Portrait de Parisien : Claude Monet

17 avril 2018

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Considéré comme le père de l’impressionnisme, Monet fait partie des rares artistes de ce mouvement à avoir connu la gloire de son vivant et il est l’un des plus côtés aujourd’hui (76 millions d’euros pour son tableau la « Meule » vendu en 2016 !). Ce succès est le résultat d’un travail acharné et d’une passion qu’il résuma lui-même avec ces mots : « Qu’y a-t-il à dire de moi ? Que peut-il y avoir à dire d’un homme que rien au monde n’intéresse que sa peinture et son jardin et ses fleurs ? ».

Un talent précoce

Le 14 novembre 1840, Paris accueille un nouvel habitant : Oscar-Claude Monet. Il naît au 45 rue Laffitte et est baptisé à l’église Notre-Dame de Lorette. Mais la situation financière de ses parents pousse la famille à s’installer au Havre. Au collège, il développe un goût certain et du talent pour le dessin. Mais sa mère décède alors qu’il n’a que 17 ans : il abandonne alors les études, mais continue de faire ses croquis, notamment des caricatures, et commence à peindre. En 1859, il décide de revenir dans la capitale, et comme si c’était un signe du destin il s’installe à l’hôtel du Nouveau Monde…place du Havre !

Paris, foyer de rencontres artistiques

Monet intègre un atelier de peinture situé quai des Orfèvres, l’Académie Suisse, où il rencontre entre autres Camille Pissaro et Paul Cézanne. Puis il étudie à l’Ecole impériale des beaux-arts (aujourd’hui ENSBA), où il retrouve Bazille, Renoir et Sisley. Enfin, il devient copieur au Louvre. Mais ses toiles sont souvent refusées ou rencontrent peu de succès au Salon, le poussant à emprunter de l’argent à ses amis… et à tenter de se suicider alors qu’il n’a que 28 ans. Malgré ces difficultés il épouse sa belle modèle Camille à la Mairie du 8e arrondissement, juste avant de quitter la France qui entre alors en guerre contre la Prusse. Pendant cette période agitée, il s’exile à Londres où il découvre la peinture de Turner et Whistler, et surtout le marchand d’art Paul Durand-Ruel qui l’aidera pendant toute sa carrière. Lors de son retour, il s’installe à Argenteuil et achète un bateau-atelier.

Le père de l’impressionnisme

La première exposition des peintres impressionnistes à lieu le 15 avril 1874 au 35 boulevard des Capucines, dans l’atelier de Nadar. C’est là que Monet montre son « Impression, soleil levant« , œuvre marquante qui inspire la critique mais aussi le mot « impressionnisme ». Ce n’est que lors de la deuxième expo, deux ans plus tard, que son travail commence à être reconnu. Mais en 1878, Camille donne naissance à un second fils et ne se remet pas de cet accouchement, elle est de plus en plus malade, Monet doit brader ses toiles pour tenter de la soigner et de la sauver… En vain, puisqu’elle décède l’année suivante.

L’inspiration à Giverny

Ce drame le rapproche d’Alice Hoschedé, une amie de la famille, avec qui il s’installe en 1883 à Giverny. Elle a six enfants de son côté, et Monet deux qu’il a eus avec Camille. Il puise son inspiration dans son magnifique jardin, grâce auquel nous pouvons admirer ses nymphéas, et devient rapidement célèbre et fortuné. Malgré une double cataracte, la perte de son fils Jean, d’Alice, de son ami Renoir et la première guerre mondiale, Monet peint jusqu’à la fin de sa vie en 1926. Il s’éteint à 86 ans et repose aujourd’hui au cimetière de Giverny. Sa belle maison, son grand atelier et ses splendides jardins sont ouverts au public.

Fondation Claude Monet – Maison et jardins de Claude Monet
84 rue Claude Monet, 27620 Giverny
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