
À Paris, près de 10 % des appartements restent vacants durant l’année. En pleine crise du logement, le Conseil de Paris a décidé d’adopter une surtaxe, ce vendredi 17 juillet 2026, afin d’inciter les propriétaires à remettre leur bien sur le marché locatif. Et selon le contexte, la Ville peut même les accompagner dans leur démarche.
10 % des logements vacants à Paris
Paris connaît une crise du logement : des loyers coûteux, des appartements vétustes, des locations difficiles à trouver… Et pourtant, 139 075 logements seraient vacants selon l’INSEE, soit environ 10 % de la totalité des logements parisiens ! Beaucoup de propriétaires gardent en effet des biens inhabités, loués de manière ponctuelle en Airbnb ou délaissés au fil des années, sans se décider à en faire une location durable ou une mise en vente.

Pour changer la donne, le Conseil de Paris a donc adopté une surtaxe, ce 17 juillet 2026, concernant ces appartements laissés vides. L’objectif : convaincre les propriétaires de louer ou vendre leur logement vacant afin de renouveler l’offre et permettre de remédier à la crise du secteur. Avec cette mesure, la Ville de Paris souhaite remettre environ 20 000 logements vacants sur le marché.
Une taxe réformée
La surtaxe votée par le Conseil de Paris doit remplacer la taxe sur les logements vacants qui existait déjà depuis 1999. Pour encourager les différents territoires de la région à la mettre en place, il a été décidé que les recettes soient directement reversées aux communes volontaires. Ainsi, la loi prévoyait déjà de rendre imposable un logement laissé vacant depuis au minimum un an dans une commune touchée par la crise.

Jusqu’ici, cette loi décrétait que les taux étaient de 17 % dès la première année, puis de 34 % dès la deuxième année de vacance, mais chaque commune pouvait toutefois décider de les augmenter respectivement à 30 % et 60 %. Une hausse alors facultative qui a été définitivement adoptée par la Ville de Paris, après une délibération présentée au Conseil de Paris, et sera appliquée dès janvier 2027. Ainsi, selon les calculs de la Mairie, un propriétaire d’un appartement vacant de 30 m2 sera taxé d’un montant de 1 400 euros la première année au lieu de 790 euros autrefois.
Un accompagnement pour les propriétaires
Selon le contexte, les logements ne sont pas toujours laissés volontairement vacants par leur propriétaire. Parfois, un bien peut rester vide à cause d’une succession, d’une procédure judiciaire en cours, de travaux nécessaires avant la mise en location, ou encore d’une mise en vente qui ne trouve pas de preneur… S’il s’agit de l’une de ces situations, les exonérations existantes sont alors maintenues, à condition de se déclarer sur le site des impôts, à la rubrique « Gérer mes biens immobiliers ».

Par ailleurs, si vous êtes propriétaire et que vous souhaitez être accompagné dans vos démarches, sachez que la Ville de Paris propose plusieurs dispositifs pour vous aider à mettre votre logement en location. Vous pouvez par exemple confier votre bien à aux équipes du dispositif Louez Solidaire et Sans Risque, qui s’occupent de tout pour trouver une famille dans le besoin et lui louer votre logement en toute sécurité. Si votre logement nécessite des travaux dans les parties privatives, des aides peuvent aussi vous être attribuées. Et si vous voulez en savoir davantage, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec les juristes de l’ADIL dans votre mairie d’arrondissement !
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Image à la une : Un immeuble parisien – © Alexander Demyanenko / Adobe Stock