La vente aux enchères “Paris mon amour” qui a eu lieu mardi 18 mai à Drouot, a été le théâtre de revendications politiques. Au coeur de l’attention, se trouvait un banc Davioud du XIXe siècle, du nom de son architecte Davioud : alors que les hashtags #SaccageParis se multiplient sur les réseaux sociaux pour dénoncer les choix de réaménagement de la Mairie de Paris, le banc a été cédé à ces Parisiens en colère. Ces derniers entendent bien le remettre à sa place dans l’espace public et l’élever comme un symbole.

Un simple banc élevé en symbole

Classique et à double-assise… On en trouve partout dans Paris, et pourtant ! Les bancs Davioud, héritage du XIXe siècle, semblent être voués à disparaître, au regard de la politique de remplacement du vieux mobilier urbain portée par la Mairie de Paris. Nostalgiques et en colère, des usagers de #SaccageParis ont lancé une cagnotte début mai pour racheter le banc. Touché par la démarche, le propriétaire de la pièce a accepté de céder le banc aux habitants, sans enchère. Ces derniers ont alors racheté le banc pour 1 200 euros, sur les 5000 récoltés au total. En guise de soutien, le commissaire-priseur a refusé de prendre des honoraires sur cette vente.

Victorieux, les participants à cette opération entendent bien rendre le banc à la ville de Paris. Sur son compte Twitter, l’organisateur de la cagnotte a déclaré que “le banc serait porté en délégation à l’Hôtel de ville, le mardi 25 mai à 18 heures.” La raison ? Faire prendre conscience à la Ville de la valeur de son mobilier urbain. Affaire à suivre…

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