1. Les pièces de théâtre
Le manuel de la jeune mariée

Retour en 1957, à la veille du mariage de cinq jeunes femmes bien décidées à devenir des épouses modèles. Pour y parvenir, elles se plongent dans un manuel qui leur explique très sérieusement comment tenir leur foyer, satisfaire leur mari et, surtout, rester bien à leur place. Des recommandations qui n’ont pas très bien vieilli… mais qui ont bel et bien existé !
À partir de cet ouvrage d’un autre temps, Virginie Lemoine signe une comédie aussi drôle que mordante sur la condition des femmes et le chemin parcouru en quelques décennies. Dansant, coloré et rythmé par des chansons accompagnées au piano en direct, le spectacle joue à merveille avec le décalage entre les années 1950 et notre époque. Après son succès au Festival d’Avignon, Le Manuel de la jeune mariée 1957 s’installe à Paris jusqu’à la fin de l’année. Une façon originale, réjouissante et pleine d’humour de parler de féminisme.
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Le Manuel de la jeune mariée 1957
Théâtre Actuel La Bruyère, 5 rue La Bruyère, 75009 Paris
Du 26 août au 31 décembre 2026
Un soupçon d’amitié

Jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour défendre un ami ? Et surtout, que se passerait-il si une révélation venait soudainement remettre en cause tout ce que vous pensiez savoir de lui ? C’est tout le dilemme d’Un soupçon d’amitié, une pièce où les secrets du passé viennent bouleverser une amitié de longue date. Écrite par Philippe Froget et mise en scène par Chloé Froget, la pièce joue ainsi avec les codes du thriller, en faisant monter la tension au fil des révélations et des rebondissements… dont nous ne vous dévoilerons évidemment rien de plus pour ne pas gâcher l’effet de surprise. Le registre n’est pas sombre pour autant puisque le spectacle fait également la part belle à quelques moments plus légers et offre une place de choix à la musique, au mouvement et surtout au tango argentin, qui accompagne les émotions et les non-dits des personnages.
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Un soupçon d’amitié
Théâtre Actuel La Bruyère – 5 rue La Bruyère, Paris 9e
À partir du 10 septembre 2026
Intra Muros

Après Le porteur d’histoire, Edmond ou Passeport, Alexis Michalik signe avec Intra Muros l’une de ses créations les plus captivantes et émouvantes. Actuellement à l’affiche du Théâtre La Pépinière, la pièce nous plonge dans un atelier de théâtre en prison. Richard, metteur en scène sur le retour, vient donner son premier cours en centrale. Seuls deux détenus se présentent : Kevin, jeune chien fou, et Ange, plus mutique. Aidé par son ex-femme comédienne et une assistante sociale inexpérimentée, il décide de maintenir l’atelier… Entre humour et émotion, Michalik aborde avec finesse la liberté, la rédemption et le pouvoir salvateur de l’art. La mise en scène inventive et le jeu intense des comédiens rendent cette pièce touchante, dynamique et profondément humaine. Une œuvre marquante, pleine d’espoir, et ça fait du bien par les temps qui courent !
Intra Muros
Théâtre de la Pépinière, 7 Rue Louis le Grand 75002 Paris
Du 03 mars au 2 décembre 2026
Ne me libérez pas, je m’en charge

Au Théâtre de la Concorde, Zabou Breitman adapte à la scène le documentaire de Fabienne Godet consacré à Michel Vaujour, ancien braqueur devenu célèbre pour ses évasions spectaculaires. Porté par Yannick Choirat, ce monologue intense revient sur ses vingt-sept années de prison, dont dix-sept à l’isolement, et sur son combat acharné pour préserver son humanité. Un récit brut bouleversant fait de silences, de poésie et d’anecdotes sur le parcours de cet homme : le spectacle dépasse largement le fait divers pour interroger ce que signifie être libre, tenir debout et retrouver la capacité d’aimer. Sans jamais excuser ni juger, Ne me libérez pas je m’en charge fait entendre une parole rare, celle d’une humanité retrouvée.
Ne me libérez pas, je m’en charge
Théâtre de la Concorde, 1 Avenue Gabriel, 75008 Paris
Jusqu’au 02 octobre 2026
The Loop

Du charbon dans les veines

« Au Nord, c’était les corons… » chantait Pierre Bachelet d’une voix chargée de nostalgie. Et voilà qu’en plein cœur de Paris, dans le très beau Théâtre du Palais-Royal, cette mélodie trouve un écho inattendu sur les planches avec Du charbon dans les veines, la nouvelle création de Jean-Philippe Daguerre, auréolée de cinq Molières 2025. Entre la chaleur d’un bistrot du Nord et les envolées d’accordéon, Du charbon dans les veines est une fresque bouleversante où l’humanité s’élève, rappelant à chacun que même dans la nuit des mines, il y a toujours une lumière à atteindre.
Du charbon dans les veines
Théâtre du Palais-Royal, 38 rue de Montpensier 75001 Paris
Du 15 septembre au 20 décembre 2026.
Billy mais pas Elliot

Au Théâtre La Flèche, Hugo Collin livre un seul-en-scène sensible et percutant. Il nous fait revivre ses souvenirs d’enfance, entre les exigences de la danse classique et la pression de l’excellence. Bienvenue dans l’univers impitoyable, aussi fascinant que rigoureux, des petits rats de l’Opéra de Paris. Dans une mise en scène épurée, il raconte avec justesse la quête d’excellence et l’enfance qu’on laisse derrière soi. Très bien écrit, rythmé et porté par une interprétation magistrale, Billy mais pas Elliot est un subtil mélange d’humour et d’émotion à découvrir absolument.
Billy mais pas Elliot
Théâtre La flèche, 77 Rue de Charonne, 75011 Paris
Jusqu’au 12 décembre 2026.
Le dernier cèdre du Liban

Après avoir conquis des milliers de spectateurs à travers la France, Le Dernier Cèdre du Liban s’installe au Théâtre de l’Oeuvre pour une série de représentations très attendues. Écrite par Aïda Asgharzadeh, cette pièce bouleversante retrace l’histoire d’une famille libanaise contrainte à l’exil. À travers un récit intime et vibrant, le spectacle explore les thèmes de la mémoire, de l’identité, de la transmission et de l’attachement à une terre quittée malgré soi. Portée par une mise en scène sensible et une interprétation d’une grande justesse, la pièce alterne entre humour et grand moments d’émotions. Le texte, finement ciselé, donne voix à ceux que l’Histoire bouscule et célèbre la résilience face aux fractures de l’exil. Un spectacle poignant et lumineux, dans une mise en scène dynamique que l’on vous invite grandement à découvrir.
Le Dernier Cèdre du Liban
La Scène Montparnasse, 55 Rue de Clichy 75009 Paris
Du 9 septembre au 16 janvier 2026.
Le procès d’une vie

Le Procès d’une vie, de Barbara Lamballais et Karina Testa, retrace le destin bouleversant de Marie-Claire, 16 ans, confrontée en 1971 à une grossesse non désirée dans une France où l’avortement est encore interdit. Inspirée du procès de Bobigny porté par Gisèle Halimi, cette pièce intense nous plonge au cœur du combat de ces femmes, célèbres ou anonymes, dont le courage a marqué l’Histoire. Portée par une mise en scène rythmée et immersive, le spectacle nous fait ressentir avec force leur lutte, leur solidarité et leurs souffrances. L’énergie, la présence scénique et la justesse des comédiennes nous font passer du rire aux larmes, jusqu’à une standing ovation amplement méritée. Ce récit sur la justice, la liberté et les droits des femmes est nécessaire : il nous rappelle que ces droits restent fragiles et exigent une vigilance constante. À voir absolument !
Le procès d’une vie
Le Spendid, 48 Rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris
Jusqu’au 03 janvier 2027.
L’art d’avoir toujours raison

Au Théâtre Tristan Bernard, L’Art d’avoir toujours raison propose une expérience aussi ludique que stimulante, à la croisée du théâtre et de la conférence. En transformant le public en stagiaires d’une formation politique grandeur nature, le spectacle nous entraîne dans les coulisses de la communication électorale avec un humour redoutablement efficace. Portée par l’énergie et la complicité de Maïa Le Fourn et David Guez, cette fausse conférence, menée par deux membres de la très sérieuse GIRAFE, décortique les stratégies de langage, les mécanismes de persuasion et les petits arrangements avec la vérité qui façonnent les discours politiques. Slides malicieuses, exemples historiques, références très concrètes et « travaux pratiques » rythment ce moment à la fois drôle, intelligent et parfaitement documenté. Derrière le rire, le spectacle invite à aiguiser notre esprit critique et nous transforme, presque malgré nous, en électeurs plus avertis, qui n’écouteront plus jamais un discours politique de la même manière.
L’Art d’avoir toujours raison
Théâtre Tristan Bernard, 64 Rue du Rocher 75008 Paris
Jusqu’au 14 novembre 2026
Histoires de crevettes

Et si des crevettes rejouaient nos vies ? C’est le pari complètement fou de la compagnie néerlandaise Hotel Modern. Sur scène, près de 300 petits crustacés deviennent les acteurs d’une incroyable fresque miniature : funérailles, bistrot, discothèque, station-service, accouchement… Tout notre quotidien y passe ! Mélangeant théâtre d’objets, marionnettes et cinéma en direct, les artistes fabriquent sous nos yeux des décors miniatures et filment leurs crevettes en temps réel. Drôle et complètement décalé, Histoires de crevettes est sans doute l’un des spectacles les plus surprenants de la rentrée théâtrale, à découvrir au Théâtre du Rond-Point.
Histoires de crevettes
Théâtre du rond-point, 2bis Avenue Franklin Delano Roosevelt, 75008 Paris
Jusqu’au 27 septembre 2026
Le cid pète un câble
Le Cid est ici réinventé pour redonner vie au classique de Pierre Corneille et le rendre accessible à tous. Partant du constat que la langue classique peut rebuter enfants, ados et adultes, Caroline Vigneaux a choisi de réécrire la pièce en conservant l’alexandrin et la structure originale, tout en y mêlant un langage plus contemporain, de l’humour et de la pédagogie. Pendant deux ans, elle revisite le texte ligne par ligne, y intégrant danse, vidéo et même du rap (notamment avec la participation de MC Solaar), uniquement à partir des mots de Corneille ! Ne dit-on pas “A vaincre sans péril on triomphe sans gloire.” Résultat : un spectacle vivant, moderne et ludique. Porté par de jeunes comédiens, ce Cid 2.0 jette un pont entre le théâtre classique et le public d’aujourd’hui, avec l’envie de transmettre le goût des grands textes en s’amusant.
Le Cid pète un câble
Théâtre Hébertot, 78 bis bvd des Batignolles, 75017 Paris
Du 18 septembre au 03 janvier 2027.
Oublie-moi

Vous l’avez peut-être, comme nous, déjà vue plusieurs fois, mais on ne se lasse pas de cette pièce bouleversante et à l’esthétique marquante, primée par 4 Molières. Oublie-moi, c’est d’abord l’histoire de Jeanne et Arthur, un couple drôle, amoureux et plein de vie, dont l’histoire d’amour va peu à peu être bouleversée. Mais si vous n’avez pas encore vu la pièce, on ne vous en dit pas plus pour vous laisser l’effet de surprise ! On rit beaucoup avant de pleurer, parfois dans la même scène, tant le spectacle parvient à passer avec une incroyable justesse de la légèreté à l’émotion. À cela s’ajoutent une mise en scène très contemporaine et un superbe univers visuel. Tendre, drôle, déchirante mais étonnamment lumineuse, Oublie-moi fait partie de ces pièces que l’on n’oublie pas.
Oublie-moi
Théâtre Actuel La Bruyère,
À partir du 13 octobre 2026.
Où vont les larmes quand elles sèchent

Cette fois, ce n’est pas tout à fait dans un théâtre que l’on vous emmène, mais dans la salle d’attente bien remplie d’un médecin généraliste ! Sauf que, vous allez voir, c’est quand même nettement plus drôle ! Où vont les larmes quand elles sèchent, adapté du roman de Baptiste Beaulieu, nous fait suivre Jean, 36 ans, qui voit défiler chaque jour des patients avec leurs petits bobos, mais aussi leurs chagrins, leurs solitudes et leurs histoires de vie. Seul en scène, l’excellent Régis Vallée incarne avec beaucoup de douceur et d’humour ce médecin qui soigne, écoute et console les autres alors que lui-même ne parvient plus à pleurer. On rit, on est touchés, parfois les deux en même temps, dans ce spectacle rempli d’empathie et de tendresse. Un très joli moment de théâtre, profondément humain, qui fait beaucoup de bien.
Où vont les larmes quand elles sèchent
Théâtre Lepic, 1 avenue Junot, 75018 Paris
Du 19 septembre au 31 octobre 2026.
Téléphone-moi
Découverte au Festival d’Avignon en 2022, Téléphone-moi nous avait tout de suite séduits par son histoire et sa mise en scène très originale. Sur scène, trois cabines téléphoniques nous plongent dans trois époques différentes, avec des personnages dont les histoires vont peu à peu se croiser et révéler les secrets d’une même famille. On n’en dira pas beaucoup plus pour ne pas gâcher le plaisir, car la pièce se construit comme un puzzle dont on assemble progressivement les morceaux. Entre humour, émotion, très belles lumières et ambiance presque cinématographique, Téléphone-moi nous avait fait passer du rire aux larmes. Et on est ravis de la retrouver enfin à Paris !
Téléphone-moi
Théâtre Saint-Georges, 51 rue Saint-Georges, 75009 Paris
À partir du 21 septembre 2026.
Mondes Possibles

Dans une église désaffectée, deux jeunes femmes se retrouvent enfermées pendant trois jours pour préparer un attentat suicide éco-terroriste. Mais alors que tout semblait écrit, l’une d’elles annonce à son arrivée qu’elle ne veut finalement plus mourir. Commence alors un huis clos qui embarque le public dans une aventure détonnante, où deux femmes que tout oppose doivent apprendre à composer l’une avec l’autre. Mise en scène par Christophe Montenez, de la Comédie-Française, cette pièce joue avec nos attentes et transforme une situation aussi radicale qu’absurde en une réflexion sur le sens de la vie, de la mort et notre manière d’habiter le monde. Un spectacle décalé et imprévisible qui, derrière l’humour et l’absurde, nous rappelle aussi l’importance de recréer du lien, de se réunir et d’être ensemble dans une société fracturée.
Mondes Possibles
Théâtre de Belleville, 16 Passage Piver, 75011 Paris
Les mercredi, jeudi, vendredi à 19h15 jusqu’au 30 septembre 2026
On ne jouait pas à la pétanque dans le ghetto de Varsovie

Seul en scène, Éric Feldman nous embarque dans une histoire intime, celle d’une famille de survivants de la Shoah, avec un subtil mélange d’humour, d’émotion et de gravité. Assis face au public, presque comme dans le cabinet d’un psy, le comédien raconte ses parents, ses traumatismes hérités, son parcours de vie, ses angoisses et cette histoire familiale marquée par l’indicible. Mais ici, pas question de s’enfermer dans le pathos : Éric Feldman choisit l’autodérision et le rire pour parler de la Shoah, de la transmission et de la fragilité de la vie. Ce spectacle drôle, tendre et bouleversant nous invite à passer de l’ombre à la lumière, à regarder l’histoire autrement, sans jamais oublier ceux qui l’ont vécue. D’utilité publique !
On ne jouait pas à la pétanque dans le ghetto de Varsovie
Théâtre Montparnasse, 31 Rue de la Gaité 75014 Paris
Lundi à 21h, mardi à 19h jusqu’au 27 octobre 2026
Les soeurs hilton

Avec Valérie Lesort et Christian Hecq, le monstre n’est jamais très loin. Dans leurs créations, il y a toujours cette part de nous-mêmes que l’on préfère ne pas regarder : ce qu’il y a de plus vil, de plus voyeur, mais aussi de plus profondément humain chez nous, spectateurs. Avec Les Sœurs Hilton, ils s’emparent du destin tragique de deux jumelles siamoises exploitées comme des « bêtes de foire », de Broadway aux cabarets de campagne. Les sœurs Hilton connaissent la gloire avant de sombrer dans la déchéance. Sur scène, c’est un tourbillon de cirque, de music-hall et de cabaret des curiosités, porté par des messieurs Loyal absolument drolissimes. Mais derrière le spectacle et ses extravagances, l’histoire est véritablement bouleversante. Une œuvre très réussie, qui nous divertit autant qu’elle nous interroge sur notre propre part de monstruosité.
Les Sœurs Hilton
Les Bouffes du Nord, 37 bis Bd de la Chapelle 75010 Paris
Jusqu’au 26 septembre 2026
Le malade imaginaire

Avec plus de 10 000 représentations à son actif, Francis Perrin célèbre ses 60 ans de carrière en retrouvant l’auteur qui l’accompagne depuis toujours : Molière. Depuis le 2 septembre 2026, il met en scène et interprète Le Malade imaginaire au Théâtre de la Michodière, entouré notamment de ses enfants et d’une formidable troupe de comédiens. Dans cette célèbre comédie, Argan, riche bourgeois persuadé d’être gravement malade, rêve de marier sa fille Angélique à un jeune médecin afin de s’assurer les meilleurs soins. Mais la jeune femme en aime un autre, tandis que Toinette, sa servante aussi vive que lucide, met tout en œuvre pour lui ouvrir les yeux. Entre quiproquos, satire de la médecine et personnages hauts en couleur, le spectacle célèbre avec générosité le théâtre et l’esprit de Molière. C’est beau à voir, à entendre, et particulièrement symbolique de redécouvrir les mots de Molière dans un théâtre centenaire. Quel bonheur de voir ce grand monsieur du théâtre, Francis Perrin, entouré de ses enfants, partager avec autant de générosité son amour de la scène et de Molière.
Le malade imaginaire
Théâtre de la Michodière, 4 bis Rue de la Michodière 75002 Paris
Jusqu’au au 18 octobre 2026










