La chapelle Saint-Vincent-de-Paul de Paris, un bijou trop méconnu

Dans la rue de Sèvres, près du célèbre Bon Marché, se trouve un petit bijou d’architecture, dans un écrin de calme et de tranquillité.

Qui était Saint-Vincent de Paul ?

Vincent de Paul, né au village de Pouy (ou Paul) près de Dax à la fin du XVIème siècle dans une famille pauvre, est une figure du renouveau spirituel catholique français de cette époque. Touché par la misère paysanne (liée à différents facteurs : guerre de religions épidémies, famines…) il œuvra toute sa vie pour venir en aide à la population et créera ainsi la Société des Prêtres de la Mission (les lazaristes) en vue de réévangéliser les campagnes ainsi que les Filles de la Charité ou « Sœurs de Saint Vincent-de-Paul », au service des enfants trouvés et des malades.

Une vie loin d’être de tout repos

Capturé par des pirates barbaresques lors d’un voyage en Méditerranée, et conduit à Tunis, il finit par s’échapper en 1607 et rejoint Rome. Un peu plus tard il retrouve la cour du roi Henri IV, et devient l’aumônier de la reine Margot et des enfants du prince de Gondi, général des galères. C’est également lui qui, en 1643, assistera le roi Louis XIII sur son lit de mort.

Une Chapelle en son honneur

La chapelle, située au 95 rue de Sèvres dans le 6e arrondissement de Paris est unique. On ne s’arrêterait pas forcément devant sa façade discrète et sobre, et pourtant !

Pour honorer leur fondateur mort en 1660 et canonisé en 1737, les lazaristes décident de bâtir cet édifice afin d’y accueillir ses reliques. Commencé en 1826, il est terminé et inauguré l’année suivante par l’archevêque de Paris, Mgr de Quélen.

La châsse en argent contenant le corps de Vincent de Paul est placée au-dessus de l’autel et est accessible par deux escaliers situés de part et d’autre de celui-ci. Sur le squelette conservé, ont été remodelés avec de la cire, le visage et les mains, lui donnant l’air de reposer paisiblement, revêtu de ses habits sacerdotaux.

Lorsqu’on observe bien, on peut aussi apercevoir la croix placée entre ses mains qui n’est autre que celle utilisée pour donner l’extrême-onction à Louis XIII. Le cœur de Vincent de Paul quant à lui, est conservé séparément dans la chapelle des Filles-de-la-Charité.

Laurine – Guide Conférencière

Crédit Photo de Une : @timeless_unlimited

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