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Dans une récente étude, les notaires de Grand Paris montrent que les ouvriers et les employés ont largement disparu du marché immobilier parisien. Ce dernier est en effet de moins en moins accessible, la faute à la hausse des prix au m² ainsi qu’au manque d’encadrement des loyers.

Employés et ouvriers ne représentent que 5% du marché immobilier à Paris

En 1998, 15% du marché immobilier était possédé par des employés et des ouvriers. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 5% à peser dans les transactions immobilières. Une chute de 10% en 21 ans, qui s’explique par la hausse vertigineuse des prix au m², un prix estimé en moyenne à près de 10 000 euros. Soit près du triple de la moyenne nationale.

S’opère dès lors une véritable gentrification, même dans les quartiers les plus abordables, les employés et les ouvriers désertant la capitale parisienne. L’étude des notaires du Grand Paris démontre que 90% des acquéreurs d’appartements sur Paris sont issus d’une catégorie socioprofessionnelle supérieure.

Pour avoir un aperçu des prix de l’immobilier à Paris, les notaires du Grand Paris ont publié une carte interactive sur leur site internet.

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Quartier Mouzaia, originellement destiné aux ouvriers.

Une gentrification visible hors de Paris intra-muros

Ce phénomène d’embourgeoisement du marché immobilier parisien ne s’opère pas uniquement dans Paris intra-muros. Effectivement, le marché immobilier de la Grande Couronne suit la même tendance, la part des acquéreurs employés ou ouvriers passant de 33% en 1998 à 26% en 2019.

Reste désormais à voir si la loi sur l’encadrement des loyers, datant du 1er juillet, régulera cette hausse continue des loyers.

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