
En vous promenant sur le boulevard de Belleville, levez la tête au numéro 51. Vous apercevrez quatre enfants se porter les uns sur les autres jusqu’au sommet d’un immeuble. Choisie par les riverains, cette fresque monumentale a été réalisée par Seth en 2025 et se dévoile tout juste aux Parisiens.
Pour les « Gamins de Belleville »
Réalisée en 2025, cette fresque monumentale s’est dévoilée en ce mois d’octobre sur un mur du 51 boulevard de Belleville. Signée Seth, cette oeuvre représente plusieurs enfants aux vêtements bigarrés, juchés les uns sur les autres jusqu’à atteindre le toit. Entre eux se trouvent des objets en tout genre, comme un parapluie, des livres ou un sac à dos. L’artiste a l’habitude de représenter des enfants dans ses fresques murales, et décide ici de les baptiser les « Gamins de Belleville« .
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Mais le message semble être plus universel. Ces quatre enfants ont été voulus « de milieux et de cultures différentes » par Seth, qui les représente comme un totem soutenant et élevant l’humanité grâce à leur solidarité. Se portant les uns les autres, ils contribuent en ce sens à se grandir, et à grandir leurs esprits par l’éducation symbolisée avec les livres.
Un choix des riverains
Cette fresque n’est pas apparue par hasard, un matin, dans le quartier de Belleville. En réalité, celle-ci a été soumise au vote des riverains. En effet, en décembre 2024, ceux-ci avaient la possibilité de dire leur préférence entre plusieurs dessins esquissés par Seth. Conçue dans le cadre du projet « De l’art et la culture dans les rues du 11e arrondissement » voté au Budget participatif, cette fresque monumentale a été réalisée afin dans l’idée de célébrer « la diversité des populations présentes dans le quartier dans une esthétique colorée ».
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Qui est Seth ?
Si vous êtes amateur d’art urbain, Seth est sûrement un nom que vous avez déjà entendu quelque part… L’artiste, de son vrai nom Julien Malland, a déjà réalisé de nombreuses fresques sur les murs de Paris. On en trouve notamment plusieurs dans le quartier de la Butte-aux-Cailles (13e), ainsi que dans le Quartier latin (5e). Son style est facilement reconnaissable, avec la représentation d’un enfant aux vêtements colorés, nous tournant souvent le dos de sorte que son visage reste caché. Ainsi, cette figure prend une dimension universelle et incarne des valeurs humanistes.

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