C’est sans doute l’une des plus longues et mystérieuses traques de la police criminelle française. L'”homme au visage grêlé“, un tueur en série qui a sévi en région parisienne pendant près de 8 ans – de 1986 à 1994 – se faisait passer pour un policier afin de violer et séquestrer de façon odieuse des petites filles. Aujourd’hui, celui dont on n’a seulement pu établir un portrait-robot “au visage couvert de boutons”, est toujours introuvable. Retour sur une série d’affaires sanglantes.

Le tueur : vrai ou faux policier ?

Tout commence le 5 mai 1986 quand le cadavre de la petite Cécile Bloch est retrouvé dans la cave de son immeuble du 19e arrondissement de Paris. La fillette de 11 ans aurait croisé la route de son bourreau dans l’ascenseur alors qu’elle se rendait à l’école. Le soir venu, ses parents, très inquiets de l’absence de leur fille, questionnent le gardien. Celui-ci trouve le corps de la petite criblé de coups de couteau. Elle a subi viol et été séquestrée.

Rapidement, les enquêteurs font le lien avec une autre affaire qui a eu lieu un mois plus tôt : Sarah, 8 ans, violée et séquestrée elle aussi  – mais pas tuée -, cette fois-ci dans le 13e arrondissement. Puis c’est au tour de Marianne dans le 14e. Et Ingrid, retrouvée dans l’Essonne. À chaque fois, le violeur de petites filles use du même mode opératoire : il montre à ses victimes une – vraie ? – carte de police, une arme de poing et des menottes. Puis, il les étrangle à l’aide d’un garrot espagnol.

Une affaire non élucidée

Pendant des années, la police patauge : aucun élément ne permet d’arrêter cet ignoble meurtrier. L’espoir renaît quand on arrive à prélever de l’ADN sur des scellés en 1996. Mais à défaut de nous donner l’identité du tueur, l’ADN fait ressortir un double homicide avec 14 ans de retard. Le « grêlé » a tué, chez lui, un homme de 38 ans et sa fille au pair allemande de 21 ans après les avoir torturés à la cigarette et au couteau. La jeune fille a même été crucifiée sur son lit. Et fait étonnant : des voisins jurent l’avoir aperçue plusieurs fois avec un homme à la “peau grêlée” ; le tueur et sa victime étaient-ils amants ?

Toujours est-il qu’aujourd’hui, on n’a toujours pas de trace du tueur à la peau grêlée : est-il en fuite, à l’étranger, mort ? Ne sachant pas s’il s’agissait d’un vrai policier ou d’un homme déguisé, la Crim’ se bornera à examiner les dossiers de membres de la profession condamnés pour abus sexuels, en vain.

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