À Paris, une exposition va révéler une facette méconnue d’Andy Warhol


Figure phare du Pop Art, Andy Warhol reste associé à ses Campbell’s Soup Cans, à ses portraits sérigraphiés de célébrités et à son regard sur la société de consommation. Mais à la rentrée, une exposition au musée du Luxembourg à Paris dévoilera une facette plus méconnue de son œuvre : sa création graphique. Du 16 septembre 2026 au 10 janvier 2027, plus d’une centaine de dessins, peintures, sérigraphies, photographies et documents d’archives y seront réunis.

Warhol et le dessin, un amour sans fin

À l’évocation d’Andy Warhol, l’imaginaire collectif associe la sérigraphie, la couleur saturée, le portrait sériel de célébrités ou de produits phares de la société de consommation. Mais pour le détacher de ses étiquettes, le musée du Luxembourg a décidé de consacrer une exposition à un pan méconnu de son œuvre, notamment sa création graphique. Loin d’être anecdotique, ce médium se retrouve dans l’ensemble de son œuvre, sous la forme d’études, de caricatures, de portraits, d’illustrations ou de terrain d’expérimentation.

Andy Warhol, Self-Portrait, 1978 © 2026 The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / Licensed by ADAGP, Paris

Ce parcours, avec le sous-titre « La ligne et l’image« , dévoile une sélection de dessins réalisés au fil des décennies, du premier Autoportrait de 1942 jusqu’à La Dernière Cène en 1986. S’il s’écarte par moment de l’illustration pour lui préférer la peinture ou le cinéma, Andy Warhol y revient toujours pour essayer différentes couleurs, formes ou concepts, parfois en préparation d’une œuvre picturale.

Cinq approches thématiques

L’exposition sera construite selon cinq thèmes qui habitent l’œuvre d’Andy Warhol. On y retrouvera d’abord ses années d’illustrateur publicitaire, avec des images pleines d’humour, pensées pour accrocher l’œil immédiatement. Ensuite, plusieurs salles évoqueront son rapport entre le dessin et l’écriture manuscrite, ainsi que son obsession pour les masques et les visages, pour finir sur l’iconographie gay et la symbolique de la mort propre à son œuvre.

Andy Warhol, Ladies and Gentlemen, 1975, sérigraphie sur papier, 104.8 x 74.3 cm, Collection Mugrabi New York – Photo Max C Lee-Russel © The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / Licensed by ADAGP, Paris 2026

Pour cela, le public pourra découvrir près de 150 dessins, ainsi que des peintures, sérigraphies sur papier, photographies et documents d’archives (imprimés, scrapbooks, vidéos, etc.) rarement exposés. L’occasion d’approcher le travail expérimental de l’artiste au moyen de différents procédés, comme les tampons, les pochoirs ou les collages.

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En marge du Pop art

En présentant des œuvres méconnues, le musée du Luxembourg souhaite défaire Andy Warhol des images qui lui collent à la peau : celle de l’icône du Pop art, des séries de Campbell’s Soup Can, du visage de Marilyn Monroe ou de Mao. Certes, ce portrait ne sort pas de nulle part, l’artiste a défendu comme un manifeste son choix de la reproduction photosérigraphique, allant jusqu’à revendiquer « être [lui-même] une machine ». Mais dans les marges se trouve aussi un ensemble considérable de dessins parfois autonomes, parfois annonciateurs de créations emblématiques du Pop art.

Andy Warhol au Moderna Museet de Stockholm, 1968

Andy Warhol. La ligne et l’image
Musée du Luxembourg
19 rue de Vaugirard, 75006 Paris
Du 16 septembre 2026 au 10 janvier 2027

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Image à la une : Andy Warhol avec des portraits de sa série « Athlètes » de 1977

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