La fistule anale de Louis XIV est à l’origine de l’hymne britannique !

Louis XIV Paris ZIgzag

Nous sommes en 1686 et tout le royaume parle du bon roi Soleil : après avoir eu la petite vérole, une blennorragie ou encore une fièvre typhoïde, le pauvre Louis XIV souffrirait désormais d’une tumeur à la cuisseTrès vite, on apprend que cette tumeur le fait terriblement souffrir et qu’il ne peut plus monter à cheval, ni même se déplacer autrement qu’en chaise à porteurs.

On apprend également que la situation médicale du souverain est un peu plus embarrassante que ça : exit la tumeur à la cuisse, le mal dont il souffre est en fait une fistule anale, un abcès lié à l’infection de l’une des glandes situées près de l’anus.

Une opération très risquée, mais réussie !

Des dizaines de médecins se proposent alors de guérir le roi de ce terrible mal qu’aucun baume ne parvient à guérir. Parmi ses médecins se trouve un certain Charles-François Félix : c’est lui qui, le 18 novembre 1686 au petit matin, devra opérer à vif le Roi Soleil, à l’aide d’un petit scalpel recourbé conçu spécialement pour l’occasion.

Malgré des mois de préparation et des dizaines d’essais préliminaires sur des indigents versaillais, cette opération est très risquée. Tout le monde craint que Louis XIV ne meure sur la « table » d’opération. Madame de Maintenon, l’épouse secrète du souverain, demande alors à Lully de composer une chanson en l’honneur de son époux et pour son salut : reprenant un air latin, le compositeur du roi compose alors une chanson intitulée… Grand Dieu sauve le roi !

On n’est pas loin de God Save The Queen/King, non ? Alors, comment la chanson a traversé la manche ? L’hymne de Lully aurait charmé les oreilles de Haendel, compositeur officiel du roi George Ier, alors qu’il était en visite à Versailles en 1714. Après avoir fait adapter le texte en anglais, Haendel aurait offert cette chanson au souverain britannique qui, à son tour, la trouvera fort à son goût !

Pour certains, cette histoire ne serait qu’une fiction racontée par la Marquise de Créquy dans ses mémoires « Souvenirs », mais une chose est sûre : Louis XIV n’a vraiment pas eu de chance niveau santé et aurait dans tous les cas eu besoin d’une petite chanson pour lui remonter le moral ! Quant au scalpel conçu pour sauver le roi, il est désormais exposé au Musée de l’Histoire de la Médecine.

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