Cette villa aux portes de Paris a accueilli une icône panthéonisée et son guépard

Villa Beau Chêne

Au cœur des Yvelines, une villa au charme tranquille garde le souvenir de quelques-unes des plus belles années parisiennes… de Joséphine Baker. C’est dans ce havre de paix aujourd’hui rénové, que l’artiste et militante entrée au Panthéon en 2021 a vécu avant la Seconde Guerre mondiale, entourée de ses animaux exotiques.

Un havre de paix pour la star du music-hall

On vous a déjà parlé du superbe château des Milandes en Dordogne, où Joséphine Baker a accueilli sa “tribu arc-en-ciel” et vécut ses jours les plus heureux avec cette grande famille.  Mais plus près de la capitale, au Vésinet (78), une autre demeure garde la mémoire de la grande artiste de music-hall, danseuse, chanteuse et résistante : la villa Beau Chêne. Construite par l’architecte vésigondin Louis Gibert entre 1890 et 1891, elle déploie avec élégance pas moins de 826 m² répartis sur 18 pièces, au cœur d’un parc à l’anglaise de plus d’un hectare. C’est en 1928, âgée de seulement 23 ans et déjà star internationale, que Joséphine pose ses valises dans ce coin paisible aux portes de Paris. Elle y vit près de vingt ans, jusqu’en 1947, entourée de ses fidèles compagnons : son guépard domestique Chiquita, son chimpanzé Ethel, ainsi que des oiseaux colorés, cygnes, canards, chat et lapin. On s’imagine avec plaisir l’atmosphère qui y régnait à l’époque, ce climat de liberté vécu au rythme des animaux, des fleurs, et de la musique. Là-bas, Joséphine aimait surtout passer de longues heures dans sa serre en fer forgé, à s’occuper de ses plantations. Même si la demeure était avant tout un cocon de tranquillité, ce cadre enchanteur était aussi l’endroit rêvé pour organiser des réceptions mémorables, où se mêlaient artistes et personnalités du monde entier.

Pendant la guerre

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Julie Larchi (@julie_larchi)

La Seconde Guerre mondiale vient évidemment interrompre cette vie mondaine. En 1940, la France est occupée et Joséphine Baker, engagée dans la Résistance, s’éloigne de sa villa. La demeure subit alors de lourds dommages et est en partie saccagée par les Allemands. Revenue après la Libération, l’artiste donne en 1947 une immense fête, dans laquelle artistes et chefs d’Etats se retrouvent, avant de quitter définitivement la villa. 

Un joyaux restauré pour 10 millions d’euros

Villa Beau Chêne @adler_dan_deferla sur INstagram
Serre Villa Beau Chêne @adler_dan_deferla sur Instagram

Aujourd’hui, le lieu garde encore la mémoire de ces belles années. Dans le domaine, la serre, le magnifique jardin à l’anglaise, le kiosque à thé et même la cage de Chiquita sont toujours là… Le lieu a connu une restauration exceptionnelle, avec 10 millions d’euros investis pour redonner vie à l’ensemble, tout en respectant l’esprit des années Joséphine. Les façades ont été restaurées à l’identique, la toiture refaite, et l’intérieur (qui comptait douze chambres, quatre salles de bain, deux salons et une maison de gardien) a été entièrement rénové pour la première fois depuis sa construction. Mise en vente pour 19,9 millions d’euros, la demeure cherche encore preneur, et ce depuis plus de six mois. Et comme tout le monde ne peut pas s’offrir ça, les curieux peuvent la découvrir à l’occasion des Journées du Patrimoine. 

Image à la une
Villa Beau Chêne ©  @adler_dan_deferla sur Instagram

A lire également

Savez-vous que Joséphine Baker avait 3 amours : son pays, Paris et ce château dans le Périgord ?