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L’incroyable histoire de la Chapelle de la Médaille Miraculeuse

Par Cyrielle

Nichée au fond d’une impasse du 7e arrondissement depuis 1813, la Chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse est une toute petite chapelle, mais elle fait partie des plus hauts lieux de pèlerinage de Paris : pour vous faire une idée, elle accueille près de deux millions de visiteurs par an, ce qui représente plus de visiteurs que le Jardin des Plantes ou l’Arc de Triomphe ! Et son succès tient, littéralement, d’un miracle…

La chapelle avant la médaille

En 1813, sur décision de Napoléon Bonaparte, s’installe dans l’ancien hôtel de Châtillon, rue du Bac à Paris, la Maison-Mère des Filles de la Charité, une congrégation fondée par Saint-Vincent de Paul au début du XVIIe siècle. La chapelle, édifiée dans la foulée et achevée en 1815, porte alors simplement le nom de Chapelle des Filles de la Charité.

Tout semblait prédestiner ce lieu au calme et à la tranquillité, mais c’était sans compter la venue d’une religieuse de la congrégation qui fera basculer à la fois l’histoire de l’édifice et la sienne ! En 1830, Catherine Labouré, jeune bourguignonne alors âgée d’une vingtaine d’années, se met à fréquenter régulièrement la chapelle pour y prier la Vierge… qui, le 18 juillet 1830, finit par lui répondre ! Au cours de cette année, Catherine reverra plusieurs fois la Vierge : dans l’une de ses rencontres, Marie lui donne une mission, celle de faire frapper une médaille en son nom, avec tous les détails de celle-ci ainsi que leurs significations. Évidemment, face à une telle demande, la jeune chrétienne ne peut qu’accepter. Catherine, avec l’autorisation de l’évêque de Paris Monseigneur de Quélen, mène à bien sa mission et créer une médaille.

Un miracle inespéré

Deux ans plus tard, en 1832, alors que la ville de Paris et sa région sont frappées par une terrible épidémie de Choléra faisant plus de 20 000 morts, l’évêque accorde aux sœurs de la Charité le droit d’organiser une distribution de ses médailles qui viennent de voir le jour. Et là… Miracle ! Peu de temps après la distribution, on recense de nombreuses guérisons, on constate moins de contaminations et l’épidémie décroit. Dès lors, les Parisiens, convaincus de ses bienfaits, la déclarent « miraculeuse ».

Le succès ne s’arrête pas là. En 1834, déjà plus de 500 000 médailles ont été distribuées. Dans les années qui suivent, la réputation de la médaille ne cesse de croître : en 1876, année de la mort de Catherine, le cap du milliard de médailles frappées est dépassé. L’engouement est tel que Catherine Labouré sera béatifiée en 1933 et canonisée le 27 juillet 1947 par le pape Pie XII. Encore aujourd’hui, des millions de catholiques portent au quotidien sa médaille miraculeuse et des millions d’autres viennent se recueillir chaque année dans la petite chapelle de la rue du Bac.

Retrouvez plus d’anecdotes sur ce lieu et découvrez tous les secrets du 7e arrondissement dans notre visite surprise !

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Laurine Singaraud



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