Après les suppressions de places de stationnement, la piétonnisation des quais de Seine et les nouvelles pistes de cyclables qui rétrécissent les routes, la Mairie de Paris n’en a pas fini avec les restrictions à destination des automobilistes. Anne Hidalgo évoquait déjà ce souhait lors de sa campagne, c’est désormais une affaire qui roule : d’ici la fin de l’année, les véhicules motorisés devront circuler à 30 km/h dans toute la capitale. Seuls quelques grands axes devraient échapper à la règle.

La quasi-totalité des routes de la capitale en zone 30

On l’a appris ce jeudi par David Belliard, élu EELV chargé notamment des transports, lors du Conseil de Paris. Si aujourd’hui, 60% du territoire parisien est déjà limité à 30 km/h, la mesure pourrait être étendue à toutes les rues parisiennes d’ici la fin de l’année ou au plus tard début 2022. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cela n’a pas pour objectif de limiter le nombre de véhicules sur les routes, précise la Mairie de Paris, mais plutôt d’améliorer la sécurité routière. Selon elle, plus la vitesse des véhicules motorisés est importante, plus le risque d’accident grave ou mortel est élevé. En second lieu, les nuisances sonores sont également pointées du doigt.

Seul problème : les grands axes de la capitale comme la rue Réaumur ou les Grands Boulevards ne sont pas du ressort de la Mairie de Paris. C’est pourquoi cette dernière prévoit de s’entretenir avec la préfecture de Police, en charge de ces routes actuellement limitées à 50 km/h, pour que la quasi-totalité d’entre elles passent à 30 km/h. Si le périphérique n’est bien évidemment pas concerné par cette mesure, la Mairie souhaiterait, à terme, faire passer sa vitesse maximale de 70 km/h à 50 km/h. Des questions qui sont divisent encore les Parisiens.

A lire également :
Covid-19 : l’offre de locations d’appartements meublés explose dans la capitale

Les prochaines visites guidées



Voir toutes nos activités