisien, inoccupé depuis 70 ans, a été découvert dans le quartier de Pigalle, juste à coté de l’église de la Trinité.

Derrière la porte, sous une épaisse couche de poussière, un appartement de 140 mètres était à l’abandon depuis 1942, période culminante de la second guerre mondiale ! La propriétaire, Madame de Florian, était en réalité partie dans le sud de la France afin de fuir l’arrivée des allemands dans la capitale, un départ qui sera sans retour pour cette femme. Suite à son récent décès, à l’âge de 91 ans, les huissiers chargés de dresser l’ inventaire de ses biens, ont donc découvert un véritable trésor figé dans le temps depuis 70 ans .

 

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De magnifique plafonds en bois, un vieux poêle à bois, un évier en pierre,  des peluches d’avant guerre ou encore d’anciennes lettres d’amour… tout est  resté intact pendant plus d’un demi siècle !

 

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Mais l’histoire n’aurait pas un tel intérêt sans le trésor présent dans l’appartement. Un chef d’oeuvre du peintre Giovanni Boldini était accroché dans le salon. La peinture représente Marthe de Florian, ancienne actrice, dans une robe du soir rose pâle. Parmi les admirateurs  de cette femme se trouvait Georges Clemenceau.

Le tableau a été vendu à un amateur pour 1,7 million d’euros, soit 2,1 millions d’euros avec les frais, un record mondial pour l’artiste… le prix de la passion.

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 Crédit photos : GETTY Images

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(26) Vos commentaires

  1. Hello ! Je viens de partager ton article sur ma page fan, car c’est une véritable trouvaille ! J’adore l’histoire et je suis passionné par les découvertes. Celle-ci vaut son pesant d’or et qui plus est, Fabien, tu donnes vraiment envie d’aller voir ce trésor… Même si c’est impossible. Mais ça me plairait. Merci pour l’info, à bientôt, Lulu.

  2. Bonjour,

    Je souhaitais apporter quelques précisions. La découverte de l’appartement a été faite par Olivier Choppin-Janvry il y a deux ans, après que Mme de Florian — partie habiter dans le sud de la France avant la deuxième guerre, soit décédée en 2010 à 91 ans, sans jamais être retournée dans l’appartement. Cette dame était la petite fille de l’actrice Madame Marthe de Florian.

    Si elle est partie avant, elle devait avoir 20 ans lorsqu’elle a hérité de l’appartement parisien pour lequel elle a payé les charges.

    Dans le blog on se perd un peu car on croit que c’est l’actrice qui est partie durant la guerre. Un léger anachronisme.

    Pour la petite histoire, Olivier Choppin-Janvry a été mis en examen en Mai 2011 pour recel de vols en bande organisée et d’association de malfaiteurs, dans l’affaire des « cols rouges ». Aïe…!

    Cordialement,

    Odi

    • Merci pour ce complément d’information ;)

  3. Pourquoi ne pas en avoir fait un musée?

    Quel gâchis

    !

  4. Dingue qu’il y est encore des appartements de ce type sur Paris !!!
    Est-ce le seul ?
    En tout cas, çà peut légitimement prendre le nom de trésor

  5. Excellente découverte.
    Si quelqu’un a une machine a remonter le temps, je suis preneur

  6. Bonsoir, Au lieu d’en faire un musée ou de le laisser entre les mains de notaires mis en examen pour recel etc, il serait formidalbe que cet appartement après travaux et aménagement revienne à des personnes sans logement dans notre si belle capitale…

    • Des apparts mis à disposition de personnes sans logement, il y en a déjà des tas à Paris, ça s’appelle des hlm et on y trouve des députés, des sénateurs, des vice présidentes de sos racisme aujourd’hui ministre, etc.

  7. j’adore antique

  8. Quando soube da história ousei fazer um conto “Fantasma de Amor”

    Fantasmas de Amor

    “ AQUI EXISTE A FORTALEZA DE NEVOAS
    AMOROSAS”

    Estava na Place de Tertre com um amigo quando vi se aproximar uma velha senhora pálida e diáfana, igual a lua que iluminava a noite parisiense. Ela sentou-se e perguntou se éramos namorados. Olhamo-nos e rimos: Sim, já fomos!
    Ela tirou da bolsa um pacote e nos entregou. Fitas gastas amarravam os envelopes amarelecidos pelo tempo. Senti um arrepio ao recebê-lo. O meu companheiro, estava assustado e como se diz: de cabelos em pé! Na ânsia de abrir o tesouro, quando procuramos a mulher tinha se evaporado.
    Um sopro gelado passou em nossas nucas. Foi tão forte que nos abraçamos. Era verão de tempo morno e agradável. Parados com o pacote nas mãos, voltamos para o hotel.
    Curiosa com o acontecido fomos para o meu apartamento. Ao chegar espalhei as cartas em cima da cama. Num dos envelopes li um nome: Marthe Florian. 13, Rue de St. Lazare.Paris
    Começamos a leitura. Ele leu a primeira carta e chamou à minha atenção o tom de sua voz: rouca e pronunciando as palavras quase num sussurro. De vez em quando me olhava com paixão. Quando li a segunda, me deparei com um texto belíssimo,que passo a transcrever:
    “Uma corrente de vento frio penetra na poeira dos antepassados. Aqui existe a fortaleza de névoas amorosas. O tempo, inexorável não dispersa a memória metafísica dos seres amantes envergados nas energias deste quarto. Ruídos silenciosos atraem os corpos outrora carnais. O prazer dissipa-se luxuriante nos abismos infernais. Resta a aliança espiritual do verdadeiro amor dos fantasmas. Tudo vira pó, menos os momentos inerentes ao nosso olhar que nas sombras tenebrosas da inexistência humana aliviados pela liberdade de um amor sublime permanece em nossos vestígios na terra, cerra o prazer curto. A longevidade dos tempos nunca nos esquecerá porque a união do amor é sempre fora do alcance humano. Nesse mundo perdura a essência da nossa fidelidade”
    A leitura continuou num clima de mistério. Nas palavras escritas fluíam as mais lindas e ardentes frases de amor jamais ouvidas por um mortal. Enquanto as cartas eram dissecadas, inconscientemente assumimos o papel dos amantes. Estávamos num sóbrio apartamento, cercado de objetos de artes, quadros e muitas quinquilharias. Pesadas cortinas de veludo impediam a entrada da luz. Como numa peça de teatro, cada ato era uma surpresa.
    Foram treze cartas entrelaçadas com tórridas cenas de amor e pecado. Cansados adormecemos. Acordei com um vento gélido lambendo o meu corpo nu. Caído numa cadeira, um Mickey Mouse era a única coisa que lembrava o velho e assombrado ninho de amor.
    Ao meu lado o amigo dormia com uma linda expressão de homem saciado. Abrindo os olhos e sorrindo ele perguntou: Você tem medo de fantasmas? Ina Melo. Paris, Place de Tertre. Ag.012

  9. Moi, qui cherche un appartement, dommage je n’ai pas vu d’annonce sur ce véritable musée.
    J’espére que son actuel propriétaire est conscient de sa valeur culturelle

  10. Il existe ” la maison Mantin” à Moulins qui a réouvert ses portes récemment après avoir été fermée 100 ans, une visite étonnante

  11. Mickey à Paris en 1942 ?

  12. @ Laurent : Mickey est né en 1928, et était déjà arrivé en France en 1942…

  13. Juste fabuleux et empreint d’une telle nostalgie!

  14. Mickey ayant été créé en 1928 et le journal de Mickey (hebdomadère français) en 1934 il semble bien que cela puisse être tout à fait possible!

  15. Oui Mickey à Paris en 1942, puisque Mickey en figurine date de 1930!!

  16. Propriétaire d’un 140m² en plein Paris à 20 ans, qui fuit pendant la guerre et ne remet jamais les pieds dans son appartement en 70 ans… Cet article donne envie de connaitre l’histoire de cette femme.

    • Il y a un secret dans cette histoire qu’on aimerait bien connaître.

    • Ouai enfin 140m² à l’époque c’était loin d’être un trèsor un, il y a pas si longtemps Paris était encore abordable et avoir 100m² c’était à la porté de pas mal de monde.

      Je suppose que cette dame à penser que son appartement avait été pris par les allemands ou détruit pendant la guerre…

  17. Espérons que l’appartement reste tel quel. Que les objets ne soient pas vendus séparement, qu’ils ne soient ni déplacés, ni dépoussièrés !

  18. hello quelle surprise de découvrir cet appartement combien d autre comme cela perdu ou abandonné par leurs propriétaires laissant derrière eux une histoire et puis ses tableaux pour certains de très grandes valeurs c est un peu comme découvrir les tombeaux dans la vallée des rois en plus petit bien sur moi je suis fasciner par ses histoires du passées vraiment

  19. Etrange commentaire : “l’histoire n’aurait pas un tel intérêt sans le trésor présent dans l’appartement”. Donc, le fait on ne peut plus insolite de retrouver un appartement intact après 70 ans d’oubli n’est pas suffisant ? Il faut qu’il y ait des sou-sous pour que l’histoire soit vraiment digne d’intérêt ? Des toiles de maîtres, il y en a dans tous les beaux quartiers, des peintures et des sculptures de grande valeur marchande, on en voit dans toutes les logements cossus. Et ils ne sont pas si rares dans la Capitale. En revanche, ce vestige d’une autre époque, ce voyage dans le temps, je doute qu’on le rencontre à tous les coins de rue et toutes les années.

  20. En tout cas c’est la preuve vivante qu’on peut laisser un appartement vide à Paris sans être systématiquement cambriolé. J’espère qu’elle avait pensé à fermer l’eau et le gaz avant de partir.

  21. En effet, c’est une belle découverte que cet appartement figé tel quel en 1942… Il devait bien receler de nombreux trésors!!!
    Belle histoire aussi pour ce tableau, maisc ela veut bien dire que l’appartement n’est pas resté tel quel. Ce besoin de détruire ou de se séparer des traces du passé qu’ont les gens…

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