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Une expo pose un nouveau regard sur l'incroyable collection du musée Camondo

Par Romane Fraysse

Jusqu’au 15 mai 2022, le Musée Nissim de Camondo laisse carte blanche à l’écrivain et céramiste britannique Edmund de Waal, une première dans ce mémorial.

Edmund de Waal et Camondo, un lien intime

Né à Nottingham, Edmund de Waal a été remarqué en 2011 avec son best-seller mondial La Mémoire retrouvée. En avril dernier, les éditions des Arts Décoratifs ont publié son nouveau livre Lettres à Camondo, dans lequel l’auteur retrace la tragédie de la famille de collectionneurs juive. Entre les pages, Edmund de Waal revisite cette maison emblématique, en écho avec sa propre histoire, jonglant entre sa passion pour la littérature et son obsession pour la porcelaine. Un récit personnel, toujours nourri par les thématiques de la perte et de l’exil.

Au Musée Nissim de Camondo, cette exposition est ainsi conçue comme un dialogue intime entre les œuvres d’Edmund de Waal et le mobilier historique de la demeure, édifiée en 1911 par Moïse de Camondo pour y accueillir sa collection d’œuvres d’art français du XVIIIe siècle. En mémoire de son fils Nissim, mort au combat, ce denier lègue à l’État français son hôtel et ses collections, dont la gestion est confiée aux Arts Décoratifs.

Dans la cour d’honneur du musée, on trouve une série de huit sculptures en pierre, ornées d’éléments de plomb et d’or, illustrant la perte et la réparation. Puis, au fil du parcours se dévoilent une lettre, des tessons, des pots, des vases et des mots rédigés sur des couches de porcelaine. Une mise en scène permettant de poser un nouveau regard sur cette riche collection de mobilier et d’objets d’art du XVIIIe siècle.

Photo : @timothycorrigan

Musée Nissim de Camondo
63 rue de Monceau, 75008 Paris
Jusqu’au 15 mai 2022

A lire également : Nissim de Camondo, un musée aussi somptueux que méconnu



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