
C’est à la Bourse de Commerce – Pinault Collection, à Paris, que l’exposition Clair-obscur a posé ses valises jusqu’au 24 août 2026. La commissaire de l’exposition, Emma Lavigne, a réuni vingt-sept artistes internationaux autour d’une idée un peu spéciale, explorer l’ombre et la lumière comme des éléments essentiels de l’art. Et croyez-nous, ça vaut le détour !
L’ombre est une alliée, pas une ennemie

On aurait pu craindre de se retrouver un peu perdu dans le noir. Raté ! Ici, l’obscurité est maîtrisée et elle est même plutôt rassurante. Même les fenêtres de la Bourse de Commerce sont habillées pour l’occasion ! Elles sont recouvertes d’un film plastifié qui transforme la lumière naturelle du jour en une lumière de fin de journée. La lumière quelque peu obstruée n’est pas gênante, elle est une partie du plaisir, une invitation à voir cette exposition sous un angle plus nuancé. Le parcours se déploie sur sept espaces aux noms soigneusement choisis. La Rotonde et le Salon accueillent l’univers Nocturne, la Galerie 2 prolonge l’ambiance, le Passage et la Salle des machines sont entièrement confiés à l’artiste Laura Lamiel. Puis on arrive à la Galerie 3 avec Victor Man, suivie de quatre galeries thématiques : Germination, Incandescence, Brouillard et Ombres, chacune d’entre elles ayant sa propre atmosphère.
À lire également : Une exposition gratuite en hommage au grand photographe Sebastião Salgado à Paris
Vingt-sept artistes et tout autant d’univers

Clair-obscur réunit une longue liste d’invités, de Frank Bowling à Rosemarie Trockel, en passant par Germaine Richier ou encore Philippe Parreno. Chacun d’entre eux apporte sa réponse et sa vision très personnelle à la question du clair et de l’obscur. On retient surtout trois œuvres qui se détachent vraiment et qui deviennent de véritables coups de cœur. Dans l’auditorium, Saodat Ismailova présente Melted into the Sun (2024), un film qui mélange histoire, mythes et souvenirs pour reconstituer une mémoire perdue d’Asie centrale. Dans cette œuvre, la lumière semble irréelle !

En Galerie 3, Victor Man signe son œuvre Titiriteros (2023), ce tableau dessine une scène sombre et mystérieuse. La vie, la mort, la nature humaine, aucun sentiment n’est cohérent face à cette œuvre. Et puis il y a Bill Viola et sa Fire Woman (2005), une silhouette, un feu et d’un coup une disparition. Dans cette œuvre, tous les éléments naturels apparaissent à l’écran et représentent le passage entre la vie et la mort.
À lire également : La petite histoire de la Bourse de Commerce
Clair-Obscur, l’exposition au grand cœur

L’exposition Clair-Obscur ne se visite pas entre deux rendez-vous. Elle touche tout le monde, peu importe le parcours ou les connaissances en art. Derrière cette expérience, il y a des artistes et des commissaires qui ont pensé chaque espace, chaque lumière, chaque détail. Ils ont trouvé le bon équilibre : ni trop, ni trop peu. Chaque œuvre, chaque silence, chaque ombre a sa place.
FAQ Clair-obscur à la Bourse de Commerce
Jusqu’à quand voir l’exposition Clair-obscur ?
Clair-obscur est présentée à la Bourse de Commerce – Pinault Collection jusqu’au 24 août 2026.
De quoi parle l’exposition Clair-obscur ?
L’exposition explore la façon dont les artistes travaillent l’ombre et la lumière, avec un parcours conçu comme une expérience de perception.
Quelles œuvres marquent particulièrement le parcours ?
Le film Melted into the Sun de Saodat Ismailova, une peinture de Victor Man et la vidéo Fire Woman de Bill Viola comptent parmi les œuvres qui attirent l’attention.
Exposition Clair-Obscur
Bourse de Commerce – Pinault Collection
2 rue de Viarmes, 75001 Paris
Jusqu’au 24 août 2026.
Infos et réservation sur le site de la Bourse de Commerce.