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Le théâtre est l’un des domaines où l’on se heurte le plus souvent à des croyances superstitieuses. De la couleur verte à la pièce de Macbeth, essayons de déceler les origines de certaines malédictions qui ont traversé les siècles !

Ne pas porter de vert sur scène

Une superstition tenace associe le vert à l’instabilité. Cette idée remonte probablement au XVIe siècle : à cette époque, la teinture verte était quasiment impossible à obtenir car elle ne tenait pas sur les vêtements. Pour contrer ce problème, on procédait à des mélanges parfois toxiques… Provoquant la mort de beaucoup de comédiens qui portaient un costume vert sur scène. On dit aussi que Molière mourut habillé de vert… À noter que si, au Royaume-Uni, on évite également de porter du vert, les couleurs porte-malheur changent selon les pays : en Italie il s’agit du violet, en Espagne, du jaune.

Ne pas prononcer le nom de Macbeth

Surtout ne pas prononcer le nom de la célèbre pièce de Shakespeare… La légende raconte que si les acteurs utilise le véritable nom de la pièce plutôt que des expressions dérivées comme “The Scottish Play“, ou “Mrs. & Mr. M“, il pourrait leur arriver des malheurs. Pourquoi un tel acharnement sur ce chef d’oeuvre ? On dit que la pièce n’a jamais été mise en scène sans qu’au moins un comédien ne soit sérieusement blessé sur scène. Véritable malédiction ou faute aux nombreuses scènes de combats contenues dans la pièce ? Mystère…

Ne pas offrir d’oeillets aux artistes

Attention, une comédienne recevant un bouquet d’oeillets pourrait très mal le prendre… Pendant longtemps, ces fleurs, les moins onéreuses du marché, étaient offertes aux actrices dont le contrat n’était pas renouvelé au sein d’un théâtre. Les roses étaient, à l’inverse, très appréciées, et symbolisaient la volonté du directeur de redémarrer une saison avec l’élue.

Ne pas dire “bonne chance”

La tradition veut que la phrase”bonne chance” soit bannie au profit de “merde !“. Cette superstition théâtrale, sans doute la plus connue de toutes, remonte à l’époque où les calèches déposaient le public devant l’entrée du théâtre. Les chevaux en profitaient souvent pour se soulager : une grande quantité d’excréments à l’entrée signifiaient donc un nombre important de chevaux, donc de calèches, donc de spectateurs !

Il s’agit là d’un petit florilège des nombreuses superstitions qui persistent sur les planches : notons que d’autres mots sont à proscrire du vocabulaire théâtral comme le marteau, la corde, le rideau, etc. Les origines de ses interdictions sont souvent floues, mais une chose est sûre… Leur emploi dans un environnement théâtral risque encore d’en émousser plus d’un !

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