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Les 10 trucs insolites sous Paris

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Dans leur ville, les Parisiens ont la chance de croiser quotidiennement sur leur chemin de véritables merveilles : chaque coin de rue (ou presque) recèle de trésors, monumentaux, pour certains, plus discrets, pour d’autres… Parfois, nous nous accoutumons à eux, arrêtons de les contempler et de nous en étonner, et puis, de temps à autre, nous prenons le temps de lever la tête et de redécouvrir la ville.

Plus difficile, en revanche, pour les citadins que nous sommes, de faire des découvertes « sous nos pieds » ! Pourtant, on serait agréablement surpris de voir ce qu’il s’y cache : nous avons fait notre enquête et vous mettons aujourd’hui sur la piste de 10 authentiques perles souterraines au dessus desquelles on passe peut-être chaque matin sans même le savoir… Que la Lumière soit !

1 – Les Carrières des Capucins 

Juste au-dessous de l’hôpital Cochin, situé dans le 14ème arrondissement, se cachent d’anciennes carrières souterraines de calcaire qui étaient exploitées entre le 12ème et le 17ème siècles. Une vingtaine de mètres sous la surface, il est aujourd’hui possible de les visiter par petits groupes (sur réservation) en empruntant un escalier, précisément constitué de 102 marches. Gérées par l’association SEADACC, les Carrières des Capucins se dévoilent aux visiteurs comme un musée, à travers des galeries labyrinthiques s’étalant sur 1200 mètres de long. Un drôle de musée, cependant, car c’est muni de lampes torches, sous tout juste 15°C, que l’on parcoure cette grotte parisienne !

Où ? Hôpital Cochin – 27, rue du Faubourg Saint-Jacques, 75014

2 – Le réservoir de Montsouris

Ce réservoir, aussi appelé réservoir de la Vanne (car stockant, entre autres, l’eau de la rivière de la Vanne, dans l’Aube), constitue l’un des 5 principaux réservoirs d’eau de Paris, pouvant accueillir près de 300 000m3 d’eau. Il fut construit entre 1868 et 1873 pour alimenter en eau toute la partie sud de la ville, dans un contexte d’affaiblissement des sources locales d’eau potable. Aujourd’hui géré par la société Eau de Paris, il approvisionne encore, depuis sa butte de gazon, tout près du parc Montsouris, 20% des Parisiens !

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Où ? 113-115 Rue de la Tombe Issoire, 75014

3 – Le bunker de la Gare de l’Est

Sous les voies 3 et 4 de la Gare de l’Est, se trouve encore un mystérieux bunker datant de la Seconde Guerre mondiale. Cette niche souterraine servait à gérer le départ des trains de la gare et permettait d’assurer une communication secrète avec les autres gares de la ville. Il fut également pensé pour protéger la population d’éventuelles attaques de gaz que Paris avait déjà subies durant la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, le bunker, propriété de la SNCF, est encore intact, mais n’ouvre que très rarement ses portes aux visiteurs.

Où ? Place du 11 Novembre 1918 – rue du 8 Mai 1945, 75010

4 – Les stations fantômes du métro de Paris

Fantasme urbain de nombre de Parisiens, les stations fantômes demeurent entourées de bien des mystères ! Rayées de notre plan de métro, ces stations oubliées disséminées à travers Paris sont au nombre de quatorze. Leur fermeture fut décidée au début de la Seconde Guerre mondiale car une partie du personnel étant mobilisée, on manquait alors de monde pour conduire toutes les rames. Or, si cette situation se voulait provisoire, certaines stations ne rouvrirent finalement jamais leurs portes. C’est le cas d’Arsenal, Porte des Lilas ou encore Croix Rouge, pour ne citer qu’elles. Dans d’autres cas, elles furent recyclées ou exploitées de nouveau, mais seulement quelques années. Pour certaines, elles n’ont jamais même jamais accueilli de voyageurs et n’ont alors jamais été desservies par une ligne de métro.

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Où ? Pour consulter la carte interactive de ces stations désaffectées, cliquez ici.

5 – Les catacombes de Paris

On ne se le figure que trop peu, mais notre ville est comme construite sur pilotis : posée sur près de 350km de galeries souterraines, c’est tout un monde qui se découvre à nous lorsque l’on visite les dénommées « catacombes » de Paris. Elles constituent une partie des anciennes carrières de pierre qui s’étendent sous la ville dès l’époque gallo-romaine. Mais, ces carrières, exploitées d’Odéon au parc Montsouris ainsi que dans les quartiers de Montmartre, Belleville et Ménilmontant, n’ont pas toujours eu que la simple utilité du bâtir : dès 1786, elles ont servi à entreposer les ossements de 6 millions de personnes suite à la fermeture de nombreuses églises et l’exhumation des corps des cimetières. Une (petite) partie de ce gigantesque ossuaire se visite, tout près de Denfert-Rochereau, à 20 mètres environ sous la terre. Les plus aventureux pourront tenter l’aventure dans les catacombes dites ‘ »non officielles »… à leur risque et péril !

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Où ? 1 avenue du Colonel Henri-Rol-Tanguy, 75014

6 – Les champignonnières

On se demande souvent quel est réellement le point commun entre les champignons dit « de Paris » et notre capitale. Si ces champignons ne sont aujourd’hui plus tellement produits à Paris, ni même en France (seulement 3/4 de la production), il existe encore quelques réminiscences de champignonnières dans les environs. Cependant, on ne trouve plus aucune trace, intra-muros, de ces zones de culture que l’on trouvait  auparavant, par centaines, dans les catacombes des quartiers sud de la ville : elles ont aujourd’hui toutes déserté, suite à la construction du métro, pour venir s’installer en banlieue, notamment dans les Yvelines et aux alentours de Saumur.

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Où ? “Les Carrières” à Montesson (78) et le Clos du Roi à Saint-Ouen-l’Aumône (95)

7 – Le réservoir de l’Opéra Garnier

Sous la cage de scène de l’Opéra, un petit escalier mène à un étrange réservoir d’eau qui, depuis sa création en 1861, alimente les rumeurs les plus saugrenues dans la capitale. Sa construction servit à contenir les infiltrations souterraines et constitua ainsi un réel avantage pour le Palais Garnier. Il donna notamment la possibilité aux pompiers de maîtriser plus rapidement et efficacement les incendies. Beaucoup de mystère entoure la présence de cette vaste cuve d’eau accessible en barque à tel point que la légende relative à l’existence présumée d’un lac continue d’alimenter les discussions de comptoir. En effet, les conditions sous l’eau sont idéales : à température de 12°C, le bassin est d’une qualité remarquable et constitue ainsi une formidable cour de recrée tant pour les poissons (carpes, barbots, perches, …) que pour les sapeurs qui s’y entraînent régulièrement à la plongée.

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Où ? 8, rue Scribe, 75009

8 – Le musée des Égouts de Paris 

Cette fois, on remonte un peu au-delà des catacombes et autres carrières : direction les égouts de Paris ! Un réseau qui est rendu accessible aux visiteurs sur près de 2400km et permet d’en apprendre davantage sur la gestion des eaux usées et de mesurer ainsi l’importance des égouts dans la ville. Une visite particulièrement instructive dans les entrailles de la ville à la découverte du réseau d’égouts le plus vaste et le plus moderne du monde !

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Où ? Pont de l’Alma, 75007

9 – L’abri Lhomond

Juste en-dessous de l’immeuble du 70, rue Lhomond dans le 5ème, on apprend qu’un vide de carrières fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, utilisé comme abri de défense passive. Autrement dit un refuge où s’abriter lors d’alertes aux bombardements. Aménagé pour accueillir au maximum 1700 personnes, cet abri était accessible via 3 portes d’accès : un escalier principal et deux sorties de secours, indiqués par des inscriptions peintes en noir. Il était destiné à protéger, en priorité, les enfants des écoles du quartier qui s’y réfugièrent surtout entre 1943 et 1944. A l’intérieur, on constate encore la présence de WC chimiques, indispensables lorsque les alertes se prolongeaient pendant plusieurs heures. Des messages laissés au crayon ou gravés dans la pierre sont également visibles sur les murs et rappellent le souvenir de ceux qui s’y sont autrefois réfugiés.

Où ? 70, rue Lhomond, 75005

10 – Les cathédrales de la Défense

Saviez-vous que sous les grands buildings du quartier bouillonnant de la Défense, se cachent de véritables « cathédrales » souterraines ? Construites, entre autres, pour accueillir la gare du métro qui n’a finalement pas vu le jour, ces grands espaces vides, présentant une hauteur sous plafond colossale, sont aujourd’hui laissés à l’abandon. Pourtant avec quelques travaux, ces cathédrales pourraient largement être réaménagées et réutilisées à des fins utiles.

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