Ce jardin de la 6e plus grande ville de France abrite 800 m² de serres et plus de 50 000 fleurs plantées chaque année

Jardin des Plantes de Nantes © Adobe Stock

7 hectares de verdure en plein centre-ville, 10 000 espèces, 800 m² de serres et plus de 50 000 fleurs plantées chaque saison : cet incroyable espace figure parmi les quatre grands jardins botaniques de France et réserve bien des surprises au-delà de ses collections uniques.

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D’un jardin d’apothicaires à un jardin royal des plantes

C’est en 1687 qu’est créé le premier jardin botanique de la ville de Nantes. Les maîtres apothicaires se voient confier la jouissance d’un terrain situé à l’ouest de la ville, uniquement destiné à la culture des végétaux. Ainsi, au XVIIIe siècle, la ville ne comporte pas de jardins particulièrement signifiants destinés à la promenade. Plus tard, ce jardin se développe sous l’action de Pierre Chirac, l’intendant du Jardin du Roi, situé à Paris. Ce dernier comprend vite le rôle que peut jouer un jardin botanique qui se situe dans un port alimenté par un fort trafic de produits exotiques et qui, grâce à la Loire, permet un accès aisé vers Paris. L’intendant y voit notamment un lieu idéal pour favoriser l’acclimatation des plantes tropicales rapportées par les navigateurs de leurs lointaines escapades. En 1719, le jardin des apothicaires devient officiellement un “jardin royal des plantes”, subordonné au Jardin du Roi. Un développement considérablement encouragé par l’ordonnance royale prise le 9 septembre 1726 par Louis XV pour “assujettir les Capitaines des Navires de Nantes d’apporter Graines & Plantes des Colonies des Païs Etrangers, pour le Jardin des Plantes Médicinales établi à Nantes”. Le succès est tel que le Jardin des apothicaires se révèle vite trop petit pour accueillir toutes les plantes. Mais la Révolution française éclate et met fin à l’idée d’un agrandissement. Au lieu de cela, le 10 juin 1793, la Convention nationale prend un décret qui marque la réorganisation des jardins botaniques en France : il y est notamment décidé la création dans chaque département d’un jardin botanique de quatre arpents (ancienne unité de mesure). Il faut finalement attendre 1860 pour que le Jardin des Plantes de Nantes tel que nous le connaissons soit inauguré, un lieu qui s’inscrit dans la tradition du jardin dit à l’anglaise.

 

Une collection impressionnante qui est le fruit d’un échange mondial

Véritable paradis urbain dédié à la botanique, le Jardin des Plantes des Nantes se révèle le lieu idéal pour enrichir ses connaissances sur les collections végétales. Parmi elles, le camélia, avec 600 variétés différentes, mais aussi les orchidées, visibles dans les serres. En déambulant dans les allées, on a également l’occasion d’admirer des végétaux rares et très anciens, comme le magnolia d’Hectot, véritable doyen avec plus de 200 ans au compteur et dont le tronc affiche une circonférence de 2,30 mètres. Autre merveille, le tulipier de Virginie, culminant à 35 mètres, ou le pin Wollemi, jeune arbre planté en 2009. Découvert en Australie, il est exceptionnel de par sa rareté puisque l’on en trouve moins d’une centaine en milieu naturel de nos jours. Comment expliquer une telle collection ? Depuis plusieurs décennies, les jardins botaniques ont instauré entre eux un système d’échange gratuit et universel de semences, en éditant chaque année la liste des graines disponibles au don : l’Index Seminum. Le Jardin de Nantes reçoit environ 1 000 espèces par an, issues en moyenne de 150 institutions. Cette pratique des Index Seminum remonte au XVIIIe siècle et constitue le plus ancien système de coopération scientifique internationale. L’occasion de rappeler que les jardins botaniques sont avant tout des lieux abritant des collections végétales, d’ici et d’ailleurs, mais qui ont également un rôle de conservation du vivant, à travers la culture de plantes botaniques, rares ou communes, issues de milieux naturels ou provenant d’autres jardins botaniques.

 

 

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Un charme omniprésent et intemporel

Une beauté qui ne passe plus inaperçue, y compris au niveau international. Pour la quatrième année consécutive, trois jardins de la ville de Nantes ont en effet remporté le Green Flag Award, pour la bonne gestion de trois espaces verts. Et parmi eux, on retrouve bien entendu le Jardin des Plantes, qui a su séduire grâce à la qualité de conservation de son patrimoine. Un charme qui opère tout au long de l’année, entre l’effervescence du printemps, la programmation festive de l’été, le feuillage éclatant de l’automne ou encore le spectacle somptueux des camélias et des magnolias en hiver. Une bonne raison supplémentaire de venir découvrir cet espace vert emblématique de la ville que l’on a longtemps surnommée “la Venise de l’Ouest”. D’autant plus que, outre son incroyable collection végétale, le Jardin des Plantes est jalonné d’étranges et joyeuses installations, dont une aire de jeux avec des pots de fleurs géants ou des œuvres monumentales, fantasques et très colorées conçues par l’artiste Jean Jullien. Pour les plus jeunes visiteurs, ils peuvent profiter de l’aire de jeux, de la pataugeoire et même de la plage verte. À l’entrée sud, on note également la présence d’une ménagerie, avec des chèvres naines, que l’on peut caresser les matins uniquement.

 

 

Jardin des Plantes de Nantes
Rue Stanislas Baudry
44000 Nantes

 

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Image à la une : Jardin des Plantes de Nantes © Adobe Stock

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