Coronavirus : l’Institut Pasteur dévoile le nombre de personnes potentiellement infectées en Ile-de-France

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En début de semaine, l’Institut Pasteur a sorti une étude chiffrée faisant le point sur la circulation du coronavirus, le nombre de personnes infectées en France, et l’évolution possible de la propagation dans les semaines à venir. Depuis le 17 mars, le pays est à l’arrêt et les Français sont invités à rester chez eux. Mais ce confinement a-t-il vraiment réussi à limiter les dégâts ? Une sortie le 11 mai prochain est-elle vraiment raisonnable ? Faut-il s’attendre à une deuxième vague ? On fait le point sur les données établies par l’Institut en collaboration avec le CNRS.

L’étude estime qu’au cours de la première vague – qui se termine logiquement à la fin du confinement, le 11 mai –  un peu moins de 6% de la population française, soit 3,7 millions de personnes,  aura été infectée. S’agissant d’une estimation, l’Institut Pasteur précise qu’il existe une marge d’erreur oscillant entre 3 et 10% de la population.

L’étude menée par l’Institut confirme également l’efficacité du confinement pour ralentir la courbe des infections : ce dernier aura permis de passer de 3,3 personnes infectées par malade au début du confinement, à 0,5 maintenant. De plus, rester chez nous réduirait considérablement le nombre de cas puisque le nombre journalier d’admissions en réanimation est passé de 700 fin mars à 200 mi-avril.

Les Franciliens au coeur de l’épidémie

Cette étude révèle également que l’Ile-de-France, région française la plus densément peuplée, est aussi la plus durement touchée. Selon l’étude, on comptera 12,3% de Franciliens infectés d’ici le 11 mai, avec une forte concentration de malades en Seine-Saint-Denis. S’agissant toujours d’une estimation, ce chiffre se place dans une fourchette allant de 7,9 à 21,3% de la population francilienne, soit de 969 979 à 2 615 259 habitants.

Ainsi, avec un taux d’immunité potentielle à 6% en France et 12,3% en Ile-de-France, nous sommes bien loin des chiffres qui permettrait une immunité collective. Dans le cas du Covid-19, pour que l’immunité collective fonctionne, il faudrait qu’au moins 60%, voire 70%, de la population soit infectée. Alors, que faire pour éviter une deuxième vague ? Eh bien, à priori, pas grand-chose :  “Sans un vaccin, la seule immunité de groupe sera insuffisante pour éviter une seconde vague à la fin de l’épidémie” conclut l’étude.

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