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Connaissez-vous l'histoire de cette grande halle culturelle du nord de Paris ?

Le Centquatre - © Jean-Christophe BENOIST
Par Romane Fraysse

C’est l’un des plus grands centres culturels de Paris. Situé sous de grandes halles datant du XIXe siècle, ce lieu avait autrefois une activité tout autre, et bien moins joyeuse…

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Une construction au lieu-dit des Petits Noyers

En 1870, un service de pompes funèbres est installé au nord de Paris, sur le lieu-dit des Petits Noyers. Pour l’accueillir, un tout nouveau bâtiment de 26 000 m2 est construit près des voies ferrées de la gare de l’Est, avec une entrée située au n° 104 de la rue des Vertus (désormais rue d’Aubervilliers) et la rue Curial. Conçu en deux ans par les architectes Édouard Delebarre Debay et Godon, le bâtiment est conçu avec du verre, de la brique et du fer dans le style de l’architecture industrielle de l’époque. Celui-ci est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 21 janvier 1997.

Les pompes funèbres municipales - © Archives de Paris
Les pompes funèbres municipales – © Archives de Paris

Des pompes funèbres

Cet immense bâtiment a servi à l’activité des pompes funèbres de Paris durant plus de 120 ans. On y comptait plus de 1 000 travailleurs pour 150 convois mortuaires quotidiens. Une première halle, située dans la rue d’Aubervilliers, servait à préparer des cercueils et réaliser des catafalques. Une seconde, donnant sur la rue de Curial, abritait 80 corbillards, 18 écuries en sous-sol abritant 300 chevaux, une réserve de 6 000 cercueils, des greniers à fourrage et un réservoir de 50 000 litres d’eau.

Les pompes funèbres municipales - © Archives de Paris
Les pompes funèbres municipales – © Archives de Paris

Mais il ne s’agissait pas seulement de l’activité des pompes funèbres ! Les halles abritaient aussi une douzaine de magasins d’ornements funéraires, ainsi que des ateliers de menuiserie, de tapisserie, de peinture ou d’armoirie. C’est toutefois cette activité qui concentre le plus de personnes, le nombre de travailleurs atteignant 1 400 personnes au cours du XXe siècle. Toutefois, l’activité décline peu à peu au fil des décennies, et le service des pompes funèbres finit par disparaître en 1997.

inscription

Un centre artistique

En 2003, la Ville de Paris confie la maîtrise d’œuvre des travaux de réhabilitation aux architectes Marc Iseppi et Jacques Pajot, pour en faire un centre culturel. Le Centquatre, nommé ainsi en référence à son entrée au 104 rue d’Aubervilliers, est finalement inauguré le samedi 11 octobre 2008. Le lieu dispose de 16 plateaux de fabrication artistique dans lesquels sont accueillis une trentaine de projets artistiques annuels. On trouve également deux salles de diffusion de 200 et 400 places, et les anciennes écuries sont rénovées pour pouvoir accueillir des expositions. Sur une parcelle de 15 848 m2, le Centquatre est désormais un des hauts lieux culturels de Paris.

© Le Centquatre-Paris
© Le Centquatre-Paris

Centquatre
104 rue d’Aubervilliers, 75019 Paris

À lire également : La gare d’Austerlitz, une halle historique de la Rive gauche

Image à la une : Le Centquatre – © Jean-Christophe Benoist 

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