
La 9e édition de la Mission Patrimoine vient de dévoiler ses 100 projets départementaux. Dans la région d’Île-de-France, 8 sites ont été retenus, soit un par département. De la chapelle parisienne à la piscine des années 1970, cette sélection part à la rescousse de monuments et ouvrages fragilisés.
Huit sites dans huit départements
C’est le 31 août 2026 que le Loto du patrimoine a dévoilé sa liste des 100 sites retenus : on y trouve la chapelle Notre-Dame de Compassion à Paris, l’église Saint-Étienne de Maincy en Seine-et-Marne, l’ancien prieuré des Moulineaux à Poigny-la-Forêt dans les Yvelines, l’église Saint-Étienne de Corbeil-Essonnes en Essonne. Par ailleurs, dans les Hauts-de-Seine, le choix s’est porté sur le nymphée du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux, tandis que la Seine-Saint-Denis sera représentée par la piscine de Marville.

Enfin, le jardin d’hiver de la Villa Michot à Villiers-sur-Marne représentera le Val-de-Marne et la Maison Germaine à Wy-dit-Joli-Village, le Val-d’Oise. Parmi les 650 candidatures, 100 projets départementaux ont été sélectionnés au total. Une sélection qui ne se limite pas seulement aux châteaux et aux monuments, mais aussi à certains édifices de la vie quotidienne ou culturelle. Près de la moitié des sites retenus en 2026 ne sont d’ailleurs pas protégés au titre des monuments historiques.
Des dégradations préoccupantes
Plusieurs choix franciliens concernent des édifices particulièrement anciens. À Poigny-la-Forêt, le prieuré des Moulineaux tenu par de l’ordre de Grandmont remonte au XIIe siècle, avant d’être transformé en demeure seigneuriale puis en manufacture. Si un premier chantier a permis de remettre en état la charpente et la couverture de la chapelle, d’importants travaux de maçonnerie et de sécurisation restent nécessaires.

À Corbeil-Essonnes, l’église Saint-Étienne possède un clocher roman qui remonte à environ 1100 et abrite surtout une remarquable fresque du XVe siècle représentant des anges musiciens. Mais face aux nombreuses infiltrations, fissures et dégradations créées au fil du temps, l’architecture et ses décors ont besoin d’un vrai coup de main. La restauration se focalisera notamment sur la toiture, la charpente et les peintures afin d’accueillir de nouveau le public.
Une diversité d’édifices
Cette édition a aussi fait le choix de sélectionner des bâtiments très divers. À Issy-les-Moulineaux, le nymphée du Séminaire Saint-Sulpice, construit entre 1609 et 1615, est un exemple rare d’architecture de jardin qui a conservé ses décors de pierres, de coquillages et de rocailles. Néanmoins, sa toiture, ses murs, ses menuiseries et ses décors intérieurs présentent aujourd’hui d’importantes dégradations. Une restauration globale est donc prévue, en prévoyant de mieux l’intégrer dans le parcours de visite du parc.

Autre patrimoine singulier : la piscine de Marville à Saint-Denis et son architecture seulement inaugurée en 1975 ! Celle-ci se distingue par ses coques de béton inversées, son bas-relief monumental réalisé par Paul Chériau et son claustra par Danielle Obled. Fermée en 2024, la piscine a obtenu le label « Architecture contemporaine remarquable » et va bientôt être reconvertie en tiers-lieu sportif, culturel et social.
En savoir plus : Découvrir la sélection 2026 du Loto du Patrimoine
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Image à la une : Maison Germaine © Fondation du Patrimoine