Les portes de l’hôtel de Lauzun, un banc Davioud du XIXe siècle ou encore des grilles en fonte protégeant les arbres… Voilà quelques beaux objets à retrouver à la vente aux enchères Paris mon amour, qui aura lieu à Drouot le 18 mai prochain. Les défenseurs du patrimoine s’interrogent : la Ville de Paris négligerait-elle son héritage et son histoire ?

Le patrimoine parisien mis en vente à Drouot

Pour la petite histoire, la Ville de Paris, propriétaire de l’hôtel de Lauzun depuis 1928, avait vendu quatre de ses portes orginelles en 2018. 3 ans plus tard, ces mêmes portes se retrouvent de nouveau en vente à Drouot, mais l’acheteur espère en tirer plus du double de son prix d’achat. Quoiqu’il en soit, les défenseurs du patrimoine accuse la Ville de Paris de démanteler ses bijoux de famille, à l’image de ce précieux hôtel particulier du XVIIe siècle, dans lequel Baudelaire a longtemps séjourné. Face à ce scandale, la Mairie explique dans les colonnes du Figaro que les portes actuelles « sont désormais en bois comme elles l’étaient au XVIIe siècle», et que les grilles d’alors «constituaient un anachronisme du point de vue patrimonial».

Mais les portes de l’hôtel de Lauzun ne sont pas les seuls éléments proposés à la vente Paris mon amour qui soulèvent des polémiques. Comme régulièrement, des bancs Davioud, fontaines ou autre précieux mobilier urbain se retrouvent en vente. A l’heure des plots jaunes dans la rue et des hashtags #SaccageParis qui pointent du doigt la mauvaise gestion de l’espace public, les internautes regrettent que la Mairie de Paris ait jeté ou abandonné le beau mobilier urbain du XIXe siècle. Serait-ce un manque d’intérêt de la Ville pour son patrimoine ?

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