5 grands magasins mythiques aujourd’hui disparus à Paris

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Galeries Lafayette, Bon Marché, Printemps… : les grands magasins parisiens, réputés mondialement, participent au rayonnement de la capitale dans le monde et sont connus de tous ses habitants. Historiques et intemporels, ils ont su accueillir le tout-Paris et les touristes jusqu’à nos jours. D’autres grands magasins, tout aussi mythiques, n’ont quant à eux pas pu résister à l’épreuve du temps bien qu’ayant connu de nombreuses périodes fastes et un succès équivalent au cours de ces derniers siècles. Tour d’horizon de ces établissements oubliés, dont certains vestiges sont encore présents dans les rues.

Les Grands Magasins du Louvre

Installés au rez-de-chaussée du Grand Hôtel du Louvre sur les rues de Rivoli et Marengo, les Grands Magasins du Louvre, construits en 1855, ont habillé le tout-Paris pendant la deuxième moitié du XIXe siècle. Soieries, tartans, bonneterie : les meilleurs articles s’arrachent alors au sein du grand magasin, qui emploie près de 2 500 personnes en 1875. Le succès est tel que les articles s’exportent outre-Atlantique à la fin de la Première Guerre Mondiale. Les Grands Magasins du Louvre connaîtront un certain déclin par la suite et notamment un accident dramatique pendant la nuit du 23 septembre 1943, durant laquelle un bombardier anglais vint s’écraser sur leur façade. Peu à peu, ils perdront de leur superbe jusqu’à fermer leurs portes en 1974 pour être remplacés par des bureaux et le Louvre des Antiquaires que l’on connaît aujourd’hui.

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L’épicerie Félix Potin

Pionnier et visionnaire, Félix Potin a su tirer son épingle du jeu à l’heure où l’épicerie de proximité connaît un succès fou. Lorsqu’il s’installe du côté de la rue Neuve-Coquenard en 1836, l’épicier décide premièrement de vendre ses produits “à bon poids, bon prix” mais aussi de s’approvisionner directement auprès des producteurs, il est donc l’instigateur du discount et du circuit court à Paris ! Démarqué de ses concurrents, Potin attire énormément de clients et développe son entreprise : une enseigne ouvre boulevard Malesherbes suivie de la “Maison Félix Potin” boulevard de Sébastopol. S’ensuit une période faste ponctuée d’innovations, Potin pratique la livraison à domicile et propose des catalogues de vente. Les activités s’élargissent avant de voir l’épicier disparaître brutalement en 1871. Les rênes de l’entreprise seront confiés à la veuve de Potin, qui dirigera à l’aube du XXe siècle “la maison d’alimentation la plus importante du monde” avant de s’éteindre à son tour. Quant à l’entreprise, elle connaîtra des hauts et des bas, jusqu’à devoir fermer le rideau en 1995, faute à une concurrence trop importante.


©Getty – Keystone France – Gamma-Rapho

Le Grand Bazar de la rue de Rennes

Inspiré par l’essor du commerce et par les exemples précédents de succès retentissants, l’entrepreneur Eugène Corbin décide lui aussi de créer son grand magasin. En 1906, c’est un magnifique ensemble vitré au style Art Nouveau qui sort de terre dans la rue de Rennes, proposant dans ses étals une large variété de produits de qualité, entre textile, ameublement et quincaillerie. L’édifice, alors racheté par les Magasins Réunis, sera garni d’une nouvelle façade en 1960 pour être finalement détruit en en 1972 et reconstruit deux ans plus tard, au profit de la Fnac, enseigne encore en place à ce jour.

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A La Belle Jardinière

Transformée par l’invention de la machine à coudre, l’affaire de Pierre Parissot, un petit commerce de vêtements confectionnés établi sur le Quai aux Fleurs, se développe considérablement pour devenir A La Belle Jardinière. Novatrice, l’enseigne propose pour la première fois aux Parisiens le concept de vente de confection finie en série et de franchise. Ainsi, au milieu du XIXe siècle, les produits de La Belle Jardinière se commercialisent dans plus de 300 points de vente. Entreprise et maison-mère seront finalement rachetées en 1972, après avoir connu un fort succès tout au long de leur existence.

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Frédéric Sorrieu. “Sans titre : Maison de la Belle Jardinière, 2 rue du Pont-Neuf en face le Pont-Neuf”. Paris, musée Carnavalet.

Grands Magasins Dufayel

Ouverts en 1856 sur le Boulevard Barbès, les Grands Magasin Dufayel ont eux aussi trouvé leur succès autour d’un concept novateur, celui de la vente à crédit d’articles d’équipement de la maison et d’ameublement. A destination des classes populaires et des autres commerces de la capitale, les meubles Dufayel s’arrachent et l’enseigne investit le 26 de la rue de Clignancourt pour y installer un édifice complètement hors-norme composé d’un théâtre, d’un cinéma, mais aussi d’une piste cyclable et d’un jardin d’hiver ! Forts d’une attractivité sans pareille, les Grands Magasins Dufayel connaissent leur apogée juste avant la Première Guerre Mondiale et comptent alors 15 000 employés pour des millions de clients annuels. A la mort de Georges Dufayel en 1916, l’enseigne connaît un déclin grandissant et ferme ses portes en 1930.

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