
À quelques minutes des plages des Sables-d’Olonne, le Zoo des Sables réunit plus de 400 animaux au cœur d’un étonnant écrin de verdure. Mais ce parc animalier vendéen se présente surtout comme un « Écozoo », très engagé dans la conservation des espèces menacées, le bien-être animal et la protection de la biodiversité. Une philosophie que l’on retrouve tout au long de la visite, qui nous a réservé quelques rencontres étonnantes et des anecdotes parfois drôles, touchantes et franchement inattendues.
Le Zoo des Sables, un écrin de nature à deux pas de l’océan
À peine entrés dans ce parc animalier des Sables-d’Olonne, on en oublierait presque que l’océan se trouve à quelques dizaines de mètres ! Les allées serpentent sous les arbres, au milieu d’une végétation dense qui rend la visite particulièrement agréable lorsqu’il fait chaud. Sur seulement trois hectares, le Zoo des Sables réunit plus de 350 espèces végétales, toutes identifiées, qui participent pleinement à l’identité du lieu. Ce décor très ombragé offre une vraie parenthèse de fraîcheur en plein été et contribue aussi à préserver une biodiversité locale souvent insoupçonnée. Comptez environ deux heures pour parcourir tranquillement le parc.

Dans cet espace relativement compact vivent plus de 400 animaux appartenant à une cinquantaine d’espèces, parmi lesquelles des pandas roux, des panthères de l’Amour, des girafes de Kordofan, des loups à crinière ou encore des tamarins lions dorés. On peut également y observer le lion de l’Atlas, disparu à l’état sauvage au cours du XXe siècle. Créé en 1963 puis repris en 1975 par la famille Gay, également à la tête du Bioparc de Doué-la-Fontaine, seul zoo troglodytique du monde, dont nous vous avions déjà parlé, le Zoo des Sables a peu à peu développé cette identité très végétale et cette approche d’« Écozoo » qui fait aujourd’hui sa singularité.

Des histoires d’animaux inattendues
La visite nous a également appris quelques anecdotes intéressantes et amusantes. On a par exemple appris que le cri d’un gibbon pouvait être entendu jusqu’à neuf kilomètres ! Mais notre histoire préférée est sans hésiter celle d’un nandou et d’une vigogne. L’un est un grand oiseau incapable de voler, l’autre un mammifère proche du lama, et pourtant ces deux-là sont inséparables depuis plusieurs années et sont même devenus de petites stars des réseaux sociaux ! Il faut dire que les voir évoluer ensemble est particulièrement touchant.

Mais toutes les histoires de cœur ne se déroulent pas aussi paisiblement ! Chez certaines espèces, les équipes peuvent assister à de véritables scènes de vaudeville lorsqu’un partenaire manifeste un peu trop d’intérêt pour un autre. C’est notamment arrivé chez les aras de Buffon ou les manchots du Cap : jalousies, infidélités et changements de partenaire peuvent aussi rythmer la vie du groupe. Comme quoi, les complications sentimentales ne sont pas exclusivement réservées aux humains !

Derrière ces anecdotes amusantes se cache toutefois une réalité beaucoup moins légère : 69 % des espèces présentées au Zoo des Sables sont menacées ou quasi menacées dans leur milieu naturel. Tout au long du parcours, le parc cherche donc aussi à mieux faire connaître ces animaux, les menaces auxquelles ils sont confrontés et les moyens de contribuer à leur protection.
Un Écozoo engagé pour la biodiversité
Ce terme d’« Écozoo » n’est d’ailleurs pas là par hasard. Le parc revendique une approche globale qui mêle bien-être animal, conservation des espèces menacées, sensibilisation du public et protection de la biodiversité locale. C’est aussi un aspect que l’on a particulièrement apprécié pendant la visite : ici, les équipes accordent une place centrale aux conditions de vie des animaux et s’y consacrent avec beaucoup de passion. Le bien-être des animaux est évalué selon plusieurs grands critères liés notamment à l’alimentation, à l’environnement, à la santé, au comportement ou encore à leur état émotionnel. Une manière très concrète d’identifier ce qui fonctionne, mais aussi ce qui peut encore être amélioré.

Tout comme au Bioparc de Doué-la-Fontaine, l’engagement du Zoo des Sables dépasse largement les limites du parc. À travers Écozoo Conservation, il soutient plusieurs dizaines de programmes consacrés aux espèces menacées. Le panda roux en est un bel exemple : depuis treize ans, le zoo finance le salaire d’un « Forest Guardian » au Népal. Prem Dorjee Sherpa assure cette mission depuis 2014 dans la forêt communautaire de Chhipchhipe, où il surveille les pandas roux et leur habitat, installe des pièges photographiques et accompagne aussi des groupes d’écotouristes. Une activité qui permet à la fois de mieux connaître l’espèce et d’impliquer les populations locales dans la protection de la forêt. Le parc participe également à la sauvegarde d’autres espèces à travers le monde. En Équateur, sa directrice scientifique Sandrine Silhol coordonne notamment un programme consacré à l’ara de Buffon, classé en danger critique d’extinction, et a participé fin 2025 à la réintroduction d’un de ces oiseaux dans son habitat naturel.
Et nul besoin de partir à l’autre bout du monde pour protéger la biodiversité. Depuis 2024, deux écuroducs ont été installés aux abords du zoo, à environ sept mètres de hauteur, afin de permettre aux écureuils roux de traverser la route sans danger. Des caméras permettent même d’observer leurs passages et de mieux connaître la population locale. Nichoirs pour oiseaux et chauves-souris ou hôtels à insectes complètent cette attention portée aux espèces qui vivent librement autour du parc, parmi lesquelles figurent aussi les hérissons.
À deux pas de l’océan, le Zoo des Sables offre ainsi une sortie aussi agréable qu’instructive aux Sables-d’Olonne. Un Écozoo à taille humaine où l’on vient autant pour observer les animaux que pour mieux comprendre les enjeux liés à leur protection… avec, au passage, quelques histoires que l’on n’est pas près d’oublier !
Zoo des Sables – Écozoo
Route du Tour de France, 85100 Les Sables-d’Olonne
Ouvert tous les jours jusqu’au 11 novembre 2026, puis pendant les vacances de Noël
En juillet et août : de 9h30 à 19h30 (attention : la billetterie ferme 1h30 avant la fermeture du parc.)
Tarifs 2026 : 20 € adulte, 16 € enfant de 3 à 10 ans
Gratuit pour les moins de 3 ans
Durée de visite : environ 2 heures
Image en Une : Une panthère de l’Amour au cœur de la végétation du Zoo des Sables. © Zoo des Sables
Mélina Hoffmann