Portrait de parisien : Nicolas Fouquet

Quel autre symbole que l’écureuil accompagné de la devise “jusqu’où ne montera-t-il pas ?” aurait pu aussi bien décrire le destin de Nicolas Fouquet ? Passé en quelques semaines de la gloire à la disgrâce, il a en tout cas marqué l’Histoire, nous laissant aujourd’hui l’un des joyaux du patrimoine d’Ile de France.

De brillantes études

Nicolas Fouquet naît à Paris en 1615, il grandit rue de Jouy et est éduqué dans le célèbre quartier latin chez les jésuites du collège de Clermont (aujourd’hui Lycée Louis-le-Grand). Son père a une place importante au parlement de Paris, puis devient conseiller d’État. Aussi, appuyé par les conseils du cardinal de Richelieu, Nicolas s’oriente vers le droit, passe sa licence à l’université de Paris et devient avocat.

Une ascension fulgurante

Pendant la Fronde (période de révolte contre la monarchie entre 1648 et 1653), il se range du côté de la reine Anne d’Autriche et devient intendant de la généralité de Paris – c’est à dire chargé de récolter les impôts destinés à l’état – puis procureur général du Parlement de Paris et enfin surintendant des finances du royaume. À la mort de Mazarin, il est l’homme le plus riche du pays ! Sa fortune lui permet d’acquérir plusieurs demeures à Paris, et surtout de faire construire le splendide château de Vaux le Vicomte, où il fait travailler les plus grands artistes de son temps comme Le Vau, Le Brun et Le Nôtre.

Une chute spectaculaire

Le 17 août 1661, Fouquet y organise la plus belle fête jamais donnée ! Au programme : feux d’artifice, jets d’eau, buffet du chef Vatel et pièce de Molière… Ce spectacle ostentatoire vient renforcer les craintes du roi qui se méfiait déjà de ce ministre trop ambitieux : Louis XIV le fait arrêter quelques semaines plus tard pour détournement de fonds publics et crime de lèse-majesté. Ses biens sont confisqués, il est banni du royaume et emprisonné à vie à Pignerol.

Le mythe

Souvent soupçonné d’être le fameux homme au masque de fer, Nicolas Fouquet a passionné les écrivains et réalisateurs, des siècles après sa disparition. On le retrouve dans l’œuvre d’Alexandre Dumas, plusieurs films et un téléfilm. Mais son souvenir reste surtout intact au château de Vaux-le-Vicomte, qui fête aujourd’hui ses 50 ans d’ouverture au public.

Château de Vaux-le-Vicomte
77950 Maincy
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