Jolie légende que celle du ferronnier Biscornet, chargé de la conception arabesques des portes latérales de Notre Dame au 13e siècle. Jeune, ambitieux, mais dépassé par l’ampleur de la tâche, on raconte qu’il accepta de livrer son âme au diable pour y parvenir. Celui-ci lui aurait alors dit : “Je suis le diable. Si tu veux faire un pacte avec moi, tu seras le plus adroit des serruriers, et tu pourras entreprendre tous les ouvrages que tu voudras.”

notre dame porte diable

Après des jours de travail infructueux, Biscornet fut retrouvé endormi devant son ouvrage achevé, d’une remarquable finesse. Hélas, le jour de l’inauguration, les fameuses portes refusèrent de s’ouvrir. On y parvint à grands renforts d’eau bénite, et Biscornet fut délivré de son serment. Les portes centrales ne possédaient à l’origine aucun ornement. Même Victor Hugo s’en étonnait. Il faudra attendre le travail de Viollet-Le-Duc au 19ème siècle pour que le ferronnier Boulanger les y ajoute après avoir restauré celles de Biscornet.

Notre-Dame_Paris_biscornet

© Les chroniques De.Phoebus / Paris-unplugged

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