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Savez-vous quel rôle crucial joue cette statue en bas du pont de l'Alma dans la sécurité des Parisiens depuis 150 ans ?

Zouave du pont de l'Alma
Par Alexandre M

Que serait Paris sans la Seine, cet imposant cours d’eau qui traverse la capitale ? Sans la Seine, il n’y aurait pas cette activité commerciale, ces quais où il fait bon se balader et boire un verre entre amis et la possibilité de faire ces belles photos avec Notre-Dame ou la tour Eiffel en arrière-plan. Surtout, il n’y aurait pas Bir-Hakeim, Alexandre III, Charles de Gaulle ou encore Mirabeau… ces emblématiques ponts de la capitale qui permettent de relier la rive gauche à la droite. 

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L’un des ponts les plus emblématiques de Paris

Parmi les ponts les plus connus de Paris, difficile de ne pas citer celui de l’Alma. Inauguré par Napoléon III le 2 avril 1856, alors qu’elle était initialement prévue pour l’Exposition universelle de 1855, ce célèbre pont permet de relier le quai Branly (rive gauche) à l’avenue de New-York (rive droite). Pour les passionnés d’histoire, le nom commémore la bataille de l’Alma, qui eut lieu en 1854 pendant la guerre de Crimée. Dans l’histoire plus contemporaine, le pont est évidemment associé au tunnel qui se trouve à proximité, là où la princesse Lady Di perdit la vie dans un accident de voiture le 31 août 1997. Mais une autre particularité explique la popularité du pont de l’Alma… mais celle-ci n’est pas accessible à tout le monde. Si le pont Alexandre III brille par ses ornementations dorées et ses fastueux pylônes, le pont de l’Alma est quant à lui la maison d’une célèbre statue : le Zouave.

Le pont de l’Alma. Vue prise vers le nord en janvier 1910 © Albert Chevojon / BHVP / Roger-Viollet
Le pont de l’Alma. Vue prise vers le nord en janvier 1910 © Albert Chevojon / BHVP / Roger-Viollet

Un modèle choisi par Napoléon III lui-même

Cette statue en pierre datée de 1856 est l’œuvre du sculpteur Georges Diebolt et fait partie des quatre sculptures représentant les troupes ayant participé à la guerre de Crimée, initialement fixées sur les piles de l’ancien pont de l’Alma. Aujourd’hui, la statue du Zouave est la seule qui subsiste à cet emplacement. Sur le pont reconstruit entre 1970 et 1974, seul ce dernier a été conservé, tandis que le Chasseur à pied est visible depuis l’autoroute A4 contre le mur sud de la redoute de Gravelle dans le bois de Vincennes, le Grenadier est à Dijon, ville natale de Diebolt, et L’Artilleur a été offert et transféré à La Fère, dans l’Aisne, cité chère aux cœur des artilleurs. Quant au Zouave, il est dit que c’est le soldat André-Louis Gody (1828-1896) qui aurait servi de modèle à cette statue. Ce dernier aurait même été repéré par Napoléon III lui-même, lors d’une revue des troupes. Cependant, un Breton nommé Nérigot ou Bérizot est aussi évoqué comme source possible. Représentée en uniforme de zouave, régiments d’Afrique du Nord, la statue arbore un fez, une veste courte et ajustée sans boutons, une large ceinture de toile, des culottes bouffantes, des guêtres et des jambières. Adossé à des drapeaux, il prend appui sur son fusil et regarde vers sa droite. Mesurant 5,2 mètres de haut, le Zouave pèse 8 tonnes et aurait coûté 22 500 francs à l’époque.

inscription

Quand le Zouave a les pieds dans l’eau, tous aux abris !

Parmi les nombreuses statues que compte Paris, le Zouave fait pourtant partie des plus connues… et ce pour une bonne raison ! Dans la culture populaire, la statue sert d’instrument populaire de mesure des crues de la Seine. C’est bien pour cela que l’on dit que la Seine est en crue lorsque “le Zouave a les pieds dans l’eau”. Lorsque le niveau de la Seine atteint les pieds du Zouave, les voies sur berges sont en général fermées. Lorsque l’eau monte jusqu’aux cuisses, la Seine n’est plus navigable. Lors de la crue historique de 1910, l’eau était montée jusqu’aux épaules. À la suite du remplacement du pont dans les années 1970, le zouave est désormais plus bas qu’à l’origine. La statue de Diebolt a souvent eu les pieds dans l’eau et a connu de nombreuses crues historiques, que ce soit en 1910, 1924, 1945, 1955, 1982, 1988, 1995, 1999, 2001 ou plus récemment en 2013, 2016 et 2018. “Je m’appelle Octave. Et je fais le zouave. Sur le pont de l’Alma. Où quelquefois, comme autrefois, j’en bave” chantait d’ailleurs Serge Reggiani dans sa chanson Le Zouave du pont de l’Alma, l’un de ces nombreux artistes à avoir célébré cette statue discrète mais capitale pour Paris et ses habitants.

Quand le Zouave a les pieds dans l’eau © AFP / Philippe Desmazes
Quand le Zouave a les pieds dans l’eau © AFP / Philippe Desmazes

 

Pont de l’Alma
75008 Paris

 

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Image à la une : Zouave du Pont de l’Alma © Adobe Stock

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