Ils seraient presque 600 dans la capitale. Les salons de massages parisiens, souvent asiatiques, sont donc à tous les coins de rues de Paris. Mais pourquoi ont-ils une réputation si sulfureuse ? Que se cache-t-il derrière ces discrètes vitrines, souvent planquées derrière des rideaux ?

Officiellement, ces salons ne serviraient qu’à se relaxer grâce à des séances de massages “classiques”. Pourtant, certains sont, en réalité, de véritables maisons closes : les masseuses y seraient parfois très peu vêtues et réserveraient des petites surprises aux clients après la séance de massage, pour quelques euros de plus. D’après les chiffres de la Préfecture de police, 300 des 575 salons dits de massages présents dans la capitale seraient suspectés de dissimuler ce genre d’activités sexuelles tarifées. Par exemple, pour prendre l’exemple d’un arrondissement, le 9ème en héberge 115 dont 70 sont considérés comme des lieux d’exploitation sexuelle.

Nathalie Kosciusko-Morizet, députée Les Républicains de l’Essonne et conseillère à Paris, a donc voulu prendre les choses en main pour lutter contre cette nouvelle sorte de prostitution et surtout, contre l’exploitation des femmes dans un pays comme la France. Contrôles renforcées, fermetures et arrestations : les actions contre ces endroits se sont multipliées depuis le début de l’année.

Pendant ces 2 dernières années, une quarantaine de personnes ont été arrêtées. Sur toute l’année 2014, 17 établissements ont fermé leurs portes contre déjà 16 depuis le début de l’année 2015. Autant dire que les salons de massages sont vraiment dans le viseur de la police judiciaire.

Les prochaines visites guidées



Voir toutes nos activités